Le Parti travailliste moribond tient des primaires pour les prochaines élections
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Le Parti travailliste moribond tient des primaires pour les prochaines élections

Alors que l'on pense désormais que le parti va tout juste franchir le seuil électoral, quelque 45 000 membres choisissent la liste qui se présentera aux élections à la Knesset

La dirigeante du Parti travailliste, Merav Michaeli, vote lors des primaires du parti le 1er février 2021. (Autorisation du Parti travailliste)
La dirigeante du Parti travailliste, Merav Michaeli, vote lors des primaires du parti le 1er février 2021. (Autorisation du Parti travailliste)

Le Parti travailliste israélien a organisé des primaires lundi pour choisir qui sera sur sa liste pour les prochaines élections de mars, quelques jours après la victoire de la députée Merav Michaeli dans les primaires pour le leadership et la première place.

Suite à une récente adhésion de quelque 8 000 nouveaux membres, 45 093 personnes ont pu voter lors des primaires, en déposant leur bulletin de vote par internet ou dans neuf bureaux de vote.

Ils ont chacun choisi cinq à sept candidats sur une liste de 62.

« Je suis fière de diriger le seul parti en Israël qui organise des élections démocratiques », a déclaré Michaeli en déposant son bulletin de vote via son téléphone portable depuis le siège du centre d’appel du parti à Tel Aviv. Bien que quelques autres partis organisent des primaires, aucun d’entre eux n’organise un vote similaire pour leurs listes avant l’élection, qui sera le quatrième vote national en deux ans.

Le Parti travailliste a vu sa force s’écrouler ces dernières années, frappé par un glissement vers la droite des électeurs israéliens, par des troubles au sein du parti et par l’émergence de nouveaux acteurs politiques qui ont érodé sa base. Depuis son entrée au gouvernement après les dernières élections, le parti a perdu pratiquement tout son soutien et de nombreux sondages ont prédit qu’il ne franchirait pas le seuil électoral et n’entrerait pas à la Knesset.

Cependant, la victoire de Michaeli lors des primaires de la semaine dernière a donné un nouveau souffle au parti, qui est maintenant considéré comme pouvant remporter 4 à 5 sièges lors des élections générales du 23 mars.

Michaeli a succédé au ministre de l’Economie Amir Peretz à la tête du parti. Le lendemain de sa victoire, elle a annoncé qu’elle retirait le Parti travailliste de la coalition avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu. En conséquence, Peretz et le ministre de l’Economie Itzik Shmuli ont annoncé qu’ils quittaient le parti pour continuer à être ministres, en invoquant la nécessité de continuer à soutenir la composante de centre-gauche de la coalition actuelle.

Le vote pour les primaires a commencé à 11h lundi et devait se poursuivre jusqu’à 19h.

Parmi ceux qui cherchaient des places sur la liste figuraient les anciens députés travaillistes Amir Bar-Lev et Nachman Shai, ainsi que Ram Shefa, qui a démissionné la semaine dernière de la Knesset où il était membre du parti Kakhol lavan. Parmi les autres figurent le rabbin réformé Gilad Kariv et l’avocate Efrat Rayten, une ancienne vedette de la télévision.

Le ministre de l’Economie Amir Peretz à Jérusalem, le 18 mai 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le vote a eu lieu trois jours avant la date limite pour l’enregistrement des partis avant les élections de mars, date à laquelle toutes les listes devront être finalisées.

À l’initiative de Michaeli, la liste finale alternera hommes et femmes, et il est garanti que cinq femmes figureront parmi les dix premières places.

Michaeli a déclaré qu’elle était prête à se rallier à un autre parti avant l’élection afin d’augmenter les chances des Travaillistes de franchir le seuil électoral, mais seulement s’il s’agit d’un « allié idéologique ».

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