Le policier ayant battu un soldat ‘éthiopien’ ne sera pas poursuivi
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Le policier ayant battu un soldat ‘éthiopien’ ne sera pas poursuivi

La clôture de l'enquête a choqué la communauté juive d'origine éthiopienne, qui s'est engagée à se mobiliser à nouveau

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre Damas Pakada, le soldat éthiopien israélien qui a été agressé par des policiers, au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 4 mai 2015 (Crédit : Haim Zach/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre Damas Pakada, le soldat éthiopien israélien qui a été agressé par des policiers, au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 4 mai 2015 (Crédit : Haim Zach/GPO)

Le ministère israélien de la Justice a annoncé dimanche qu’il clôturait l’enquête criminelle sur l’officier de police vu en train de molester un soldat d’origine éthiopienne sur une vidéo qui avait déclenché une série de manifestations.

Le procureur général Yehuda Weinstein a décidé de se conformer à une recommandation du services des affaires internes de la police, en cessant la procédure à l’encontre de l’officier, et transférant le dossier à la police qui doit examiner des mesures « disciplinaires », a dit le ministère.

Une vidéo diffusée en avril montrant le soldat Damas Pakada se faire molester par des policiers israéliens sans raison apparente avait provoqué la colère de la communauté juive éthiopienne, qui s’était massivement mobilisée.

La clôture de l’enquête a choqué la communauté juive d’origine éthiopienne, qui s’est engagée à se mobiliser à nouveau.

Cette décision est « scandaleuse » et « honteuse », a réagi l’ancienne élue Pnina-Tamano Shata, qui avait pris part aux manifestations de la communauté. « Nous n’avons d’autre choix que de continuer le combat pour nos droits », a-t-elle écrit sur sa page Facebook.

Des heurts sans précédent avaient mis aux prises les Juifs israéliens d’origine éthiopienne avec les forces de police à Tel-Aviv et à Jérusalem, poussant les dirigeants israéliens au plus haut niveau à appeler à éradiquer le racisme.

Weinstein a expliqué que l’examen de la vidéo avait montré que le soldat Pakada avait été le premier à avoir recours à la violence en repoussant l’officier de police qui lui barrait le passage.

« L’officier a utilisé la force pour éloigner le soldat », indique un communiqué du procureur général, précisant que l’arrestation du soldat par l’officier de police, aidé par un autre policier, s’était déroulée « convenablement ».

Le procureur a précisé avoir également clos l’enquête pour violences visant le soldat d’origine éthiopienne.

L’officier de police avait été limogé peu après l’incident.

Les Juifs d’Ethiopie affirment être en butte à la discrimination et subir des brimades de la part des policiers.

Leur communauté regroupe 135 500 personnes, dont plus de 50 000 sont nées dans le pays. Elle descend de communautés d’Afrique coupées des autres juifs pendant des siècles, et que les autorités religieuses d’Israël ont tardivement reconnues comme membres de la foi juive.

La plupart des Juifs éthiopiens sont arrivés en Israël à la faveur de deux ponts aériens organisés en secret en 1984 et 1991.

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