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Bnei Brak : Deux pères, un policier et deux Ukrainiens ont été tués dans l’attentat

Amir Khoury, un agent de police de 32 ans ; Yaakov Shalom, 36 ans et Avishai Yehezkel, 29 ans, sont morts ; l'identité des deux autres victimes n'a pas encore été publiée

Trois des victimes de l'attentat meurtrier de Bnei Brak, commis le 29 mars 2022, avec de gauche à droite : Amir Khoury, Yaakov Shalom et Avishai Yehezkel (Autorisation)
Trois des victimes de l'attentat meurtrier de Bnei Brak, commis le 29 mars 2022, avec de gauche à droite : Amir Khoury, Yaakov Shalom et Avishai Yehezkel (Autorisation)

Les autorités ont identifié, mercredi matin, trois des cinq victimes des attentats meurtriers à l’arme à feu qui a été commis à Bnei Brak mardi dans la soirée. Parmi les défunts, deux jeunes pères de famille et un agent de police qui a aidé à abattre le tireur. Les deux autres victimes sont des ressortissants ukrainiens qui travaillaient en Israël.

Amir Khoury, 32 ans, Yaakov Shalom, 36 ans, et Avishai Yehezkel, 29 ans, ont tous les trois été mortellement blessés pendant la cavale sanglante du tueur.

Les deux ressortissants ukrainiens tués hier dans l’attaque terroriste de Bnei Brak ont été nommés Victor Sorokopot et Dimitri Mitrik.

« C’était vraiment une bonne personne. Nous étions mariés depuis presque six ans », déclare à la Douzième chaîne Kristina, la femme de Victor, qui vivait avec lui à Bnei Brak. « Nous n’avons pas d’enfants… Je ne sais pas quoi faire car il y a beaucoup de problèmes en Ukraine ».

Victor Sorokopot et Dimitri Mitrik, deux travailleurs étrangers ukrainiens qui ont été abattus lors d’une attaque terroriste à Bnei Brak le 29 mars 2022 (Photos utilisées conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Les deux hommes étaient des travailleurs étrangers, employés dans la construction, qui vivaient tous deux dans la ville.

L’ambassade d’Ukraine en Israël a condamné dans un communiqué « l’attaque terroriste haineuse à Bnei Brak qui a fait cinq morts. Et c’est avec une profonde douleur que nous confirmons que deux citoyens ukrainiens sont au nombre des victimes ».

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février, des milliers d’Ukrainiens ont trouvé refuge en Israël, pays où vivent plus d’un million de juifs originaires de l’ex-URSS.

Mercredi, les autorités israéliennes ont indiqué que les deux Ukrainiens tués étaient des ouvriers et non des réfugiés ou des demandeurs d’asile.

Khoury, un Arabe israélien de Nof Hagalil, une ville située dans le nord du pays, était policier motocycliste rattaché au commissariat de Bnei Brak.

Khoury s’est rendu sur les lieux de la fusillade en compagnie de deux autres motards qui tueront finalement le terroriste, mettant un terme à sa folie meurtrière.

Khoury a été blessé lors des échanges de coups de feu avec le tireur. Sa mort a été prononcée après son évacuation en urgence, dans un état critique, à l’hôpital Beilinson, ont fait savoir les responsables.

Amir Khoury, le policier tué dans l’attentat de Bnei Brak, le 29 mars 2022. (Crédit : police israélienne)

Le chef de la police israélienne Kobi Shabtai s’est entretenu avec le père de Khoury, Jarris. Son père a confié à Shabtai avoir longtemps travaillé au département de la police de Tel Aviv.

Shabtai a déclaré que la mort de Khoury, tué alors qu’il s’opposait à l’attaquant, était « une grande tragédie » pour les forces de l’ordre.

« En plus de la tragédie, il est important pour moi de vous dire que votre fils a sauvé la vie de nombreux civils », a noté Shabtai. « Ses actions laisseront le souvenir de son héroïsme dans les mémoires du pays tout entier, un héroïsme qui passera à la postérité. »

Khoury laisse derrière lui ses parents et deux sœurs.

Yaakov Shalom, résident à Bnei Brak, a lui aussi perdu la vie mardi soir.

Shalom rentrait chez lui au volant de sa voiture quand le terrorisme l’a arrêté et a ouvert le feu sur son véhicule à bout portant.

Yaakov Shalom, 36 ans, tué dans un attentat terroriste à Bnei Brak, le 29 mars 2022. (Autorisation)

Les médias ultra-orthodoxes ont annoncé que Shalom était le fils du rabbin Meir Shalom, un célèbre responsable de la communauté juive yéménite à Bnei Brak qui avait succombé au COVID-19, l’année dernière.

Ses funérailles partiront du domicile familial mercredi à 11 heures du matin. Il laisse derrière lui sa mère, son épouse et quatre enfants, a noté le journal Behadrei Hadarim.

La troisième victime s’appelait Avishai Yehezkel. Il vivait lui aussi à Bnei Brak.

Selon les médias ultra-orthodoxes, Yehezkel, étudiant en yeshiva, avait emmené son fils de deux ans se promener dans la soirée dans sa poussette quand il a essuyé les coups de feu alors qu’il s’efforçait de protéger son petit garçon des tirs.

Il laisse derrière lui son épouse, enceinte de huit mois et son fils.

Ses funérailles auront lieu mercredi à 9 heures 30 dans la ville meurtrie.

Avishai Yehezkel, 29, tué dans un attentat terroriste à Bnei Brak le 29 mars 2022. (Autorisation)

Les responsables de la sécurité ont indiqué que le terroriste s’appelait Diaa Hamarsheh, un Palestinien âgé de 26 ans et originaire de la ville de Yabad, une localité située à proximité de Jénine, en Cisjordanie. Il se trouvait illégalement au sein de l’État juif. Des informations diffusées à la télévision ont fait savoir qu’il y avait eu des célébrations aux abords de l’habitation de sa famille et dans d’autres villes palestiniennes dans la soirée de mardi.

Hamarsheh est arrivé en voiture à Bnei Brak et il est descendu du véhicule à 19 heures 56 dans la rue Jabotinsky, selon la Treizième chaîne. .

Debout devant la vitrine d’un magasin local, il a sorti son arme et il a tenté d’ouvrir le feu sur les passants, manquant de peu un piéton et un cycliste.

L’attaquant s’est ensuite rendu rue Bialik. N’y trouvant personne, il est alors allé en direction d’une épicerie voisine où il a abattu les deux ressortissants ukrainiens qui se tenaient à l’entrée du magasin.

Hamarsheh a continué à ouvrir le feu sur les passants mais son arme s’est brièvement enrayée. La voiture que conduisait Shalom est alors passée et Hamarsheh a crié « Stop ! » en pointant son arme à travers la vitre. Il a ouvert le feu, blessant mortellement Shalom.

Un membre de Zaka nettoie du sang et des restes humains sur le site d’un attentat terroriste palestinien qui a fait cinq morts à Bnei Brak, le 29 mars 2022. (Crédit: AP PhotoOded Balilty)

A ce moment-là, six minutes s’étaient écoulées depuis le début de la tuerie. Hamarsheh est ensuite parti rue Herzl où il a abattu Yehezkel qui tentait de protéger son enfant des tirs.

Alors que Hamarsheh descendait la rue Herzl, deux motards de la police sont arrivés, s’opposant à lui et ouvrant le feu. Hamarsheh a riposté, blessant Khoury qui est ultérieurement mort de ses blessures.

Le deuxième policier est parvenu à tuer Hamarsheh, mettant un terme à cette cavale sanglante.

L’attaque, le troisième attentat terroriste meurtrier à avoir été commis en une semaine, vient souligner les inquiétudes portant sur une escalade des violences en amont du mois sacré du Ramadan.

« Israël fait face à une vague de terrorisme meurtrier arabe », a averti le Premier ministre Naftali Bennett dans la soirée de mardi. « Les forces de sécurité sont au travail. Et nous allons combattre le terrorisme avec persévérance, avec zèle, d’une main de fer ».

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