Le premier film sur Jérusalem par les Frères Lumières
A travers les images rapportées d'Orient, Akadem analyse comment, à la fin du XIXe siècle, Jérusalem était vue par les Français

Afin de nourrir les nouvelles cinématographiques et d’étoffer leur catalogue, les Frères Lumières envoient des opérateurs à travers toute la planète afin qu’ils ramènent quelques images pittoresques du bout du monde.
Alexandre Promio a été nommé chef du service cinématographique à Jérusalem en avril 1897, détaille le site Akadem qui présente les premières images filmées de la capitale.
Promio tourne 8 films de 50 secondes donnant à voir la Porte de Jaffa, le Saint Sépulcre, la Via Dolorosa, une rue commerçante, une caravane de chameaux et le plus célèbre départ de Jérusalem en chemin de fer.
On voit ainsi Jérusalem au travers des yeux de Promio, lui-même tributaire de la vision « orientaliste » et chrétienne dominant l’époque, explique Samuel Blumenfeld.
« Une cité emprunte d’un imaginaire de pacotille, dont l’histoire strictement chrétienne est ramenée au martyr du Christ et aux Croisades ».
Jérusalem dans le cinéma, par Samuel Blumenfeld
[YOM YERUSHALAYIM] Saviez-vous que Jérusalem a fait l'objet de l'un des tout premiers films produits par les frères Lumière?Samuel Blumenfeld vous fait découvrir Jérusalem dans l'histoire du septième art.
Posted by Akadem on Wednesday, May 24, 2017
Pourtant la caméra capte la dernière vague d’immigrations venue de Russie : 25 000 Juifs dont on peut apercevoir les shtreimels, du nom de cette toque de fourrure portée par les Hassidim, et qui ont bouleversé l’équilibre démographique de la ville, devenue le premier centre juif d’Israël : sur 45 000 habitants, 28 000 sont juifs.







