Le président de l’Argentine promet de faire avancer l’enquête de l’AMIA
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Le président de l’Argentine promet de faire avancer l’enquête de l’AMIA

S'adressant à un groupe juif, Mauricio Macri, a salué la forte relation avec Israël

Le président argentin Mauricio Macri s'adressant aux délégués du Congrès juif mondial à Buenos Aires, en Argentine, le 15 mars 2016 (Crédit : Congrès juif mondial)
Le président argentin Mauricio Macri s'adressant aux délégués du Congrès juif mondial à Buenos Aires, en Argentine, le 15 mars 2016 (Crédit : Congrès juif mondial)

BUENOS AIRES, Argentine – Le président de l’Argentine, Mauricio Macri, a promis de « faire des progrès » dans l’enquête sur l’attentat de 1994 contre un centre juif de Buenos Aires dans un discours aux dirigeants juifs dans la capitale argentine.

Macri a pris la parole au gala d’ouverture mardi soir de l’Assemblée plénière du Congrès juif mondial, qui se tient cette semaine pour la première fois en Amérique latine. La plénière du groupe comprendra des discussions sur l’attaque du centre juif de l’AMIA et l’attaque de 1992 sur l’ambassade d’Israël, deux affaires qui n’ont pas été résolues.

« Nous sommes pleinement engagés à contribuer de quelque façon que nous puissions pour faire avancer cette enquête », a déclaré Macri, qui a rappelé à son auditoire que son gouvernement, au cours de sa première semaine au pouvoir en décembre, a annulé un accord avec l’Iran pour enquêter conjointement sur l’attentat de l’AMIA en le qualifiant d’ « inconstitutionnel ».

« Ici, nous subissons les conséquences dévastatrices de deux attentats à la bombe. Nous sommes encore dans l’obscurité sur ce qui est arrivé », a déclaré Macri.

Le centre AMIA à Buenos Aires après l'attentat de 1994 (Crédit : CC BY La Nación (Argentine)/Wikipedia Commons)
Le centre AMIA à Buenos Aires après l’attentat de 1994 (Crédit : CC BY La Nación (Argentine)/Wikipedia Commons)

Le président du Congrès juif mondial, Ronald Lauder, a déclaré que l’ambassade et les attaques de l’AMIA « ne sont pas seulement des attaques contre les Juifs mais des attaques contre l’Argentine ». Il a également ajouté que la mort d’Alberto Nisman, le procureur argentin qui enquêtait sur l’attentat contre l’AMIA, était « non seulement une attaque contre un avocat juif. Ce fut une attaque contre l’ensemble du système de justice de l’Argentine ».

La justice argentine n’a pas encore déterminé si la mort de Nisman était un homicide ou un suicide.

« Président Macri, vous avez promis que, après tout ce temps, l’Argentine traduira les auteurs de ces crimes en justice », a déclaré Lauder lors du gala à l’Hôtel Sheraton à Buenos Aires.

« Nous vous croyons. Nous vous faisons confiance. Et le Congrès juif mondial se tient avec vous pour aider de quelque façon dont nous pouvons ».

Macri a été rejoint à l’événement par sa ministre des Affaires étrangères, Susana Malcorra, et son secrétaire aux Droits de l’Homme, Claudio Avruj, l’ancien directeur général du DAIA, l’organisation rassemblant les associations juives en Argentine.

Le président a également parlé des « liens historiques » entre l’Argentine et Israël, notant la grande communauté argentine en Israël.

Il a également révélé que lors de la dernière réunion du Forum économique mondial de Davos, en suisse, en janvier, il a dit au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu que « nous voulons renforcer notre relation afin que nous travaillions de manière plus proche que jamais pour défendre la paix dans le monde ».

Jeudi, les délégués CJM participeront à une cérémonie marquant le 24e anniversaire de l’attaque de l’ambassade, au cours de laquelle le ministre israélien de l’Education et des Affaires de la Diaspora, Naftali Bennett, et la vice-présidente argentine, Gabriela Michetti, prendront la parole.

« Señor Presidente », a débuté Lauder en espagnol mardi soir, « le CJM est venu dans votre belle ville parce que la communauté juive de l’Argentine est la plus grande et est celle qui réussit le mieux de toute l’Amérique latine et du Sud, et aussi parce que depuis plus de 20 ans, les terroristes de trois grands crimes n’ont toujours pas été traduits en justice ».

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