Le président du Crif menace Mélenchon de procès après des « propos haineux »
Rechercher

Le président du Crif menace Mélenchon de procès après des « propos haineux »

"Kalifat et la LDJ ont fait plus pour l'antisémitisme à cette occasion que des dizaines de basses besognes des vecteurs antisémites", a écrit le chef de la France insoumise

Françoise Nyssen, ministre française de la Culture, deuxième à gauche, Francis Kalifat, président du CRIF, Gérard Collomb, ministre français de l'Intérieur, centre de droit français Bernard-Henri Levy, et Valérie Pecresse, présidente de la région Ile de France à Paris, le 28 mars 2018. (Alain Jocard / AFP)
Françoise Nyssen, ministre française de la Culture, deuxième à gauche, Francis Kalifat, président du CRIF, Gérard Collomb, ministre français de l'Intérieur, centre de droit français Bernard-Henri Levy, et Valérie Pecresse, présidente de la région Ile de France à Paris, le 28 mars 2018. (Alain Jocard / AFP)

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Francis Kalifat, a menacé jeudi d’un procès le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, lui reprochant des « propos haineux » après la marche blanche contre l’antisémitisme.

Contraint de quitter le cortège organisé le 28 mars en hommage à Mireille Knoll, octogénaire juive tuée à Paris, Jean-Luc Mélenchon a mis en cause l’attitude du Crif et de « son bras armé de la LDJ », la Ligue de défense juive, groupe extrémiste anti-arabe [sic] qui avait revendiqué « l’expulsion » du député LFI pro-palestinien.

« Kalifat et la LDJ ont fait plus pour l’antisémitisme à cette occasion que des dizaines de basses besognes des vecteurs antisémites », avait asséné Jean-Luc Mélenchon lundi sur son blog.

Dans une réponse écrite publiée sur le site internet du Crif, Francis Kalifat dénonce les « propos haineux » du dirigeant des Insoumis, qui « ne peuvent pas rester sans réponse ».

« Dans un pays où l’on tue des juifs, cette grande conscience républicaine explique doctement que la faute ultime reposerait sur les représentants de la communauté juive, aux premiers rangs desquelles le Crif. Je n’entends pas tolérer pareille abjection, comparable à celle qui fait porter à la femme violée la responsabilité de ce qu’elle a subi », prévient le président du Crif.

« Compte tenu de la gravité de ses propos, j’exige en mon nom et au nom du Crif les excuses qui s’imposent de la part de Monsieur Mélenchon », poursuit Francis Kalifat, qui ajoute : « A défaut, je réclamerai justice à son encontre et un jugement sera rendu ».

« Désavoué par l’opinion et officiellement par l’Assemblée nationale, le chef communautariste du CRIF, monsieur Kalifat, demande des excuses. Incroyable arrogance ! Pitoyable esprit de revanche », a tweeté Jean-Luc Mélenchon jeudi après-midi.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...