Le président iranien bientôt reçu par le pape François
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Le président iranien bientôt reçu par le pape François

Hassan Rouhani se rendra au Vatican le mois prochain ; la révolution islamique de 1979 n'a pas interrompu les relations entre le Vatican et l'Iran

Le président iranien, Hassan Rouhani, pendant une conférence de presse à Shanghai, le 22 mai 2014. (Crédit : AFP/Mark Ralston)
Le président iranien, Hassan Rouhani, pendant une conférence de presse à Shanghai, le 22 mai 2014. (Crédit : AFP/Mark Ralston)

Le président iranien Hassan Rouhani sera reçu pour la première fois par le pape François le 14 novembre, a annoncé jeudi un porte-parole du Vatican, alors que les relations entre la république islamique et le Saint-Siège continuent de se développer de manière sereine.

Cette visite de M. Rouhani, religieux modéré élu en juin 2013, interviendra au cours d’un déplacement diplomatique du président iranien en Italie.

Le Saint-Siège a salué l’accord conclu en juillet entre l’Iran et les grandes puissances sur l’encadrement du programme nucléaire iranien, exprimant l’espoir que ses fruits ne se limitent pas au nucléaire mais « s’élargissent aussi dans d’autres directions ».

Devant l’Assemblée générale de l’ONU fin septembre à New York, le pape François avait à nouveau salué les efforts ayant conduit à cet accord dans une région en crise.

En février, il avait reçu au Vatican la vice-présidente iranienne, Sahindokt Molaverdi.

La précédente visite officielle d’un président iranien au Vatican remonte à 1999, lorsque Mohammad Khatami était venu rencontrer Jean-Paul II. Il avait ensuite assisté en 2005 aux obsèques du pape polonais.

Même si Paul VI (1963-1978) reste pour l’heure le seul pape à s’être rendu en Iran, avec une courte escale à Téhéran lors d’un voyage vers l’Asie en 1970, la révolution islamique de 1979 n’a pas interrompu les relations entre le Vatican et l’Iran.

Il est interdit de se convertir au christianisme en Iran mais une petite minorité de catholiques orientaux continue d’y jouir de la liberté de culte. Pour le Vatican, les relations sont plus faciles avec Téhéran qu’avec plusieurs Etats sunnites du Golfe, où les libertés des chrétiens sont très limitées.

Le cardinal français Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, s’est rendu plusieurs fois à Téhéran à l’invitation des responsables chiites.

En outre, l’Iran et le Saint-Siège entretiennent une collaboration scientifique: en janvier, un colloque islamo-chrétien sur l’astronomie a ainsi été organisé à l’Observatoire astronomique du Vatican, à Castel Gandolfo près de Rome.

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