Le président israélien s’adresse aux journalistes étrangers
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Le président israélien s’adresse aux journalistes étrangers

"Encore une fois, je le dis clairement, Israël n'a pas l'intention de changer le statu quo", a rappelé Rivlin

Le président Reuven Rivlin, le 5 juillet 2015 (Crédit : Mark Neyman / GPO / Flash90)
Le président Reuven Rivlin, le 5 juillet 2015 (Crédit : Mark Neyman / GPO / Flash90)

Le président Reuven Rivlin, ce matin, a participé à une réunion spéciale à l’Hôtel King David de Jérusalem, avec l’Association de la presse étrangère, qui représente les journalistes étrangers basés en Israël.

Le président Rivlin a débuté la réunion en abordant l’escalade actuelle de Jérusalem, tandis que, au moment même de l’allocution du président, une attaque terroriste au couteau a eu lieu dans la Vieille Ville de Jérusalem.

Le président Rivlin a déclaré : « Nous sommes maintenant assis à quelques centaines de mètres de la Vieille Ville de Jérusalem ; sainte pour les gens de foi, importante pour les étudiants en histoire, et qui est en ce moment au centre de votre travail en tant que journalistes couvrant Israël. Ce qui est arrivé dans la ville au cours de ces dernières jours et semaines est navrant et doit être fermement condamné. Permettez-moi d’être clair : ceux qui souhaitent transformer la tragédie entre nous en une guerre religieuse ont du sang sur leurs mains. Nous entendons encore et encore des mensonges sur les intentions d’Israël envers la sainte montagne – sainte pour les Juifs et les Musulmans. Encore une fois, je le dis clairement, Israël n’a pas l’intention de changer le statu quo. Mais ce statu quo – cet important accord – a besoin des deux côtés pour le maintenir ».

Le président Rivlin a souligné qu’Israël « continue de respecter la prière musulmane sur le site, la mosquée et le sanctuaire. Mais les Musulmans doivent respecter le lien juif vis-à-vis de Jérusalem, les Juifs qui vivent à Jérusalem, et les Juifs qui visitent ses sites saints. Seulement alors, nous pourrons commencer – Juifs, Musulmans, et Chrétiens – à vivre ensemble comme nous le faisions avant, ainsi que dans la ville de Jérusalem, dans toute la terre sainte ».

« Depuis mon élection en tant que président de l’État d’Israël, tout en haut de mon agenda, il y a la volonté de réunir les différentes communautés, et les personnes de l’Etat d’Israël ; de créer un langage civil commun pour l’avenir de la société israélienne ; pour être sûr que tout le monde au sein de chaque communauté ait le sentiment de faire partie de l’expérience israélienne et partage l’espoir d’Israël. Ceci est un défi social, un défi économique, et un enjeu stratégique de notre capacité à renforcer Israël – tel un Etat démocratique et un Etat juif – comme un Etat qui accorde l’égalité et la liberté à tous ses citoyens, tout en conservant son identité nationale de l’Etat du peuple juif ».

Le président a souligné que « le partenariat doit commencer par le dialogue. Le dialogue, ce n’est pas seulement des mots, c’est la construction de la compréhension mutuelle et le respect ».

Il a précisé que « la nécessité d’un dialogue ne se termine pas à nos portes. Nous et les Palestiniens ne serons pas en mesure d’avancer d’un pas sans parler à l’autre directement. Nous et les Palestiniens ne serons pas en mesure de tenir des négociations et de parvenir à un accord sans la confiance de base dans notre capacité à s’asseoir ensemble en tant que partenaires ».

Il a souligné aux journalistes, qu’ « une presse libre et ouverte fait partie intégrante de ce dialogue – tant à l’intérieur d’Israël que dans le monde. Votre liberté d’écrire et de rapporter les faits fait partie de notre liberté d’écouter et d’être entendu. Les médias internationaux ne doivent pas permettre aux nombreuses voix de la société israélienne d’être perdues derrière le peu qui crient le plus fort ».

Le président a ensuite répondu à un certain nombre de questions concernant la situation actuelle en Israël, en Syrie, et sur ses positions concernant un futur accord avec les Palestiniens.

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