Le président rejette la demande de grâce de l’ex-ministre du Tourisme
Rechercher

Le président rejette la demande de grâce de l’ex-ministre du Tourisme

La condamnation pour fraude et abus de confiance de Stas Misezhnikov reflète de "violations graves de l'intégrité de la part d'un responsable public de premier plan", a dit Rivlin

L'ancien ministre du tourisme Stas Misezhnikov arrive à la cour de magistrat de Tel-Aviv le 21 novembre 2017. (Flash90)
L'ancien ministre du tourisme Stas Misezhnikov arrive à la cour de magistrat de Tel-Aviv le 21 novembre 2017. (Flash90)

Le président Reuven Rivlin a décidé lundi de rejeter la requête de grâce déposée par un ancien ministre, citant de « graves violations de l’intégrité ».

Stas Misezhnikov, qui avait été ministre du Tourisme de 2009 à 2013 sous l’étiquette du parti Yisrael Beytenu, a commencé une peine de prison de 15 mois au mois de décembre 2017 pour abus de confiance.

Il avait été accusé d’avoir assuré le financement d’un festival étudiant par son ministère en 2012 dans la ville portuaire d’Eilat, puis d’avoir demandé aux organisateurs d’embaucher sa compagne, Julia Roth. Les organisateurs ont accepté, lui payant des dizaines de milliers de shekels. Le financement du ministère s’est élevé à environ un million de shekels.

Il avait plaidé coupable et sa sanction était entrée dans le cadre d’une négociation de peine. Il avait aussi été condamné à six mois supplémentaires avec sursis et à une amende de 70 000 shekels sous les termes de cet accord passé avec les procureurs.

Au mois de janvier, il avait soumis une demande de grâce en vertu des règles spéciales mises en place pour célébrer le 70e anniversaire d’Israël et qui octroyaient au président, ainsi qu’au ministre de la Justice, l’autorité d’accorder le pardon aux prisonniers répondant à des critères spécifiques.

Le Président Reuven Rivlin s’exprime lors de la cérémonie commémorative annuelle pour les victimes de la tragique affaire Altalena, à Tel Aviv, le 30 mai 2018. (Marc Israel Sellem/POOL)

Dans le dossier concernant Misezhnikov, la décision de ne pas assouplir la sentence a été prise à cause de ce que le président a qualifié dans un communiqué de « violations graves de l’intégrité par un responsable public de premier plan et qui, en raison de leur nature, ne peuvent être incluses dans les conditions spéciales qui sont formulées par le président et le ministre de la Justice en l’honneur de la 70e année d’Israël ».

Quoi qu’il arrive, si la commission des libérations conditionnelles en convient, Misezhnikov serait libéré au mois de septembre après avoir purgé les deux tiers de sa condamnation, a ajouté le président.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...