Le principal d’un lycée de Floride : « tout le monde ne croit pas à la Shoah »
Dans un e-mail, William Latson indique que l'étude de la Shoah est facultative car "nous avons tous les mêmes droits, mais pas tous les mêmes croyances"
![Des femmes et des enfants juifs des Basses Carpates russes attendent la sélection à l'entrée d'Auschwitz-Birkenau, en mai 1944. (Crédit : Musée du Mémorial de l'Holocauste des Etats-Unis, autorisation de Yad Vashem [Domaine public]) Des femmes et des enfants juifs des Basses Carpates russes attendent la sélection à l'entrée d'Auschwitz-Birkenau, en mai 1944. (Crédit : Musée du Mémorial de l'Holocauste des Etats-Unis, autorisation de Yad Vashem [Domaine public])](https://static-cdn.toi-media.com/fr/uploads/2016/05/RetrieveAsset-635x357-640x400.jpg)
JTA — Le principal d’un lycée de Boca Raton, en Floride a répondu à un parent qui voulait en savoir plus sur le programme de l’école autour de l’enseignement de la Shoah que « tout le monde ne pense pas que la Shoah se soit produite ».
Le principal, William Latson, du lycée Spanish River Community avait d’abord indiqué par e-mail à ce parent en avril 2018 que « le sujet serait présenté mais de façon facultative puisque nous avons tous les même droits, mais pas les même croyances ».
L’échange d’e-mails avait d’abord été signalé vendredi par le quotidien Palm Beach Post, qui s’est procuré les e-mails.
Lorsque le parent, non identifié dans l’article pour protéger l’identité de son enfant, a demandé au principal de clarifier ses commentaires, lui indiquant que la Shoah est un « événement factuel, historique », celui-ci a maintenu : « vous avez vos croyances, mais nous sommes un établissement public et tous nos parents ne pensent pas la même chose ». Il a précisé qu’en tant que fonctionnaire, il ne pouvait pas prendre position sur la Shoah.
Spanish River High principal refused to call Holocaust a fact https://t.co/Jz6jTiSHYP
— The Palm Beach Post (@pbpost) July 5, 2019
Comptant 2 500 élèves environ, l’école abriterait l’une des plus grandes populations étudiantes juives des États-Unis, d’après le quotidien.
Dans un communiqué adressé à The Post, William Latson, principal depuis 2011, s’est excusé, expliquant que son e-mail « ne reflétait pas avec précision mon engagement professionnel et personnel à enseigner à tous les élèves les atrocités de la Shoah ».
L’enseignement de la Shoah dans ce lycée va au-delà des exigences de l’État, d’après William Latson, même si tout ne se fait pas dans les salles de classe. Le parent a proposé un changement, adopté cette année, consistant à faire lire à chaque élève de seconde de cette année le livre Nuit du survivant du génocide, Elie Wiesel.
William Latson n’a pas fait l’objet de sanctions disciplinaires pour ses courriels.







