Le principal d’un lycée de Floride : « tout le monde ne croit pas à la Shoah »
Rechercher

Le principal d’un lycée de Floride : « tout le monde ne croit pas à la Shoah »

Dans un e-mail, William Latson indique que l'étude de la Shoah est facultative car "nous avons tous les mêmes droits, mais pas tous les mêmes croyances"

Des femmes et des enfants juifs des Basses Carpates russes attendent la sélection à l'entrée d'Auschwitz-Birkenau, en mai 1944 (Crédit : Musée du Mémorial de l'Holocauste des Etats-Unis, autorisation de Yad Vashem [Domaine public])
Des femmes et des enfants juifs des Basses Carpates russes attendent la sélection à l'entrée d'Auschwitz-Birkenau, en mai 1944 (Crédit : Musée du Mémorial de l'Holocauste des Etats-Unis, autorisation de Yad Vashem [Domaine public])

JTA — Le principal d’un lycée de Boca Raton, en Floride a répondu à un parent qui voulait en savoir plus sur le programme de l’école autour de l’enseignement de la Shoah que « tout le monde ne pense pas que la Shoah se soit produite ».

Le principal, William Latson, du lycée Spanish River Community avait d’abord indiqué par e-mail à ce parent en avril 2018 que « le sujet serait présenté mais de façon facultative puisque nous avons tous les même droits, mais pas les même croyances ».

L’échange d’e-mails avait d’abord été signalé vendredi par le quotidien Palm Beach Post, qui s’est procuré les e-mails.

Lorsque le parent, non identifié dans l’article pour protéger l’identité de son enfant, a demandé au principal de clarifier ses commentaires, lui indiquant que la Shoah est un « événement factuel, historique », celui-ci a maintenu : « vous avez vos croyances, mais nous sommes un établissement public et tous nos parents ne pensent pas la même chose ». Il a précisé qu’en tant que fonctionnaire, il ne pouvait pas prendre position sur la Shoah.

Comptant 2 500 élèves environ, l’école abriterait l’une des plus grandes populations étudiantes juives des États-Unis, d’après le quotidien.

Dans un communiqué adressé à The Post, William Latson, principal depuis 2011, s’est excusé, expliquant que son e-mail « ne reflétait pas avec précision mon engagement professionnel et personnel à enseigner à tous les élèves les atrocités de la Shoah ».

L’enseignement de la Shoah dans ce lycée va au-delà des exigences de l’État, d’après William Latson, même si tout ne se fait pas dans les salles de classe. Le parent a proposé un changement, adopté cette année, consistant à faire lire à chaque élève de seconde de cette année le livre Nuit du survivant du génocide, Elie Wiesel.

William Latson n’a pas fait l’objet de sanctions disciplinaires pour ses courriels.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...