Le procès de Netanyahu sans doute retardé après un délai donné à ses avocats
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Le procès de Netanyahu sans doute retardé après un délai donné à ses avocats

La date limite pour les avocats du Premier ministre pour répondre à l'inculpation a été déplacée à la fin novembre ; la phase probatoire de la procédure devait commencer en janvier

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre) s'entretient avec ses avocats Micha Fettman (à gauche) et Amit Hadad (à droite) dans la salle d'audience, à l’ouverture de son procès pour corruption au tribunal de district de Jérusalem, le 24 mai 2020. (Ronen Zvulun / Pool Photo via AP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (au centre) s'entretient avec ses avocats Micha Fettman (à gauche) et Amit Hadad (à droite) dans la salle d'audience, à l’ouverture de son procès pour corruption au tribunal de district de Jérusalem, le 24 mai 2020. (Ronen Zvulun / Pool Photo via AP)

Le tribunal de district de Jérusalem a donné jeudi au Premier ministre Benjamin Netanyahu jusqu’au 29 novembre pour répondre à l’acte d’accusation pénale contre lui, différant la date initiale du 18 octobre.

Le délai survient alors que les avocats de Netanyahu cherchent à obtenir des preuves supplémentaires dans l’enquête sur le Premier ministre.

Le délai de 40 jours devrait différer la phase probatoire du procès, qui devait débuter en janvier à raison de trois audiences par semaine.

Les avocats de Netanyahu ont réclamé que la date limite soit repoussée jusqu’à la discussion sur le transfert des documents d’enquête, prévue le 15 novembre.

Le procès de Netanyahu pour corruption, fraude et abus de confiance s’est ouvert en mai devant le tribunal de district de Jérusalem. Il nie tout acte répréhensible et a accusé les tribunaux, le parquet et les médias de mener ce qu’il considère comme une « chasse aux sorcières ».

Les avocats et les alliés politiques du Premier ministre ont cherché à maintes reprises à retarder et à discréditer l’enquête.

Le mois dernier, la Knesset a rejeté une proposition visant à ouvrir une enquête parlementaire sur le système juridique israélien, à la suite d’allégations selon lesquelles des responsables policiers auraient dissimulé un conflit d’intérêts afin de protéger l’une des enquêtes sur le Premier ministre.

Cette décision a déclenché des luttes intestines de coalition entre le parti Likud de Netanyahu et la faction Kakhol lavan de Benny Gantz – une confrontation semblable avait déjà éclaté en juillet.

Les partisans et alliés de Netanyahu ont également pris pour cible la procureure Liat Ben-Ari, affirmant qu’elle devrait se retirer du procès après des allégations selon lesquelles elle aurait effectué des travaux illégaux sur l’un de ses biens immobiliers.

L’ouverture du procès a été repoussée en mars dernier en raison de la pandémie de coronavirus.

Le procureur général Avichai Mandelblit a déclaré dans des commentaires diffusées mardi que Netanyahu pourrait devoir être suspendu en tant que Premier ministre s’il cherchait à utiliser son autorité de Premier ministre pour influencer la procédure pénale.

S’adressant au magazine ultra-orthodoxe Mishpacha, Mandelblit, qui avait précédemment déclaré que Netanyahu n’était pas obligé de démissionner, a déclaré que le Premier ministre pourrait, en théorie, être suspendu en raison d’un conflit d’intérêts.

Les allégations de corruption de Netanyahu sont au centre des manifestations en cours contre le Premier ministre, qui ont représenté une autre source majeure de controverse concernant les restrictions limitant la capacité des Israéliens à manifester.

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