Le procès du Premier ministre Netanyahu débutera le 17 mars
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Le procès du Premier ministre Netanyahu débutera le 17 mars

C'est la première fois dans l'histoire d'Israël qu'un Premier ministre en exercice sera poursuivi au pénal ; le procès débutera deux semaines après les élections

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu participe à une conférence de presse avec le Président américain Donald Trump dans la salle Est de la Maison Blanche, le 28 janvier 2020 à Washington. (Alex Wong/Getty Images/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu participe à une conférence de presse avec le Président américain Donald Trump dans la salle Est de la Maison Blanche, le 28 janvier 2020 à Washington. (Alex Wong/Getty Images/AFP)

Le procès du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, inculpé pour corruption dans une série d’affaires, débutera le 17 mars prochain, a annoncé mardi la justice israélienne.

Dans un communiqué succinct, le ministère de la Justice a indiqué que l’acte d’accusation sera lu par la juge Rivka Friedman-Feldman en présence de Netanyahu le 17 mars dans l’après-midi à Jérusalem, soit deux semaines après les élections législatives cruciales pour le Premier ministre qui y joue sa survie politique.

L’annonce de cette date intervient alors que le Premier ministre israélien, âgé de 70 ans, mène sa campagne en vue des élections législatives du 2 mars, les troisièmes en moins d’un an en Israël, après des scrutins n’ayant pas réussi à le départager de son rival Benny Gantz.

Ce dernier avait refusé après les législatives de septembre de joindre un gouvernement d’union mené par Netanyahu estimant que ce dernier devait en premier lieu régler ses différends avec la justice avant de prétendre au pouvoir.

Le Premier ministre a été inculpé à l’automne pour corruption, malversation et abus de confiance dans trois affaires par le procureur Avichaï Mandelblit.

La loi israélienne prévoit que tout ministre poursuivi pénalement doit démissionner de ses fonctions, mais cette mesure ne s’applique pas au Premier ministre. S’il peut rester actuellement en fonction, Benjamin Netanyahu ne jouit toutefois d’aucune immunité face à la justice.

M. Netanyahu avait ainsi demandé début janvier au Parlement, la Knesset, de lui accorder une immunité au terme des prochaines législatives du 2 mars, misant sur sa victoire pour obtenir une majorité et ainsi se protéger de la justice.

Mais les partis d’opposition ont convaincu une majorité de députés d’examiner sa demande d’immunité avant les élections. Devant le rejet anticipé de sa requête, Netanyahu avait retiré fin janvier in extremis sa demande d’immunité judiciaire.

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