Le roi de Jordanie entame une rare visite à la présidence de l’AP
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Le roi de Jordanie entame une rare visite à la présidence de l’AP

La visite d'Abdallah II intervient moins de 2 semaines après un nouvel accès de fièvre autour du mont du Temple

Le roi Abdallah II de Jordanie, au centre, avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à son arrivée à Ramallah, en Cisjordanie, le 7 août 2017. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Le roi Abdallah II de Jordanie, au centre, avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à son arrivée à Ramallah, en Cisjordanie, le 7 août 2017. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Le roi Abdallah II de Jordanie est arrivé lundi à Ramallah pour une première visite au président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas depuis cinq ans chez lui, en Cisjordanie.

C’est la première fois depuis un bref séjour à Ramallah en décembre 2012 que le souverain hachémite, atterri en hélicoptère dans la cour du palais présidentiel palestinien, effectue le court déplacement alors que c’est généralement le « raïs » palestinien qui parcourt les 70 kilomètres jusqu’à Amman.

La Jordanie est un acteur incontournable du conflit israélo-palestinien : soutien des Palestiniens, seul pays arabe avec l’Egypte à avoir fait la paix avec Israël, gardien historique du mont du Temple à Jérusalem, interlocuteur respecté des administrations américaines.

La visite d’Abdallah intervient moins de deux semaines après un nouvel accès de fièvre autour de l’ultra-sensible mont du Temple, avec des affrontements quasiment quotidiens entre fidèles musulmans palestiniens et forces israéliennes, suite à l’installation de mesures sécuritaires décidées après un attentat perpétré le 14 juillet par trois arabes israéliens contre deux policiers israéliens en service.

Les violences se sont dissipées à Jérusalem quand le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a battu en retraite et renoncé à installer de nouveaux dispositifs de sécurité autour du site. Ces mesures avaient été perçues par les Palestiniens comme un empiètement israélien supplémentaire sur le troisième lieu saint de l’islam.

Si la Jordanie, maîtresse des lieux jusqu’en 1967, en conserve la garde en vertu de l’accord de paix de 1994 avec Israël, ce dernier en contrôle tous les accès.

Les promesses israéliennes de faire la lumière sur les évènements de l’ambassade, consécutifs à une agression selon les autorités israéliennes, n’ont pas dissipé le ressentiment jordanien, exacerbé par l’accueil chaleureux fait par M. Netanyahu au tireur à son retour en Israël.

Environ la moitié de la population jordanienne (9,5 millions de personnes) est d’origine palestinienne.

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