Le shekel se renforce alors que les craintes d’une escalade dans le nord diminuent
Après que le shekel a atteint son niveau le plus bas en 11 ans, il se renforce quelque peu alors que les combats restent assez localisés
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Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.
Alors qu’Israël poursuit sa guerre contre le groupe terroriste du Hamas, qui en est à son 25e jour, le shekel a atténué certaines des lourdes pertes subies ce mois-ci, les investisseurs étant un peu moins pessimistes quant à une escalade dans le nord du pays et à l’éventualité d’une guerre régionale plus étendue.
La monnaie locale a gagné jusqu’à 1 % contre le dollar américain plus tôt dans la journée de mardi et s’échangeait à environ 4,02 shekels dans l’après-midi à Tel Aviv. Le 27 octobre, le shekel était tombé à 4,081 shekels par rapport au billet vert, son niveau le plus bas depuis 11 ans.
« Le marché semble moins pessimiste quant à une escalade dans le nord – ce qui signifie que la guerre avec le Hamas devrait être relativement contenue pour l’instant, la lutte d’Israël contre le groupe terroriste se concentrant sur sa frontière sud-ouest, et non sur les milices du nord », a déclaré Rafi Gozlan, économiste en chef chez IBI Investment House Ltd. au Times of Israel. « Le marché des changes reste néanmoins très nerveux et les investisseurs sont inquiets. »
Au début du mois, le shekel avait franchi le seuil de 4 pour un dollar pour la première fois depuis 2015, alors qu’Israël déclarait la guerre au Hamas après l’assaut de 2 500 terroristes qui ont pénétré sur le territoire israélien depuis la bande de Gaza par voie terrestre, maritime et aérienne le 7 octobre, assassinant plus de 1 400 personnes, dont une majorité de civils, y compris des bébés, des enfants et des personnes âgées.
Le Hamas et les factions terroristes alliées ont également emmené au moins 245 otages – dont une trentaine d’enfants – à Gaza.
En réponse, Israël s’est engagé à éradiquer le groupe terroriste qui dirige la bande de Gaza depuis 2007 et a ciblé toutes les zones où le groupe opère, tout en s’efforçant de minimiser les pertes civiles.
Ces derniers jours, Israël a intensifié son offensive terrestre à Gaza et tué des dizaines de terroristes à l’intérieur de la bande.
Gozlan a fait remarquer que l’autre facteur majeur qui a permis d’atténuer la forte faiblesse du shekel était l’activité de la Banque d’Israël sur le marché des changes. Au cours de la première semaine de la guerre, la banque centrale a annoncé un plan visant à vendre jusqu’à 30 milliards de dollars de devises étrangères afin de protéger la monnaie locale de l’effondrement, de réduire la volatilité et de fournir les liquidités nécessaires à la poursuite du bon fonctionnement des marchés.
La bourse de Tel Aviv a averti mardi que, depuis le début de la guerre, les investisseurs privés israéliens et les investisseurs étrangers avaient limité leur risque sur le marché boursier. En revanche, les investisseurs institutionnels à long terme ont acheté des titres locaux et accru leur présence sur le marché.
Au cours du mois d’octobre, l’indice TA-35 des sociétés cotées et l’indice de référence TA-125 ont chuté respectivement d’environ 10 % et 15 %, et sont maintenant presque revenus à leur niveau d’il y a trois ans, selon les données de la Bourse de Tel Aviv. Les principales bourses des États-Unis, d’Europe et d’Asie ont connu des baisses modérées de l’ordre de 2 à 4 % au cours de la même période, selon la bourse.
« La baisse des prix sur les marchés mondiaux ce mois-ci a été influencée par la crainte d’une crise énergétique si les combats au Moyen-Orient s’étendaient », a indiqué la bourse.
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