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Le Shin Bet n’arrête pas de suspects en raison de la surpopulation carcérale – média

La pénurie continue et croissante d'installations de détention a empêché plus de 30 arrestations au cours de la semaine dernière, aurait déclaré l'agence au gouvernement

Illustration : Des soldats israéliens arrêtent un Palestinien lors d'une opération de recherche dans le village de Baita, en Cisjordanie, le 21 août 2023. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)
Illustration : Des soldats israéliens arrêtent un Palestinien lors d'une opération de recherche dans le village de Baita, en Cisjordanie, le 21 août 2023. (Crédit : Jaafar Ashtiyeh/AFP)

La surpopulation carcérale a conduit le Shin Bet à renoncer à arrêter de nombreux Palestiniens de Cisjordanie soupçonnés d’être liés au terrorisme, a rapporté la Douzième chaîne samedi, citant une lettre que l’agence de sécurité avait envoyée aux dirigeants politiques la veille.

« Le niveau de menace élevé exige des actions préventives de grande envergure qui se traduisent par des arrestations fréquentes », peut-on lire dans la lettre, selon la Douzième chaîne. « Faute de quoi, le terrorisme et la violence sur le terrain se propageront.

La lettre ajoute que « le manque permanent et croissant d’installations de détention entrave la capacité du Shin Bet à procéder à des arrestations », avertissant que cette situation difficile « entraînerait une augmentation des niveaux de menace sur le terrain ».

« La semaine dernière, plus de 30 arrestations en Cisjordanie ont été annulées en raison du manque d’espace de détention, selon la Douzième chaîne qui cite la lettre du Shin Bet.

En mars, le chef du Shin Bet, Ronen Bar, a informé les ministres que l’agence avait libéré une quarantaine de Palestiniens de leur détention administrative un mois plus tôt que prévu afin de libérer de l’espace « pour des détenus présentant un niveau de menace plus élevé ». Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, courroucé par cette décision, a déclaré à Bar que « s’il y a un manque de place, il faut libérer les détenus administratifs juifs ».

La « détention administrative » est un outil controversé utilisé par les forces israéliennes pour incarcérer des Palestiniens – et, plus rarement, des Juifs – soupçonnés de terrorisme, sans inculpation ni jugement, souvent pendant des mois, sans accès à un avocat. Cet outil est généralement utilisé lorsque les autorités disposent de renseignements liant un suspect à un crime, mais n’ont pas suffisamment de preuves pour que les accusations puissent être retenues devant un tribunal.

Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, à gauche, lors d’une conférence à Jérusalem, le 21 février 2023, et le chef du Shin Bet, Ronen Bar, à droite, lors d’une conférence à l’université Reichman de Herzliya, le 11 septembre 2022. (Crédit : Yonatan Sindel ; Avshalom Sassoni/Flash90)

Le recours à cet outil a fortement augmenté dans le contexte de la guerre actuelle contre le Hamas à Gaza et des craintes d’Israël que la violence ne s’étende à la Cisjordanie, dont l’administration palestinienne est dirigée par le Fatah, le rival laïc du Hamas.

Une semaine après l’annonce des libérations de prisonniers en mars, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ordonné aux ministères de préparer les prisons à un afflux de milliers de détenus. Lors d’une réunion avec des représentants des ministères de la Défense, de la Sécurité nationale et des Finances, l’armée israélienne et le Shin Bet ont présenté des estimations montrant que des milliers de terroristes devraient être arrêtés en 2024, ce qui entraînera un manque de place dans les prisons si rien n’est préparé.

Depuis le début de la guerre, le 7 octobre, les troupes ont arrêté quelque 3 850 Palestiniens recherchés en Cisjordanie, dont plus de 1 650 affiliés au Hamas. Selon le ministère de la santé de l’Autorité palestinienne, dirigée par le Fatah, plus de 490 Palestiniens de Cisjordanie ont été tués au cours de cette période.

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