Israël en guerre - Jour 140

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Le soutien à Israël « solide comme un roc » malgré des désaccords ponctuels – Nides

En dépit des tensions persistantes entre la Maison Blanche et le gouvernement Netanyahu, l’ambassadeur américain se montre optimiste

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

L’ambassadeur des États-Unis en Israël Tom Nides prend la parole à Jérusalem, le 27 avril 2023 (Crédit : Marc Israel Sellem/The Jerusalem Post/pool)
L’ambassadeur des États-Unis en Israël Tom Nides prend la parole à Jérusalem, le 27 avril 2023 (Crédit : Marc Israel Sellem/The Jerusalem Post/pool)

L’ambassadeur des États-Unis en Israël, Tom Nides, a donné jeudi un compte rendu optimiste de l’état des relations bilatérales israélo-américaines à Jérusalem, affirmant : « C’est comme une famille. »

« C’est comme mishpacha », a-t-il dit, en utilisant le mot hébreu pour famille. « Nous nous asseyons tous ensemble et discutons à table, au dîner, c’est bien. »

Mais sur les questions fondamentales – la première est la sécurité, la deuxième, la sécurité et la troisième, la sécurité – nous sommes d’accord. »

« Nous pouvons être d’accord ou non, mais en fin de compte, le soutien à l’État d’Israël est solide comme le roc », a-t-il poursuivi, sur scène aux côtés de son prédécesseur David Friedman, à l’occasion d’un gala du Jerusalem Post célébrant le 75e anniversaire d’Israël.

« C’est important, mais comme pour toute bonne relation, il faut continuer à travailler et l’entretenir. Et quand nous avons des problèmes, nous devons les résoudre. »

Les propos de Nides font suite à quatre mois de relations houleuses entre la Maison Blanche de Joe Biden et le gouvernement d’extrême droite de Benjamin Netanyahu.

En mars, Biden avait publiquement demandé à Netanyahu de
« prends ses distances » avec le projet de réforme judiciaire de son gouvernement – depuis suspendu -, se disant « très préoccupé » par la santé de la démocratie israélienne et affirmant qu’Israël « ne pouvait pas continuer dans cette direction ».

Biden avait également répondu un « non » catégorique lorsqu’on lui avait demandé s’il inviterait Netanyahu à la Maison Blanche, ajoutant : « Pas à court terme. »

Le président américain Joe Biden s’adressant à la presse à l’aéroport international de Raleigh-Durham, à Morrisville, en Caroline du Nord, le 28 mars 2023. (Crédit : Jim Watson/AFP)

« Israël est un pays souverain qui prend ses décisions par la volonté de son peuple et non en fonction de pressions étrangères, même amies », avait alors répondu Netanyahu.

D’autres responsables américains, comme le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, John Kirby, ou le Secrétaire d’État Antony Blinken, ont eux aussi publiquement critiqué le projet de réforme.

Les États-Unis n’ont pas caché leur mécontentement envers d’autres aspects de la politique du gouvernement israélien.

Washington a convoqué l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Mike Herzog, au Département d’État pour des remontrances suite à l’adoption par la Knesset d’une loi autorisant la réinstallation des zones du nord de la Cisjordanie, évacuées par Israël en 2005.

Washington s’est également bien gardé d’accueillir les ministres d’extrême droite de la coalition de Netanyahu, notamment le ministre de la Sécurité intérieure, Itamar Ben Gvir, et celui des Finances, Bezalel Smotrich.

Mais il y a également eu des signes positifs.

Cette semaine, l’administration Biden a exprimé sa satisfaction envers Israël pour sa gestion des tensions sécuritaires pendant le mois du Ramadan.

Le secrétaire d’État américain, Antony Blinken, à gauche, serrant la main du Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse, à Jérusalem, le 30 janvier 2023. (Crédit : Ronaldo Schemidt/POOL/AFP)

Nides a souligné jeudi que les deux pays étaient « en phase » sur les questions de sécurité.

« La relation en matière d’opérations de sécurité, entre le ministère de la Défense et l’armée israélienne, le Shin Bet et la CIA, est incroyable. Et pas uniquement au niveau supérieur : c’est dans les kishkes de ces gens », a-t-il déclaré, utilisant l’argot yiddish pour parler des tripes.

« C’est vraiment ce qu’ils sont. »

Il a également fait l’éloge de l’administration Donald Trump : « Ils ont toute notre reconnaissance pour les accords d’Abraham », ces accords de normalisation négociés par les États-Unis entre Israël et ses voisins arabes.

« L’administration Biden les a adoptés : elle les développe et les nourrit dans l’espoir que l’idée d’une relation avec l’Arabie saoudite se normalise », a-t-il ajouté.

« L’Arabie saoudite ne pourrait que renforcer l’ensemble. »

Nides s’est dit surpris, en tant qu’ambassadeur, de voir « à quel point les gens se souciaient de cet endroit ».

« Je ne peux pas vous dire à quel point c’est énorme », a-t-il déclaré.

« Chaque membre du Congrès, chaque gouverneur, chaque maire, chaque Juif qui a donné 4 dollars à l’UJA veut nous rencontrer. Et c’est exactement ça, la beauté de cette relation. La diaspora est complètement et totalement engagée. »

Nides a pour autant avancé que ce soutien ne durerait pas nécessairement, évoquant la montée des sentiments anti-israéliens au sein de la communauté des jeunes universitaires.

« Ce qui se passe sur les campus universitaires aujourd’hui doit être réglé ou, dans dix ans, nous aurons un énorme problème avec le Congrès qui est le nôtre aujourd’hui », a-t-il déclaré.

Jacob Magid a contribué à cet article.

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