Le suspect de l’attentat de la rue Copernic poursuit le Canada en justice
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Le suspect de l’attentat de la rue Copernic poursuit le Canada en justice

Hassan Diab réclame 90 millions de dollars canadiens au gouvernement canadien pour négligence, poursuites abusives et abus de procédure

Cette photo prise le 24 mai 2016 montre à Hassan Diab qui a été arrêté en novembre 2008 pour son rôle présumé dans l'attentat de la synagogue de la rue Copernic en 1980 au palais de justice de Paris, en France (Crédit : AFP PHOTO / BERTRAND GUAY)
Cette photo prise le 24 mai 2016 montre à Hassan Diab qui a été arrêté en novembre 2008 pour son rôle présumé dans l'attentat de la synagogue de la rue Copernic en 1980 au palais de justice de Paris, en France (Crédit : AFP PHOTO / BERTRAND GUAY)

Un Libano-Canadien, unique suspect de l’attentat antisémite de la rue de Copernic à Paris en 1980, a poursuivi lundi le gouvernement canadien en justice pour l’avoir extradé en France, où il avait finalement bénéficié d’un non-lieu.

Hassan Diab réclame selon des documents judiciaires 90 millions de dollars canadiens (61 millions d’euros) au gouvernement canadien pour négligence, poursuites abusives et abus de procédure.

Le 3 octobre 1980, quatre personnes – Philippe Bouissou, Aliza Shagrir, Jean Michel Barbé et Hilario Lopez-Fernandez – avaient été tuées et 46 autres blessées lors d’une attaque à la bombe devant une synagogue du centre de Paris, la première à avoir frappé mortellement la communauté juive en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Jamais revendiquée, l’attaque avait été rapidement attribuée par les enquêteurs au Front populaire de libération de la Palestine-Opérations spéciales (FPLP-OS), groupe né d’une scission du FPLP, et les renseignements français avaient fini par identifier Hassan Diab en 1999.

Scène de l’attentat contre la synagogue de la rue de Copernic, à Paris, en 1980. (Crédit : AFP)

Extradé du Canada et incarcéré en France à l’automne 2014, M. Diab a toujours nié toute implication.

En 2018, cet ancien professeur de sociologie avait bénéficié d’un non-lieu des juges d’instruction antiterroristes, « faute de charges suffisantes » et avait été libéré dans la foulée.

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