Le taux de tests positifs au virus au niveau le plus bas depuis des semaines
Rechercher

Le taux de tests positifs au virus au niveau le plus bas depuis des semaines

Des signes semblent montrer que le confinement commence à inverser la courbe avec 4 674 nouveaux cas sur 44 600 tests environ ; 46 décès enregistrés en 24 heures

Des techniciens de laboratoire analysent des échantillons de patients suspectés d'être atteints de Covid-19 au laboratoire de virologie clinique de l'hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem, le 30 septembre 2020. (GIL COHEN-MAGEN / AFP)
Des techniciens de laboratoire analysent des échantillons de patients suspectés d'être atteints de Covid-19 au laboratoire de virologie clinique de l'hôpital Hadassah Ein Kerem à Jérusalem, le 30 septembre 2020. (GIL COHEN-MAGEN / AFP)

La proportion de tests positifs de dépistage au coronavirus est tombée, mardi, à son plus bas niveau depuis des semaines, ont fait savoir des chiffres révélés mercredi matin par le ministère de la Santé. C’est le dernier signal en date indiquant que les efforts livrés par l’Etat juif pour réduire le nombre des infections pourraient bien porter leurs fruits.

Le ministère de la Santé a annoncé, mercredi matin, que 4 674 nouveaux cas de coronavirus avaient été enregistrés mardi sur un total de 44 635 nouveaux tests.

Le taux de positivité, à 10,5 %, est le plus bas depuis le 19 septembre, lendemain du début du confinement national. Ce pourcentage avait atteint au sein de l’Etat juif les 15,1 % à la fin du mois de septembre, avant que la courbe ne semble commencer à s’inverser.

Les chiffres du ministère, le 19 septembre, avaient montré que 9,1 % des résultats des tests de dépistage étaient revenus positifs. Pendant les trois premières semaines de septembre, le taux de positivité avait oscillé entre 7 % et 10 % avant de grimper en flèche fin septembre.

Ce taux de positivité est considéré comme un outil essentiel pour mesurer la propagation du virus au vu du nombre inégal de tests de dépistage effectués d’un jour à l’autre. Pendant la première vague de l’épidémie, le pays n’avait que rarement côtoyé un taux de positivité supérieur à 3 % – même si les informations, à ce moment-là, avaient été plus irrégulières.

Le nombre total de cas confirmés, depuis le début de la pandémie, s’élève dorénavant à 278 585, parmi lesquels 61 606 cas actifs – un chiffre qui a également baissé de manière constante ces derniers jours.

Netanyahu a déclaré mardi qu’il y avait des éléments permettant de se laisser aller à « un optimisme prudent » quant à l’idée qu’Israël soit en train de sortir de sa seconde vague de coronavirus dans le pays, notant toutefois que, malgré les signaux positifs, il n’envisageait pas une levée rapide du confinement national en place depuis le 18 septembre et de ses restrictions.

Malgré ces signaux encourageants, les décès ont continué à s’accumuler et les hôpitaux prennent toujours en charge plus de 800 personnes ayant développé une forme grave de la maladie.

Six nouveaux décès des suites de la maladie ont été enregistrés depuis mardi soir, ce qui a fait passer le bilan des morts du coronavirus, depuis le début de l’épidémie dans le pays, à 1 803. Les chiffres du ministère de la Santé ont montré que 46 personnes avaient succombé au virus au cours des dernières 24 heures – l’un des bilans les plus élevés sur une journée.

Selon le ministère, 855 malades se trouvent dans un état grave, et 233 ont dû être placés sous respirateur. 298 sont dans un état modéré et les autres ne montrent que peu de symptômes, voire une version asymptomatique de la maladie.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens avait connu un pic sans précédent, la semaine dernière, avec 9 053 cas enregistrés mercredi, même si le nombre de tests de dépistage avait, lui aussi, grimpé en flèche. Depuis, le chiffre des nouveaux malades a considérablement baissé, probablement en raison de la baisse du nombre de tests lors de la période des fêtes. Les chiffres des dépistages déclinent souvent de manière très nette pendant les week-ends ou les fêtes.

Le responsable de la lutte contre le coronavirus en Israël, Ronni Gamzu, a déclaré mardi lors d’une conférence de presse qu’il était prématuré d’affirmer que ces nouveaux chiffres représentaient une tendance significative.

Selon un reportage diffusé mardi par la Douzième chaîne, le taux de positivité au sein de la communauté ultra-orthodoxe est de 23 %, bien plus élevé que dans les zones non-haredim.

Le professeur Ronni Gamzu s’exprime lors d’un entretien avec l’Associated Press dans son bureau près de la ville de Lod, dans le centre d’Israël, le 24 septembre 2020. (AP Photo/Sebastian Scheiner)

Une étude, la semaine dernière, avait conclu que le taux d’infection au sein de la communauté était deux fois et demi supérieur à celui de la moyenne nationale.

Les critiques de la population haredi ont été croissantes ces derniers jours, des informations faisant état de nombreux ultra-orthodoxes ignorant les restrictions entraînées par le confinement pendant les fêtes de Souccot, notamment en continuant à organiser des rassemblements de masse.

Alors que la police a renforcé l’application des directives, la colère gronde au sein de la communauté ultra-orthodoxe qui a accusé les forces de l’ordre d’avoir recours à une force excessive, notamment contre les enfants.

Le gouvernement a approuvé mardi soir le prolongement, pour une semaine, d’une loi qui restreint lourdement les manifestations et les prières en espace clos.

La législation avait été approuvée par la Commission de la Constitution, du droit et de la justice, la semaine dernière, et est entrée en vigueur jeudi à minuit.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...