Le vaccin ne diminuera pas l’ampleur de la maladie avant mars – Responsable
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Le vaccin ne diminuera pas l’ampleur de la maladie avant mars – Responsable

La directrice des services sanitaires du ministère de la Santé estime que "nous sommes encore au milieu du tunnel" ; 2 800 nouveaux cas ont été diagnostiqués jeudi

Des employés et des malades de l'hôpital Shaare Zedek, à Jérusalem, allument de bougies de Hanoukka dans l'unité de coronavirus, le 17 décembre 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Des employés et des malades de l'hôpital Shaare Zedek, à Jérusalem, allument de bougies de Hanoukka dans l'unité de coronavirus, le 17 décembre 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le nombre de nouveaux cas quotidiens de coronavirus a frôlé les 3 000 ce jeudi. Le ministère de la Santé a fait savoir, vendredi matin, que 2 809 diagnostics de coronavirus avaient été réalisés au cours des vingt-quatre heures précédentes.

Pour sa part, la directrice de la division des services de santé du ministère, Sharon Alroy-Preis, a demandé aux Israéliens de ne pas relâcher leur vigilance alors que la nation doit commencer un programme de vaccination massif la semaine prochaine. Elle a expliqué que les effets de cette campagne d’immunisation ne commenceraient à se faire ressentir qu’au mois de mars.

Le nombre de cas actifs de la maladie était de 22 258 dans la matinée de vendredi – sur un total de 368 759 depuis l’apparition de l’épidémie au sein de l’Etat juif. 419 personnes se trouvent dans un état grave. 3 050 Israéliens ont succombé à une forme grave de la COVID-19 depuis le début de la pandémie.

Environ 80 000 tests ont été réalisés jeudi et 3,6 % d’entre eux sont revenus positifs.

Alroy-Preis a déclaré au micro de la radio militaire vendredi matin que « nous sommes au beau milieu d’une pandémie qui s’étend et nous devons nous unir et prendre des initiatives pour la stopper ».

Un homme hospitalisé à l’hôpital Shaare Zedek pour cause de coronavirus reçoit la visite de ses deux filles à Jérusalem, le 17 décembre 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Elle a averti que les vaccinations imminentes créaient un sentiment trompeur de sécurité. « Quand les gens ont le sentiment de s’approcher de la lumière qui est au bout du tunnel, en voyant arriver le vaccin, il y a alors une tendance au relâchement », a-t-elle ajouté.

Mais « même si nous commençons les vaccinations aujourd’hui et que nous prenons pour hypothèse qu’un pourcentage important d’Israéliens viendront se faire vacciner, nous n’en verrons les effets qu’en mars au plus tôt. Pendant ce temps, la pandémie se propagera », a-t-elle continué.

La fin de la pandémie « est au bout du tunnel mais pour le moment, nous n’en sommes qu’au milieu », a-t-elle mis en garde.

Sharon Alroy-Preis. (Autorisation)

Selon un reportage diffusé jeudi par la Douzième chaîne, les responsables de la Santé ont déclaré que l’augmentation des déplacements et des rassemblements, pendant la fête de Hanoukka, pourrait entraîner une hausse spectaculaire du nombre de cas – un nombre qui pourrait atteindre les 5 000 à 6 000 nouveaux cas enregistrés par jour et 800 malades atteints par une forme grave de la COVID-19 d’ici la fin du mois de janvier.

Le Conseil de sécurité national réfléchit actuellement à proposer un confinement immédiat et rapide pour tenter d’entraver cette hausse des cas, a précisé la chaîne.

Le cabinet a pour sa part adopté provisoirement une série de mesures, avec notamment une nouvelle fermeture complète du secteur commercial et un retour à l’enseignement en ligne pour les classes de CP au CM1 dans les zones « rouges » et « oranges » – qui présentent des taux d’infection élevés – comme Ashkelon, Or Yehuda, Raanana, Umm al-Fahm et plusieurs quartiers de Jérusalem.

Ces restrictions doivent être approuvées par le cabinet dit du coronavirus – un groupe restreint de ministres dont les portefeuilles sont liés, d’une manière ou d’une autre, à l’épidémie – qui se réunira dimanche.

Le Conseil de sécurité national réfléchit actuellement à proposer un confinement immédiat et rapide pour tenter d’entraver cette hausse des cas, a précisé la chaîne.

Une infirmière israélienne pendant un exercice simulé de vaccination contre la COVID-19 à l’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem, le 17 décembre 2020. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’Etat juif a déjà connu deux confinements nationaux depuis le début de l’épidémie en mars. Certaines restrictions de ce nouveau confinement, qui limitent la vie publique, sont en place depuis la mi-septembre.

Les mises en garde portant sur de nouvelles restrictions surviennent alors que l’Etat juif se prépare à lancer un programme de vaccination massif la semaine prochaine. Le gouvernement a établi une cible de 60 000 vaccinations par jour dès le début de la campagne – ce qui signifie que deux millions d’Israéliens pourraient être vaccinés d’ici la fin janvier.

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