Le variant anglais probablement à l’origine de la hausse de 70 % des cas graves
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Le variant anglais probablement à l’origine de la hausse de 70 % des cas graves

La caisse d'assurance maladie de la Clalit soulève cette hypothèse après avoir enregistré une recrudescence des cas critiques de COVID-19 parmi les non-vaccinés

Des membres de l'équipe hospitalière travaillent dans le service coronavirus de l'hôpital Shaare Zedek à Jérusalem, le 19 janvier 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)
Des membres de l'équipe hospitalière travaillent dans le service coronavirus de l'hôpital Shaare Zedek à Jérusalem, le 19 janvier 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

La caisse d’assurance maladie de la Clalit, la plus importante en Israël, a publié jeudi un rapport sur le variant anglais du coronavirus. L’étude explique que le variant est la cause probable d’une hausse de 70 % des cas graves de COVID-19 enregistrée le mois dernier parmi les personnes non-vaccinées.

L’étude a été menée sur 50 000 Israéliens infectés par le virus aux mois de janvier et février – quand le pays vivait son troisième confinement national – contre 60 000 cas du mois d’octobre au mois de décembre.

Le variant anglais a été détecté pour la première fois à la fin de l’année dernière dans le pays et est rapidement devenu la souche la plus répandue sur le territoire.

« Nos données offrent une explication possible sur la raison qui explique pourquoi, au cours des premières semaines de l’année, nous n’avons pas constaté, comme c’était prévu, une baisse nette du nombre quotidien de malades gravement atteints par la COVID-19 malgré la campagne de vaccination renforcée et la formidable efficacité du vaccin », a commenté le professeur Ran Balicer, chef de l’Institut de recherche de la Clalit.

Un employé des services du Magen David Adom administre une dose de vaccin Pfizer-BioNtech à une femme dans un magasin IKEA à Rishon Lezion, le 22 février 2021. (Crédit : AP Photo/Tsafrir Abayov)

Il a ajouté qu’il avait fallu plus longtemps que prévu pour que les effets du vaccin se fassent ressentir, et qu’ils avaient été obscurcis par la hausse de 70 % des cas graves parmi les Israéliens non vaccinés dans tous les groupes d’âge, pendant la même période.

Les responsables de la Santé au sein de l’État juif ont aussi attribué la responsabilité de l’augmentation du nombre de cas graves et de décès chez les femmes enceintes au variant britannique.

Jeudi, on comptait 755 Israéliens atteints d’une forme grave du coronavirus, contre plus de mille il y a plusieurs semaines. Plus de 4,6 millions d’Israéliens ont reçu la première dose de vaccin et 3,2 ont d’ores et déjà bénéficié des deux doses.

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