Le virus présent dans les particules de la pollution de l’air ? Étude italienne
Rechercher

Le virus présent dans les particules de la pollution de l’air ? Étude italienne

Dans une étude préliminaire, les chercheurs détectent des gènes viraux distincts sur les particules aériennes - suggérant que la maladie pourrait davantage se propager ainsi

Un employé désinfecte la place Duomo dans le centre de Milan, en Italie, le 31 mars 2020 (Crédit : AP/Luca Bruno)
Un employé désinfecte la place Duomo dans le centre de Milan, en Italie, le 31 mars 2020 (Crédit : AP/Luca Bruno)

Les scientifiques italiens ont détecté des traces du coronavirus dans des particules de pollution de l’air dans le cadre d’une étude préliminaire.

Il est impossible de dire pour le moment si le virus est viable ou s’il est capable d’entraîner des infections lorsqu’il est transporté par la pollution, selon The Guardian, qui a fait part en premier des conclusions de cette étude dans la journée de vendredi.

Cette dernière n’a pas encore été réexaminée par les pairs de ces chercheurs, mais des comptes-rendus précédents et les spécialistes suggèrent que ces résultats pourraient être valides et faire l’objets d’examens plus poussés.

Si c’est vrai, le virus pourrait se déplacer davantage dans l’air que les scientifiques ne le présumaient précédemment. Cela pourrait également expliquer le taux élevé d’infections dans le nord de l’Italie, une région connue pour être très polluée.

L’Italie a été durement frappée par la pandémie et en particulier le nord du pays. Le COVID-19 a touché 192 000 personnes et fait presque 26 000 morts.

La recherche a été chapeautée par le professeur Leonardo Setti de l’université de Bologne. L’équipe a détecté un gène distinct du COVID-19 dans des particules de pollution aérienne prélevées sur un site urbain et sur un site industriel, dans la province de Bergame, à proximité de Milan.

Les conclusions ont été soutenues par une procédure de dépistage au sein d’un laboratoire indépendant.

D’autres recherches ont montré que la pollution de l’air pouvait transporter des microbes et que les particules de pollution aérienne portaient en elles, très probablement, d’autres virus – notamment ceux susceptibles d’entraîner la grippe aviaire, la rougeole et la fièvre aphteuse, a noté le Guardian.

Le coronavirus circule par le biais de gouttelettes rejetées dans l’air lors d’une toux ou d’un éternuement et il pénètre dans le corps via la bouche, les yeux ou le nez. Il peut rester actif sur des surfaces pendant des heures, voire des jours, et il peut entrer directement dans les poumons lorsqu’il est inhalé.

Les plus grosses gouttelettes transportant le virus peuvent être projetées jusqu’à deux mètres du porteur du virus mais les plus petites restent dans l’air plus longtemps et se déplacent plus vite. Il est impossible de dire pour le moment si les plus petites gouttelettes peuvent être à l’origine d’infections.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...