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Législatives : REM se désistera “partout où le risque du FN est présent”

François Baroin, chef de file LR pour les législatives, avait prôné lundi “le désistement” en cas de victoire possible du FN

Christophe Castaner, le 24 mai 2017. (Crédit : Stéphane de Sakutin/AFP)
Christophe Castaner, le 24 mai 2017. (Crédit : Stéphane de Sakutin/AFP)

Le porte-parole du gouvernement français, Christophe Castaner, a affirmé mardi que les candidats de La République en Marche (REM) aux législatives des 11 et 18 juin se désisteraient entre les deux tours « partout où le risque du Front national est présent ».

« Partout où le candidat de la République en Marche, en se maintenant [au second tour, ndlr] ferait prendre le risque d’une élection du Front national, partout nous retirerons notre candidat, et partout où le maintien du candidat nous permettra d’empêcher cette élection, nous nous maintiendrons », a affirmé Castaner sur LCI.

Arrivé troisième lors du premier tour des élections régionales de 2015 en PACA, Christophe Castaner avait sacrifié sa liste aux couleurs du PS pour « faire barrage » à Marion Maréchal-Le Pen (FN), arrivée largement en tête, et permettre l’élection de la liste menée par Christian Estrosi (LR).

François Baroin, chef de file LR pour les législatives, avait prôné lundi « le désistement » en cas de victoire possible du FN, souhaitant que la réciproque soit vraie du côté d’En Marche comme du Parti socialiste. « Les désistements devront faire partie de l’entre-deux-tours des législatives », avait-il affirmé.

Francois Baroin, sénateur français du parti Les Républicains, pendant la campagne des législatives, à Vertou, près de Nantes, le 29 mai 2017. (Crédit : Jean-Sébastien Evrard/AFP)
Francois Baroin, sénateur français du parti Les Républicains, pendant la campagne des législatives, à Vertou, près de Nantes, le 29 mai 2017. (Crédit : Jean-Sébastien Evrard/AFP)

Sur France Inter, il a précisé qu’il s’agissait d’une « position personnelle, qui n’est pas celle du bureau politique qui se réunira au soir du premier tour des législatives », estimant que ce cas de figure, source d’un « désistement », serait « très limité ».

« J’ai toujours été partisan d’un barrage [contre le FN, ndlr]. Si vous mettez une pièce de la taille d’un euro dans le barrage, sous la pression vous avez des difficultés, donc il faut rétablir ce barrage », a-t-il affirmé.

Au lendemain du premier tour de la présidentielle qui a vu l’élimination de François Fillon, LR avait eu de longues discussions pour finir par trouver un compromis excluant l’abstention face à Marine Le Pen sans toutefois soutenir explicitement Emmanuel Macron.

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