L’enquête pour corruption sur l’envoyé israélien à l’ONU close, faute de preuve
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L’enquête pour corruption sur l’envoyé israélien à l’ONU close, faute de preuve

Le procureur-général a accepté la recommandation de la police et des procureurs de fermer l'enquête sur la période passée par Danny Danon à la tête du Likud Monde

L'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies, Danny Danon s'adressant à l'Assemblée générale. (Crédit : Photo de l'ONU / Manuel Elias)
L'ambassadeur d'Israël auprès des Nations unies, Danny Danon s'adressant à l'Assemblée générale. (Crédit : Photo de l'ONU / Manuel Elias)

Le procureur-général Avichai Mandelblit a décidé jeudi de mettre un terme à l’enquête de près de deux ans qui avait été ouverte suite à des accusations de corruption proférées à l’encontre de l’envoyé israélien à l’ONU. La décision a été prise en raison d’un manque de preuve de malversations de la part de l’ambassadeur Danny Danon.

Ces soupçons avaient été pour la première fois soulevés par un reportage diffusé sur la Douzième chaîne, au mois de novembre 2017, qui avait prétendu que Danon avait construit un appareil politique par le biais d’une organisation à but non-lucratif qui fournissait des emplois à des activistes du Likud en échange de leur soutien politique dans le parti, à une époque où il était député du Likud à la Knesset.

A ce moment-là, Danon était à la tête du Likud Monde, le bras international du parti, et il aurait utilisé l’ONG Osim Tzionut, appartenant au Conseil sioniste national – lui-même membre de l’Organisation sioniste mondiale – pour mener ces activités. Le reportage avait également affirmé que l’organisation aurait payé des consultants et que des dépenses de relations publiques avaient été réalisées au profit des activités politiques de Danon.

Le reportage contenait des enregistrements d’employés au sein de l’ONG qui accusaient l’ambassadeur israélien actuellement en titre aux Nations unies.

Le procureur général Avichai Mandelblit assiste à une cérémonie pour le nouveau ministre de la Justice Amir Ohana au ministère de la Justice à Jérusalem, le 23 juin 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Après la diffusion du reportage, les enquêteurs de l’unité anti-corruption de la police israélienne, le Lahav 433, avaient ouvert une enquête criminelle.

Mais la police a rapidement conclu qu’il n’y avait aucune preuve de malversations dans les activités de Danon. L’enquête a établi que les activistes proches du travail politique de Danon, au Likud, étaient également impliqués dans un ouvrage réalisé par l’ONG. Les conclusions des enquêteurs, qui ont été soumises au procureur d’Etat, affirment qu’aucune preuve de compromis financier n’a été trouvée, que ce soit dans l’emploi des activistes ou dans les dépenses de conseil, ce qui constituerait des faits de corruption.

Les procureurs ont validé ces conclusions et ont recommandé, eux aussi, la clôture du dossier.

Une recommandation acceptée jeudi par le procureur-général qui a ordonné la fin de l’enquête.

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