L’enquête sur l’attentat de la porte de Damas mettrait en cause les garde-frontières
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L’enquête sur l’attentat de la porte de Damas mettrait en cause les garde-frontières

La mort de Hadas Malka dans l’attentat du 16 juin de 3 terroristes palestiniens aurait pu être évitée, selon les enquêteurs

Hadas Malka, 23 ans, garde-frontière, a été tuée dans une attaque au couteau dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 16 juin 2017. (Crédit : autorisation)
Hadas Malka, 23 ans, garde-frontière, a été tuée dans une attaque au couteau dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 16 juin 2017. (Crédit : autorisation)

L’enquête de la police sur l’attentat du 16 juin de la porte de Damas de Jérusalem, qui a coûté la vie à Hadas Malka, a révélé des erreurs opérationnelles et des défauts d’équipement qui ont pu jouer un rôle dans les conséquences tragiques de l’attaque, a annoncé la Deuxième chaîne mercredi.

Selon la chaîne, le groupe de trois attaquants palestiniens avait prévu de mener une attaque contre une seule position de la police des frontières, où était déployée six agents au Tombeau de Sédécias, près de la porte. Les trois hommes avaient prévu de poignarder et de tirer sur les six garde-frontières.

Pendant l’attaque elle-même, l’arme à feu artisanale de l’un des terroristes s’est enrayée. Les garde-frontières ont répondu rapidement, ont conclu les enquêteurs, en neutralisant et tuant deux terroristes presque en même temps, mais le troisième a fui la scène vers la porte de Damas.

Devant la porte, les gardes-frontières déployés n’étaient pas préparés à une attaque, a conclu l’enquête.

Forces de sécurité israéliennes sur les lieux d'un attentat terroriste porte de Damas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 16 juin 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Forces de sécurité israéliennes sur les lieux d’un attentat terroriste porte de Damas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 16 juin 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Malgré des ordres permanents de maintenir une surveillance à 360° sur le site, aucun des garde-frontières présents sur place ne regardait vers la porte quand le terroriste est arrivé en courant et a pu arriver derrière Malka et la poignarder, alors qu’elle était sur la rue du sultan Souleymane. Il l’a poignardée à plusieurs reprises dans le cou.

Malka a combattu son attaquant, tenté de prendre son arme et de se retourner face à lui, mais s’est rapidement effondrée. Elle a été transportée dans un état grave à l’hôpital Hadassah du mont Scopus, où elle a été opérée en urgence, avant de succomber à ses blessures sur la table d’opération.

Le terroriste a été tué par les autres agents de l’équipe de Malka.

« Le résultat tragique de cette attentat a été causé par un défaut du déploiement de la force et par l’absence de protection personnelle », a indiqué la Deuxième chaîne, citant le rapport préliminaire.

La police scientifique sur les lieux d'une attaque au couteau et à main armée qui a coûté la vie à Hadas Malka, porte de Damas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 16 juin 2017. (Crédit : Thomas Coex/AFP)
La police scientifique sur les lieux d’une attaque au couteau et à main armée qui a coûté la vie à Hadas Malka, porte de Damas, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 16 juin 2017. (Crédit : Thomas Coex/AFP)

La police israélienne a répondu au reportage de la Deuxième chaîne en indiquant que l’enquête n’était pas terminée, et que ses conclusions finales seraient présentées au commandement de la police.

Dimanche, la police a annoncé avoir arrêté un Palestinien qui a organisé le transport des trois terroristes, entrés illégalement dans Jérusalem pour mener l’attaque. Il a été arrêté la semaine dernière. Trois autres personnes avaient déjà été arrêtées, un homme de 52 ans habitant dans le quartier Issawiya de Jérusalem Est, qui a transporté les trois terroristes, et les parents de celui qui a poignardé Malka à mort.

La police a indiqué que les parents, qui habitent à Deir Abu Mashal, village de Cisjordanie proche de Ramallah, sont soupçonnés d’incitation au terrorisme en raison de leur soutien exprimé aux attaques contre les Juifs.

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