L’envoyé russe convoqué après des propos « dégradants » sur le Soulèvement de Budapest
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L’envoyé russe convoqué après des propos « dégradants » sur le Soulèvement de Budapest

Quelque 2 000 personnes avaient trouvé la mort lors de ce soulèvement en 1956

Véhicule de transport blindé soviétique BTR-152 en flammes à Budapest en novembre 1956 (Crédit : Házy Zsolt / CC-BY-SA-3.0)
Véhicule de transport blindé soviétique BTR-152 en flammes à Budapest en novembre 1956 (Crédit : Házy Zsolt / CC-BY-SA-3.0)

Le ministère des Affaires étrangères hongrois a convoqué l’ambassadeur russe à Budapest après que la télévision nationale russe a parlé d’une manière jugée « dégradante » du Soulèvement hongrois de 1956, a annoncé ce ministère mardi.

« Nous allons faire savoir très clairement que nous ne tolérons de personne qu’il s’exprime d’une manière dégradante au sujet du Soulèvement de 1956 et de ses héros », a-t-il indiqué à l’agence de presse nationale MTI.

Le Soulèvement de Budapest, dont la Hongrie a célébré les 60 ans dimanche, a été qualifié par la télévision nationale Rossia 1 de simple « émeute ». Elle a en outre affirmé que « des milliers d’anciens nazis (la Hongrie était une alliée de l’Allemagne d’Hitler lors de la Seconde Guerre mondiale) retrouvent alors la liberté ».

Une intervenante avait également laissé entendre à l’antenne que la révolte des Hongrois contre les autorités communistes avait été téléguidée par « l’Occident », avec des « régiments de sabotage formés des nazis », une accusation inacceptable pour Budapest.

Débuté le 23 octobre 1956, le Soulèvement de Budapest avait été réprimé dans le sang par les forces soviétiques. Quelque 2 000 personnes avaient trouvé la mort et 200 000 Hongrois avaient pris le chemin de l’exil.

Plus de 300 personnes avaient en outre été exécutées à la suite de procès sommaires, dont le Premier ministre réformateur Imre Nagy.

Dans un récent sondage de l’institut Levada la moitié des Russes interrogés estimaient que l’URSS a eu raison d’écraser le Soulèvement de Budapest.

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