Israël en guerre - Jour 290

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Les activistes appellent à l’arrêt de toute activité dimanche, exigeant des élections

Les grandes entreprises autorisent leurs employés à manifester ; les anti-gouvernement prévoient de bloquer les autoroutes et appellent le leader de la Histadrout à faire grève

Des manifestations anti-government réclamant des élections législatives immédiates, à la jonction d'Amiad dans le nord d'Israël, le 6 juillet 2024. (Crédit : Shay Zeltzer/Mouvement de protestation pour la démocratie)
Des manifestations anti-government réclamant des élections législatives immédiates, à la jonction d'Amiad dans le nord d'Israël, le 6 juillet 2024. (Crédit : Shay Zeltzer/Mouvement de protestation pour la démocratie)

Des groupes anti-gouvernement ont annoncé une « journée de perturbation » dimanche pour exiger des élections législatives anticipées, alors qu’Israël marque les dix mois qui se sont écoulés depuis le 7 octobre. 116 personnes qui avaient été enlevées lors du pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas sont toujours en captivité dans la bande de Gaza.

Les manifestations de dimanche s’inscriront dans le cadre de la « semaine de résistance » que les groupes de protestataires ont lancée lors de leurs manifestations hebdomadaires du samedi soir. Les manifestants ont déclaré qu’ils bloqueraient les principaux axes routiers dimanche, notamment les routes 2, 4 et 6, et qu’ils organiseraient des rassemblements dans tout le pays, dont le point culminant sera une manifestation de masse devant les quartiers généraux de l’armée de la Kirya, à Tel Aviv.

La manifestation de Kirya suivra un rassemblement devant les bureaux de l’organisation syndicale de la Histadrout, à Tel Aviv, pour demander à la plus grande fédération de travailleurs d’Israël de faire grève en solidarité avec les groupes de protestation qui demandent au gouvernement de démissionner. Une manifestation est également prévue dimanche matin devant la maison de Kiryat Ono du chef de la Histadrout, Arnon Bar-David, qui a déjà fait part de son soutien aux manifestations anti-gouvernement.

Certaines grandes entreprises israéliennes, principalement dans les secteurs de la haute technologie et de la finance, ont déclaré qu’elles autoriseraient leurs employés à prendre des congés pour participer aux manifestations, annoncées fin juin par des groupes anti-gouvernement.

Les manifestations marqueront exactement neuf mois après les massacres du Hamas du 7 octobre, au cours duquel quelque 3 000 terroristes ont fait irruption en Israël par voie terrestre, aérienne et maritime, tuant près de 1 200 personnes et prenant 251 otages, pour la plupart des civils. Ils avaient commis de nombreux actes de brutalité et des violences sexuelles à grande échelle.

Des groupes de protestation se sont rassemblés chaque semaine depuis le début de l’année 2023, quand le gouvernement avait présenté son plan d’affaiblissement du système judiciaire. Les manifestations se sont interrompues pendant quelques semaines après le 7 octobre avant de revenir en force pour demander de nouvelles élections, affirmant que le gouvernement a l’obligation morale de regagner la confiance du peuple après avoir échoué à éviter le plus grand massacre de l’Histoire du pays.

Des manifestants anti-gouvernement bloquant l’autoroute Ayalon à Tel Aviv alors que la police utilise des canons à eau contre eux le 6 juillet 2024. (Crédit : Lior Segev/Mouvement de protestation pour la démocratie en Israël)

Ces derniers mois, la principale manifestation anti-gouvernement à Tel Aviv a eu lieu en même temps que le rassemblement du Forum des familles des otages et disparus appelant à la libération de leurs proches. Au milieu de la guerre, les groupes de protestation ont également renforcé leur opposition à la législation exemptant les Haredim étudiant en yeshiva du service militaire, que les critiques décrivent comme un coup de force des partenaires ultra-orthodoxes de la coalition du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Neuf mois se sont écoulés depuis la catastrophe du 7 octobre, et nous avons toujours le même gouvernement, qui a été à l’origine de cet échec inconcevable », a déclaré Eran Schwartz, directeur exécutif de la coalition de groupes de protestation « Libres sur notre terre », dans un communiqué, affirmant que les ministres abandonnaient les otages, pratiquaient la discrimination et « s’accrochaient à leur fauteuil à tout prix ».

« Dimanche, nous demanderons à la population de fermer le pays, car cette réalité doit changer », a-t-il ajouté. « Nous ne nous arrêterons pas tant qu’une date n’aura pas été fixée pour les élections et que le pays ne sera pas remis sur les rails du rétablissement, de l’unité et de l’espoir ».

116 des 251 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre sont toujours à Gaza, mais tous ne sont pas en vie. Une trêve d’une semaine, fin novembre, a permis la libération de 105 civils détenus par le Hamas, et quatre otages ont été libérés avant cela.

Au total, sept otages ont été sauvés vivants par Tsahal, et les corps de 19 otages ont également été retrouvés, dont trois ont été tués par erreur par l’armée.

L’armée a confirmé la mort de 42 des otages encore détenus par le Hamas, citant de nouveaux renseignements et de nouvelles découvertes obtenus par les troupes opérant dans la bande de Gaza.

Une personne est encore portée-disparue depuis le 7 octobre. Son sort reste indéterminé.

Le Hamas détient également les corps sans vie de deux soldats tombés au combat, Oron Shaul et Hadar Goldin, depuis 2014, ainsi que deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore en vie après être entrés dans la bande de leur propre gré en 2014 et en 2015 respectivement.

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