Les adieux d’Israël au « combattant sans peur » Binyamin Ben-Eliezer
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Les adieux d’Israël au « combattant sans peur » Binyamin Ben-Eliezer

Peres affirme que son ancien collègue travailliste est ‘planté au plus profond de la terre d’Israël’

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l'enterrement de l'ancien membre du parlement Binyamin 'Fuad Ben-Eliezer, qui est décédé dimanche à l'âge de 80 ans, le 30 août 2016 (Crédit : Miriam Alster / Flash90)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l'enterrement de l'ancien membre du parlement Binyamin 'Fuad Ben-Eliezer, qui est décédé dimanche à l'âge de 80 ans, le 30 août 2016 (Crédit : Miriam Alster / Flash90)

Des centaines de personnes se sont rendues à Holon mardi pour les funérailles de l’ancien député, ministre et général Binyamin (Fouad) Ben-Eliezer, qui est décédé dimanche à l’âge de 80 ans.

« J’ai beaucoup de souvenirs de lui tandis que nous disons au revoir avec gratitude et tête baissée », a déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu dans son éloge. Se référant à Ben-Eliezer par son surnom, le Premier ministre a poursuivi : « la première fois que j’ai entendu son nom, c’était quand j’étais un jeune soldat au Sayeret Matkal [une unité d’élite de reconnaissance de l’armée] et la renommée de Fuad comme commandant l’a précédée – il était bien connu ».

« J’aimais Fuad », a ajouté Netanyahu « et je me permets de parler aux noms de vous tous. Nous avons adoré Fuad ».

Ben-Eliezer, dit-il, « a compris le sens de la souveraineté juive et y a contribué au cours de son service au Tsahal et plus tard dans ses années de service au sein du gouvernement. C’était une personne authentique et je suis très impressionné par cela ».

L’ancien président Shimon Peres a également rendu hommage à son collègue au parti travailliste, l’appelant « une personne des personnes … un commandant bien-aimé … un combattant intrépide contre le terrorisme ».

« Fuad », a-t-il poursuivi, « vous êtes planté profondément dans les terres d’Israël. Vous avez construit ses routes, avez défendu ses frontières et ses villes ».

Peres a également souligné la popularité de Ben-Eliezer qui a transcendé son affiliation travailliste.

« Nous sommes venus prendre congé de vous, de la droite et de la gauche, des religieux aux laïcs ; amis de tous les courants [idéologiques] et les partis ; les représentants des différentes religions. Nous sommes venus pour vous dire merci pour votre contribution à la sécurité du pays, pour les graines de l’espoir que vous avez répandues, pour votre humanité ».

Yariv Ben-Eliezer, le fils du défunt politicien, a fait écho à ce sentiment dans son éloge funèbre, racontant que « tant de gens me disent que ‘ce n’est pas seulement votre père’ ».

D’origine irakienne Ben-Eliezer, un général de carrière, un homme politique et le leader du parti travailliste, a été impliqué dans des allégations de corruption dans ses dernières années. Il était soigné à l’hôpital Ichilov à Tel Aviv quand il est décédé suite à des complications découlant d’un traitement de dialyse.

Les hommages des politiciens, des fonctionnaires, des amis et d’autres personnes ont abondé depuis la mort de Ben-Eliezer. Juste un personnage public – un ancien ministre travailliste Yossi Beilin – a dérogé aux commentaires élogieux quand il a dit sur la Première chaîne dimanche qu’il se rappelait de Ben-Eliezer comme d’ « un homme politique destructeur et agressif ».

Ben-Eliezer laisse derrière lui son épouse et ses cinq enfants.

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