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Les adjoints de Kamala Harris affirment aux groupes juifs qu’elle est pro-Israël

L'équipe de la vice-présidente américaine a insisté sur le fait que son engagement envers Israël était "inébranlable"

La vice-présidente américaine Kamala Harris, au centre, brandit une pancarte "Mason Votes" en direction des étudiants lors de sa visite d'une campagne d'inscription des électeurs à l'Université George Mason de Fairfax, en Virginie, le mardi 28 septembre 2021. (Crédit : AP Photo/Jacquelyn Martin)
La vice-présidente américaine Kamala Harris, au centre, brandit une pancarte "Mason Votes" en direction des étudiants lors de sa visite d'une campagne d'inscription des électeurs à l'Université George Mason de Fairfax, en Virginie, le mardi 28 septembre 2021. (Crédit : AP Photo/Jacquelyn Martin)

Le bureau de la vice-présidente américaine Kamala Harris s’est employé à limiter les dégâts jeudi après qu’elle n’a pas répliqué à une étudiante dans une faculté qui a accusé Israël de « génocide ethnique ».

Deux groupes juifs ont déclaré que les assistants de Mme Harris les avaient contactés pour les assurer de la bonne foi pro-israélienne de la vice-présidente, et le média Politico a rapporté que le représentant démocrate Ted Deutch, qui est Juif et un ardent défenseur d’Israël au Congrès, avait reçu un appel similaire.

Le Democratic Majority for Israel (DMFI), un groupe centriste qui cherche à renforcer le soutien à Israël au sein du Parti démocrate, a déclaré dans un communiqué : « Nous sommes heureux que les adjoints de la vice-présidente Harris nous aient contactés aujourd’hui pour confirmer ce que nous savions déjà : son ‘engagement en faveur de la sécurité d’Israël est inébranlable’ et elle ‘n’est pas du tout d’accord avec la manière dont l’étudiante de George Mason caractérise Israël’. »

« Le DMFI apprécie le soutien ferme que le président Biden et la vice-présidente Harris ont apporté aux questions qui inspirent nos membres », ajoute le communiqué.

Le PDG de l’Anti-Defamation League, Jonathan Greenblatt, a tweeté : « Je viens de parler avec le bureau de la @VP. Je suis heureux de l’entendre confirmer qu’elle est fière de son soutien à Israël et qu’elle sait que l’affirmation selon laquelle Israël commet un ‘génocide ethnique’ est manifestement fausse. J’attends avec impatience que les choses soient clarifiées afin qu’il n’y ait aucune ambiguïté sur le fait que les propos de cette étudiante étaient haineux ou faux. »

Mercredi, Harris a donné une conférence sur le droit de vote à une classe de l’Université George Mason en Virginie, puis a répondu aux questions des étudiants, dont l’une a déclaré que « beaucoup d’argent des contribuables est alloué au financement de l’armée, que ce soit pour soutenir celle d’Arabie saoudite ou celle en Palestine ».

L’étudiante a poursuivi en notant ce qu’elle a décrit comme des « chiffres astronomiques » lors des manifestations pro-palestiniennes de l’été, faisant apparemment référence aux manifestations organisées pendant le conflit de mai entre Israël et les groupes terroristes de Gaza.

« Mais il y a quelques jours à peine, des fonds ont été alloués pour continuer à soutenir Israël, ce qui me fait mal au cœur car il s’agit d’un génocide ethnique et d’un déplacement de population – le même qui s’est produit en Amérique – et je suis sûre que vous êtes au courant de cela », a-t-elle déclaré.

La semaine dernière, la Chambre des représentants des États-Unis a approuvé, par un vote de 420 voix contre 9, un financement d’un milliard de dollars pour le système israélien de défense antimissile du Dôme de Fer. La mesure, que l’administration Biden soutient, doit encore être approuvée par le Sénat.

L’étudiante a terminé ses remarques en affirmant : « Je sens juste que je dois soulever cette question parce qu’elle affecte ma vie et les personnes auxquelles je tiens vraiment… »

Le leader de Yesh Atid, Yair Lapid, rencontre la sénatrice de l’époque, Kamala Harris, lors de sa visite en Israël en 2017. (Autorisation)

« Je suis heureuse que vous l’ayez fait », a déclaré Harris en réponse. « Et encore une fois, il s’agit du fait que votre voix, votre perspective, votre expérience, votre vérité ne doivent pas être supprimées et qu’elles doivent être entendues, n’est-ce pas ? Et l’une des choses pour lesquelles nous nous battons dans une démocratie, c’est qu’une démocratie est la plus forte lorsque tout le monde y participe… »

Elle a ajouté peu après que « nous avons encore des débats sains dans notre pays sur ce qui est la bonne voie à suivre, et la voix de personne ne devrait être tue à ce sujet ».

Le bureau de la vice-présidente n’a pas publié de commentaire sur cet échange, critiqué par certaines personnalités républicaines.

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