Les allocations auraient couté 39 milliards de shekels à l’État pendant la crise
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Les allocations auraient couté 39 milliards de shekels à l’État pendant la crise

Plus de 200 000 personnes devraient cesser de percevoir des allocations après l'adoption de changements radicaux dans le programme d'indemnisation

Un homme fait la queue à l'entrée d'une agence de l'Institut national d'assurance dans le centre-ville de Jérusalem, le 21 septembre 2020. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Un homme fait la queue à l'entrée d'une agence de l'Institut national d'assurance dans le centre-ville de Jérusalem, le 21 septembre 2020. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Israël a versé plus de 39 milliards de shekels en allocations de chômage depuis le début de l’épidémie de COVID, selon les chiffres du Bitoua’h Léoumi, l’Institut national de la sécurité sociale.

Les allocations ont été versées à 1,2 million d’Israéliens qui ont perdu leur revenu en raison de la pandémie, a rapporté la Douzième chaîne jeudi soir, sur la base de ces chiffres. De mars à la fin 2020, les allocations chômage ont coûté à l’État 23,5 milliards de shekels, et 15,5 milliards de shekels ont été versés jusqu’à présent en 2021.

Le modèle de chômage promulgué en mars 2020 a pris fin jeudi après que la Knesset a voté pour actualiser le programme et réduire considérablement les prestations. En vertu de la nouvelle loi, la majorité des Israéliens de moins de 45 ans cesseront de recevoir des prestations. Ceux qui ont plus de 45 ans verront leur niveau de paiement actuel réduit, et leurs prestations se poursuivront jusqu’à la fin du mois d’octobre.

Selon la Douzième chaîne, plus de 200 000 personnes ont cessé de recevoir des prestations au 1er juillet dans le cadre du nouveau plan, et environ 182 000 personnes continueront à les percevoir pendant un certain temps.

Selon l’Institut national de la sécurité sociale, toute personne qui se retrouve au chômage après le 1er juillet sera indemnisée conformément à la législation standard sur le chômage qui existait avant la loi COVID. Mais la période pendant laquelle un employé doit avoir travaillé avant de pouvoir prétendre au chômage a été ramenée de 12 à 6 mois.

Le ministre des Finances, Avigdor Liberman, avait fait pression pour que des changements radicaux soient apportés au modèle de chômage existant afin de pousser les gens – en particulier les jeunes – à retourner au travail.

Capture d’écran d’une interview du leader d’Yisrael Beytenu, le député Avigdor Liberman, lors d’un entretien avec la Douzième chaîne, le 29 décembre 2020. (Crédit : Douzième chaîne)

Selon Liberman, cette mesure contribuera à combler quelque 130 000 postes vacants, alors que l’économie a repris vie avec la quasi-éradication du coronavirus.

Le Bureau central des statistiques a annoncé le mois dernier qu’il y avait 133 000 postes vacants en mai, le chiffre le plus élevé depuis que les statistiques ont commencé à être tenues en 2009.

Parallèlement, le nombre de chômeurs est passé de 203 700 à 209 300 en mai. Toutefois, le nombre de personnes privées d’emploi en raison du coronavirus est passé de 118 900 en avril à 69 800 en mai, selon les chiffres du Bureau.

Le directeur général de l’Institut national de la sécurité sociale, Meir Spiegler, a déclaré à la Douzième chaîne que la nouvelle loi « est équilibrée, progressive et apporte une solution à un certain nombre de populations qui ont connu la crise et qui n’ont pas encore réussi à intégrer le marché du travail ».

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