Les auteurs du film « Good Boys » sont prêts pour leur gros plan
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Les auteurs du film « Good Boys » sont prêts pour leur gros plan

Après avoir travaillé sur ‘The Office’ et ‘Hello Ladies,’ le duo juif Lee Eisenberg et Gene Stupnitsky sortent un nouveau film qui pourrait les rendre célèbres

Gene Stupnitsky, en casquette, et Lee Eisenberg sur le tournage de Good Boys. (Crédit : Ed Araquel/Universal Pictures/via JTA)
Gene Stupnitsky, en casquette, et Lee Eisenberg sur le tournage de Good Boys. (Crédit : Ed Araquel/Universal Pictures/via JTA)

JTA — Lee Eisenberg et Gene Stupnitsky ont des carrières qui en ont fait rêver beaucoup à Hollywood.

Peu après avoir décroché leurs diplômes et s’être installés à Los Angeles, ils se sont associés pour rejoindre l’équipe d’écriture de « The Office », forts d’un script pour la télévision qu’ils avaient écrit ensemble. Après avoir contribué à la série pendant plusieurs saisons, ils ont co-créé la série humoristique « Hello Ladies » sur HBO avec Stephen Merchant (le co-créateur de la version originale britannique de « The Office »).

Le duo a également travaillé avec Harold Ramis sur la comédie préhistorique « Year One » et écrit le film « Bad Teacher », qui réunit à l’écran Cameron Diaz et Justin Timberlake.

Malgré tout cela, ils sont passés assez inaperçus. Mais cela va probablement changer une fois que leur dernière oeuvre en date, « Good Boys », sortira en salles.  Il s’agit d’un film interdit aux mineurs, qui parle de trois jeunes collégiens qui se retrouvent empêtrés dans une série de péripéties en route vers une « kissing party », où l’une de leur chérie sera.

Si cela vous rappelle « SuperGrave », c’est pour une raison très simple. « Good Boys » est produit par nul autre que Seth Rogen et Evan Golberg, le duo juif qui a écrit en 2007, cette comédie. Eisenberg et Stupnistsky ont écrit le scénario de « Good Boys » et Stupnitsky l’a mis en scène.

Le film jouit déjà des critiques assez positives, qui affirment notamment que le script a du cœur, en plus de sa dose habituelle de grossièretés et blagues salaces. Les publicités autour du film jouent sur le fait que ses propres acteurs sont trop jeunes pour regarder ce film pour adultes. Dans la bande annonce, Rogen l’explique aux trois jeunes acteurs.

« C’est ridicule ! », s’exclame Brady Noon, qui joue Thor (oui, c’est son nom, pas son surnom) à l’intention de Rogen.

« C’est ridicule ! », répond Rogen. « Tu peux le dire. Mais tu ne peux pas te regarder le dire. »

Dans Variety, Dave McNary s’est demandé si « Good Boys » pourrait être le succès qui ressuscitera la comédie à succès, qui a connu une baisse, en termes de vente, depuis la sortie de « SuperGrave », il y a 12 ans.

Mais Eisenberg et Stupnitsky ont assuré que s’ils étaient fan de Rogen et Goldberg, ils n’avaient pas « SuperGrave » en tête quand ils ont écrit « Good Boys ».

« Nous pensions plutôt à « South Park » et à « Very Bad Trip », mais avec des gosses. A plein de films, mais avec des gosses », a expliqué Stupnitsky .

Eisenberg a ajouté que les classiques pour enfants des années 80, comme « Compte sur moi » et « Les Goonies », ont également été une source d’inspiration.

Si certains détails drôles de « Good Boys » sont basés sur de véritables épisodes de la vie de ses auteurs, comme la scène dans laquelle les pré-ados trouvent des sex toys dans la chambre de leur parents, ce qui a été le cas d’Eisenberg dans la chambre des parents d’un ami au primaire, ils cherchaient davantage à capturer l’anxiété liée au fait de grandir.

« Lee et moi-même ne buvions pas de bières en 6ème. C’était plutôt Seth et Evan », a plaisanté Stupnitsky. « Mais il ne s’agit pas tant de ce que je faisais que de ce que je ressentais. Tout est confus à cet âge… C’est une drôle de période de la vie, et nous avons essayé de restituer cette impression. »

Gene Stupnitsky, en casquette, et Lee Eisenberg sur le tournage de Good Boys. (Crédit : Ed Araquel/Universal Pictures/via JTA)

Au téléphone depuis Los Angeles, ils s’interrompent mutuellement avec la facilité qu’ils cultivent depuis 20 ans. Stupnitsky, 41 ans, est né à Kiev, en Ukraine, mais a immigré avec ses parents à Chicago quand il avait 9 mois. Eisenberg, également 41 ans, est né dans une banlieue de Chicago et a fréquenté une école du réseau Solomon Schechter de la maternelle jusqu’à la 4ème.

Les grands-parents de Stupnitsky étaient des Juifs pratiquants, mais ses parents un peu moi. Il a tout de même grandi avec un sens de l’identité juive, et a célébré sa bar-mitsva.

« Le communisme était la religion d’Etat », a-t-il dit au sujet de l’ex-URSS.

Eisenberg, de son côté, se souvient s’être échappé en plein voyage scolaire pour manger un hot-dog non casher, pour ensuite craindre que sa vie était fichue.

« Rien ne me parait plus Juif que cela », a-t-il dit.

Ils se sont rencontrés à Los Angeles et sont devenus « les premiers et seuls » amis » l’un de l’autre. Après avoir cohabité au début des années 2000, ils ont écrit un script pour le pilote d’une série télévisée. Il s’agissait de deux amis qui vivaient ensemble. Mais au lieu de chercher à percer à Hollywood, les deux amis cherchaient à devenir des magiciens de renom.

Evan Goldberg (g) et Seth Rogen, producteurs de Good Boys,’ au CinemaCon d’Universal Pictures presentation à Las Vegas, le 3 avril 2019. (Crédit : Chris Pizzello/Invision/AP)

La série n’a jamais été produite, mais le script leur a permis de trouver du travail sur « The Office ». Ils ont notamment mis en scène l’épisode dans lequel le personnage principal Michael Scott fonde son propre journal (The Michael Scott Paper Company) et fait une apparition dans l’épisode.

Leur sensibilité humoristique juive les a toujours suivi.

« J’aime bien Chris Hemsworth, mais quand je vois Seth Rogen dans ‘En cloque, mode d’emploi’ ou Harold Ramis dans ‘Ghostbusters’ – il y a rarement un type comme George Clooney dans les films qui nous font rire », a expliqué Eisenberg au sujet des Juifs qui jouent dans les comédies. « Je pense que [les Juifs] se sont toujours sentis un peu comme des outsiders, et cela fait écho. »

« Les Juifs sont probablement les personnes les plus drôles », a ajouté Stupnitsky, mais je pense qu’il y a une raison à cela, et elle est triste – si on ne rit pas, on pleure. »

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