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Les banques instruites sur la gestion des risques financiers liés au climat

Selon l'autorité de surveillance des banques, il est de plus en plus urgent de s'attaquer au problème du dérèglement climatique

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Ernest Hollis cherchant des objets dans la maison de sa petite-fille qui a été dévastée par les inondations, à Waverly, dans le Tennessee, le 23 août 2021. (Crédit : AP Photo/John Amis)
Ernest Hollis cherchant des objets dans la maison de sa petite-fille qui a été dévastée par les inondations, à Waverly, dans le Tennessee, le 23 août 2021. (Crédit : AP Photo/John Amis)

Le superviseur des banques de la Banque centrale d’Israël a publié lundi une série de principes opérationnels permettant aux banques de gérer leur exposition aux risques financiers liés au climat.

Yaïr Avidan a noté la prise de conscience en Israël et à l’étranger du potentiel du dérèglement climatique à affecter négativement tout ce qui concerne le crédit, les marchés et la liquidité, les opérations et la réputation, et, dans les cas extrêmes, les sociétés bancaires elles-mêmes, les systèmes financiers entiers et l’économie dans son ensemble.

Son document s’appuie sur les principes publiés il y a un an par le Comité de Bâle, un organisme international qui élabore des normes pour les réglementations bancaires.

La directive israélienne, qui entrera en vigueur dans deux ans afin de donner aux banques le temps de se préparer, énumère 12 principes relatifs à la gouvernance d’entreprise, au contrôle interne, à l’adéquation des fonds propres et à la liquidité, à la gestion des risques, à la surveillance et à la communication d’informations, à l’intégration dans la gestion traditionnelle des risques et à l’analyse de différents scenarii.

Les banques israéliennes sont déjà tenues de divulguer les risques environnementaux auxquels elles sont exposées et de rendre compte au public de la manière dont elles les gèrent.

Pr. Karnit Flug, vice présidente de la recherche et de la politique économique au centre William Davidson à l’Institut israélien de la démocratie. (Autorisation)

Début 2020, un forum des régulateurs de la finance verte a été créé sous la présidence de l’ancienne gouverneure de la Banque d’Israël, Karnit Flug, avec une représentation volontaire des régulateurs financiers, de la Banque d’Israël, du comptable général du ministère des Finances, du Conseil économique national au sein du Bureau du Premier ministre, des ministères de l’Environnement et de la Justice, ainsi que de Daphna Aviram-Nitzan et Erez Sommer de l’Institut israélien de la démocratie (IDI).

Le forum se réunit tous les deux ou trois mois pour échanger des informations et s’informer sur les développements dans le monde liés à la finance et à l’environnement.

Les secteurs de la finance et des affaires sont considérés comme essentiels pour aller vers un avenir plus vert, car ils financent ou sont responsables de la majeure partie des activités qui émettent des gaz à effet de serre – des plateformes pétrolières aux centrales électriques, en passant par les exploitations agricoles et les usines de fabrication.

Environ trois quarts des gaz à effet de serre générés par l’homme proviennent de la combustion de combustibles fossiles, pour l’énergie utilisée dans les bâtiments, les transports et l’industrie. Toutes les entreprises concernées ont besoin d’investissements pour fonctionner.

Yaïr Avidan prenant ses fonctions en tant que superviseur des banques à la Banque centrale d’Israël, le 17 mai 2020. (Autorisation)

Ceux qui sont en mesure de fournir les liquidités – prêts (via des obligations) ou investissements (via des actions) – sont principalement les banques (publiques et privées), les gestionnaires d’actifs et les grands investisseurs institutionnels, tels que les fonds communs de placement, les fonds de pension et les compagnies d’assurance.

Dans un avenir assez proche, les producteurs de pétrole et de gaz et les entreprises qui dépendent des combustibles fossiles devraient perdre de la valeur, ce qui pourrait toucher de plein fouet les investisseurs non préparés.

Cela pourrait se produire, par exemple, lorsque le stockage des énergies renouvelables deviendra plus disponible pour permettre un approvisionnement fiable en énergie et que la demande de combustibles fossiles chutera.

Les actions d’une compagnie pétrolière pourraient soudainement perdre de la valeur si, par exemple, la législation gouvernementale obligeait les entreprises à payer pour leurs propres émissions.

L’investissement dans la construction d’une usine industrielle en bord de mer pourrait être exposé au risque physique de l’élévation du niveau de la mer.

Selon Avidan, « l’urgence de traiter les risques climatiques s’est accrue compte tenu des phénomènes climatiques qui se produisent dans le monde et des données scientifiques qui illustrent l’ampleur du risque climatique ».

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