Les bénéfices nets d’El Al pour le premier trimestre 2025 bondissent de 19 %
Cette nette hausse de la compagnie aérienne nationale intervient alors que de nombreuses compagnies étrangères reprennent progressivement leurs liaisons vers Tel Aviv
Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

La compagnie aérienne nationale israélienne El Al a annoncé mercredi que son bénéfice net avait augmenté de 19 % au cours des trois premiers mois de l’année. Cette hausse intervient alors que de nombreuses compagnies étrangères reprennent progressivement leurs liaisons vers l’aéroport Ben Gurion de Tel Aviv.
El Al a enregistré un bénéfice d’environ 96 millions de dollars au premier trimestre, contre 80,5 millions de dollars à la même période l’an dernier. Son chiffre d’affaires a augmenté de 5 % au cours du trimestre considéré, pour atteindre 774 millions de dollars en glissement annuel.
« Nous clôturons un nouveau trimestre marqué par la croissance et l’amélioration de la rentabilité », a déclaré Dina Ben Tal Ganancia, PDG d’El Al.
« Nous continuons à nous concentrer sur la gestion de notre éventail de destinations et l’augmentation du nombre de vols sur nos principales liaisons, notamment vers l’Amérique du Nord, l’Europe et l’Extrême-Orient. »
Au premier trimestre 2025, la part de marché de la compagnie nationale en termes de fréquentation s’est réduite à 44 %, contre environ 62 % à la même période l’an dernier, lorsque la plupart des compagnies étrangères avaient suspendu leurs vols vers Israël.
Le coefficient de remplissage d’El Al, qui correspond à la part des sièges vendus, a augmenté pour atteindre 94,3 % au cours du trimestre considéré, contre 92,6 % l’année précédente.
Le bénéfice net annuel d’El Al en 2024 a presque quintuplé et a atteint un niveau record d’environ 545 millions de dollars, de nombreuses compagnies aériennes étrangères ayant suspendu leurs liaisons avec Israël en raison des combats contre le Hamas et autres groupes terroristes soutenus par l’Iran à Gaza, au Liban et au Yémen.
La compagnie a été accusée de pratiquer des prix abusifs et d’exercer parfois un quasi-monopole.







