Les cas de virus en Israël passent les 11 000 – une première en plus d’un mois
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Les cas de virus en Israël passent les 11 000 – une première en plus d’un mois

Le ministre adjoint de la Santé déclare que le couvre-feu de Hanoukka est toujours d'actualité

Des professionnels de la santé prélèvent des échantillons dans une station de dépistage mobile, à Lod, le 1er décembre 2020. (Yossi Aloni/Flash90)
Des professionnels de la santé prélèvent des échantillons dans une station de dépistage mobile, à Lod, le 1er décembre 2020. (Yossi Aloni/Flash90)

Mercredi matin, les données du ministère de la Santé ont fait état de 1 182 nouveaux cas de coronavirus diagnostiqués en Israël un jour plus tôt.

Le nombre de cas actifs dans le pays s’élève à 11 072, le chiffre le plus élevé depuis le 30 octobre.

Parmi eux, 266 patients étaient dans un état grave, dont 94 sous respirateur. Soixante-sept autres étaient dans un état modéré et les autres présentaient des symptômes légers ou n’en présentaient pas.

Le nombre d’infections depuis le début de la pandémie est passé à 338 591. Le nombre de décès est resté stable à 2 877, sans qu’aucun décès pendant la nuit n’ait été signalé.

Des clowns portant des équipements de protection divertissent un patient COVID-19 dans le service de soins intensifs pour les patients atteints de coronavirus au centre médical Shaare Zedek à Jérusalem, 23 novembre 2020. (AP Photo/Oded Balilty)

Les tests ont atteint leur plus haut niveau de la semaine avec 62 734 tests effectués mardi, et 1,9 % sont revenus positifs, une légère baisse par rapport aux derniers jours.

Mercredi matin, le ministre adjoint de la Santé, Yoav Kisch, a déclaré que les fonctionnaires réfléchissaient encore à la recommandation d’un couvre-feu national pour endiguer les visites familiales pendant Hanoukka et Noël, alors que les nouvelles infections au coronavirus ne cessent d’augmenter.

Le député du Likud Yoav Kisch alors président de la commission des affaires intérieures à la Knesset, le 12 juillet 2018.(Yonatan Sindel/Flash90)

« La question est toujours en discussion. Le ministère de la Santé envisage cette possibilité, mais ce n’est pas une mesure efficace pour réduire la morbidité », a déclaré M. Kisch à la radio de l’armée.

Alors que les autorités sanitaires ont précédemment mis en doute l’efficacité des couvre-feux nocturnes pour freiner la propagation de COVID-19, M. Kisch a déclaré mardi dans une interview à la Douzième chaîne qu’il y a une « logique » à une telle mesure pendant les fêtes pour empêcher les gens de se rassembler à la tombée de la nuit pour allumer ensemble les bougies de Hanoukka.

On ignore si la proposition a reçu l’appui des responsables de la santé ou du cabinet, qui a le dernier mot sur les restrictions. Par le passé, les ministres ont rejeté les propositions du ministère de la Santé concernant certains bouclages et autres réglementations.

Mardi, la Dr Sharon Alroy-Preis, directrice par intérim de la division des services de santé publique du ministère, a déclaré que les fonctionnaires n’avaient pas l’intention de tenter d’imposer un confinement pendant les fêtes d’hiver.

« Nous sommes sur le point de prendre des mesures de restriction – en ce moment, chaque personne malade en contamine plus d’une autre. Il est possible que des mesures limitées puissent ralentir la progression de la maladie, et nous n’aurons pas besoin de mesures importantes », a-t-elle déclaré.

Les déclarations d’Alroy-Preis ont été faites lors d’un point de presse dans lequel elle a averti qu’Israël entrait dans une troisième vague d’infections par le coronavirus, et que les taux d’infection allaient probablement augmenter encore plus.

Alroy-Preis a déclaré que les chiffres de l’infection étaient « très inquiétants ».

« Cette hausse n’inclut pas [celles causées par] l’ouverture des centres commerciaux ou le retour des classes de CM2 et 6e, ce qui signifie qu’il y aura d’autres hausses. C’est le début de la troisième vague », a déclaré Mme Alroy-Preis.

« C’est une urgence », a-t-elle déclaré. Nous recensons de plus en plus de villes « orange » [avec des taux d’infection modérés] ».

Le directeur général du ministère de la Santé, Chezy Levy, (à gauche), et Sharon Elroy-Preis, directrice par intérim de la division des services de santé publique, lors d’une conférence de presse sur le coronavirus, le 8 octobre 2020. (Eyal Basson/ Ministère de la Santé)

« C’est exactement comme ça que la deuxième vague a commencé. Beaucoup de malades viennent des zones rouges – c’est un vecteur sérieux », a-t-elle ajouté, en faisant référence aux territoires où le taux d’infection est élevé.

Elle a déclaré que les fonctionnaires étudient la possibilité de rouvrir les hôtels d’isolement pour ceux qui reviennent de l’étranger.

L’avertissement d’Alroy-Preis rejoint celui du responsable de la lutte contre le coronavirus, Nachman Ash, qui a déclaré mardi dernier qu’Israël était en « état d’urgence » en raison d’infections grimpantes.

Le directeur général du ministère de la Santé, Chezy Levy, a toutefois repoussé ces avertissements.

« Nous ne sommes pas dans une situation d’urgence pour le moment », a déclaré M. Levy à la Douzième chaîne. « La hausse de la morbidité nous y amènera probablement, peut-être même à grands pas, mais nous n’en sommes certainement pas encore là ».

Levy a également déclaré au radiodiffuseur public Kan qu’il ne pense pas que le gouvernement va, ou peut nécessairement, interdire les voyages en Turquie, après que des rapports ont indiqué que le Conseil de sécurité nationale étudiait une telle mesure.

Selon Mme Alroy-Preis, bien que les principales zones d’infection se situent dans la communauté arabe, les chiffres sont également élevés dans la population générale.

Le premier patient enrôlé dans l’essai clinique du vaccin anti-COVID de Pfizer à la faculté de médecine de l’université du Maryland à Baltimore, le 4 mai 2020. (Autorisation : Faculté de médecine de l’université du Maryland via AP, File)

Elle a également déconseillé de compter sur l’arrivée prochaine d’un vaccin en Israël.

« Nous allons probablement devoir passer l’hiver avec la plupart des Israéliens qui ne seront pas vaccinés », a-t-elle déclaré.

La recrudescence des infections est due au fait que le gouvernement continue de lever bon nombre des restrictions qui étaient en place lors du deuxième confinement national, les lycéens retournant en classe dimanche et certains centres commerciaux ayant été autorisés à rouvrir la semaine dernière.

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