Les chemins de fer hollandais résistent au dédommagement d’un survivant de la Shoah
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Les chemins de fer hollandais résistent au dédommagement d’un survivant de la Shoah

Des documents découverts en 2015 montrent que la compagnie a facturé les autorités allemandes pour le transport des Juifs vers des camps de transit

Mémorial de Westerbork, camp de transit pour les Juifs néerlandais déportés vers l'Allemagne. (Crédit : Patricia Hofmeester/Shutterstock.com)
Mémorial de Westerbork, camp de transit pour les Juifs néerlandais déportés vers l'Allemagne. (Crédit : Patricia Hofmeester/Shutterstock.com)

La compagnie nationale des chemins de fer des Pays-Bas a répondu à une demande de restitution d’un survivant de la Shoah en le renvoyant à son service client, qui lui a dit qu’il ne pouvait pas trouver son dossier.

Salo Muller, qui était un petit garçon quand il a été séparé de ses parents il y a 75 ans à Amsterdam, avant qu’ils ne soient assassinés dans les chambres à gaz d’Auschwitz, a fondé sa demande sur des documents découverts en 2015, dans lesquels la compagnie, Nederlandse Spoorwegen (NS), facture les autorités allemandes pour le transport des Juifs vers des camps de transit.

L’entreprise a gagné l’équivalent d’au moins 2,7 millions de dollars de ces transports, avec un système de paiement par individu, a annoncé lundi la télévision publique, au jour du 75e anniversaire des premiers transports de Juifs vers le camp de transit de Westerbork, dans le nord des Pays-Bas.

NS s’est excusé pour son rôle dans le meurtre de 75 % de la population juive du pays d’avant-guerre, qui comptait environ 140 000 personnes.

Elle finance également différents projets de commémoration, dont un musée mémorial à Westerbork pour plus d’un million de dollars.

NS a cependant résisté aux demandes de dédommagement des victimes et de leurs héritiers, contrairement à son homologue française, la SNCF, qui a payé 60 millions de dollars en 2015.

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