Les directives du ministère de la Santé pour sonner le shofar
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Les directives du ministère de la Santé pour sonner le shofar

Une note suggère de recouvrir l'extrémité de la corne avec un masque pour empêcher la propagation des gouttelettes et de souffler dans l'instrument vers une fenêtre ouverte

Un Israélien souffle dans le Shofar au marché de la ville de Safed, dans le nord du pays, le 16 septembre 2020 (Crédit : David Cohen/Flash90)
Un Israélien souffle dans le Shofar au marché de la ville de Safed, dans le nord du pays, le 16 septembre 2020 (Crédit : David Cohen/Flash90)

Le ministère de la Santé a émis, jeudi, des directives concernant l’utilisation du shofar pendant les grandes fêtes, recommandant vivement de prendre des précautions pour faire en sorte que cet instrument traditionnel ne devienne pas un instrument de propagation du coronavirus.

La publication de cette note établissant des mesures survient en amont d’un confinement de trois semaines qui commencera vendredi à 14h, quelques heures avant le début de Rosh HaShana, la nouvelle année juive. Il restera effectif pendant les fêtes de Yom Kippour et de Souccot.

Tandis que ces mesures interdisent aux Israéliens de se rendre à plus d’un kilomètre de chez eux – sauf pour répondre à leurs besoins essentiels – exception a été faite pour les chantres et pour les souffleurs de shofar.

« Pour souffler dans le shofar, il est nécessaire d’exhaler de toutes ses forces l’air qui sort de la bouche pour faire résonner la corne. L’air est comprimé du côté de l’embout du shofar et il sort avec force à l’autre extrémité. Il y a donc des raisons de craindre qu’il y ait des gouttelettes, et même une dispersion aérosol lorsqu’on souffle dans le shofar », précisent les directives du ministère de la Santé.

Le ministère a exprimé ses craintes que des porteurs asymptomatiques de la maladie puissent souffler dans le shofar en ignorant être infectés, projetant des particules susceptibles de contaminer les fidèles.

Un Juif souffle dans le shofar lors d’une prière au mur Occidental, dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 16 septembre 2020. (Crédit : AP Photo/Sebastian Scheiner)

Les mesures demandent aux personnes soufflant dans le shofar de se tenir à au moins quatre mètres des autres, si possible, précisant que si elles sont dans l’incapacité de maintenir la distanciation sociale, elles sont tenues de recouvrir l’extrémité extérieure du shofar de manière à empêcher les gouttelettes de se propager.

« Il est recommandé de recouvrir le Shofar d’un masque qui restera étroitement serré à l’aide d’un ruban à caoutchouc », précise le document.

Parmi les autres suggestions, il est demandé de souffler dans le shofar dans un espace en plein air plutôt que dans une synagogue et, dans les espaces fermés, de tourner la corne vers une fenêtre ouverte et non en direction des fidèles.

Le ministère a également appelé les souffleurs de shofar à apporter leurs instruments personnels et à ne pas utiliser ceux des synagogues.

La note a été signée par la docteure Sharon Elrai, cheffe de la division des services de santé publique au ministère de la Santé.

Un homme souffle dans un Shofar avec un masque dans une synagogue de l’implantation d’Efrat, en Cisjordanie, le 21 août 2020. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

Certaines des directives émises font écho aux recommandations qui avaient été faites par un éminent virologue israélien et un groupe de synagogues américaines, qui avaient prôné de recouvrir le shofar d’un masque.

Cette corne est traditionnellement utilisée lors des services de Rosh HaShana et de Yom Kippour, ainsi que pendant le mois juif précédant les grandes fêtes. La plus grande partie des congrégations, cette année, ne souffleront dans le shofar qu’au second jour de Rosh HaShana, le premier jour tombant lors d’une journée de Shabbat.

En amont du confinement pendant les fêtes, le gouvernement a diffusé une liste de règles que devront respecter les Israéliens pendant la fermeture du pays. Les services de prière seront autorisés mais limités en ampleur dans le cadre de l’interdiction émise sur les vastes rassemblements.

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