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Les dirigeants libanais doivent apporter de « vrais changements », prévient Ryad

Le ministre saoudien des Affaires étrangères a estimé que le pays devait "affronter ses problèmes structurels économiques mais aussi politiques"

Le ministre des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, le prince Fayçal bin Farhane, assiste à une réunion à Athènes, le 24 janvier 2020. (Crédit : Petros Giannakouris / AP)
Le ministre des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, le prince Fayçal bin Farhane, assiste à une réunion à Athènes, le 24 janvier 2020. (Crédit : Petros Giannakouris / AP)

L’Arabie saoudite a appelé vendredi le Liban à entreprendre des changements profonds pour éviter les graves violences comme celles qui ont endeuillé Beyrouth la veille.

« Les événements des deux derniers jours nous montrent que le Liban a besoin de vrais changements, de changements sérieux », a dit le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Fayçal ben Farhane, en visite à Washington.

Il a estimé que le pays devait « affronter ses problèmes structurels économiques mais aussi politiques ».

« Cela incombe à nul autre qu’aux dirigeants libanais », a-t-il insisté devant des journalistes. « Ils doivent montrer qu’ils veulent vraiment sortir le Liban du marasme dans lequel il se trouve. Pour l’instant, nous n’avons pas constaté une telle détermination. »

Le centre de Beyrouth a été secoué jeudi par les plus violents affrontements depuis des années au Liban, qui ont fait sept morts et ravivé le spectre de la guerre civile. Les violences ont éclaté en marge d’une manifestation organisée par l’organisation terroriste chiite pro-iranienne du Hezbollah et son allié, le mouvement Amal, pour exiger le remplacement du juge, Tarek Bitar, chargé de l’enquête sur la gigantesque explosion au port de Beyrouth le 4 août 2020 ayant entraîné plus de 200 morts.

Des partisans du groupe chiite Amal tirent des coups de feu en l’air pendant les funérailles de Hassan Jamil Nehmeh, qui a été tué pendant les affrontements, dans la banlieue sud de Beyrouth, à Dahiyeh, au Liban, vendredi 15 octobre 2021. (Crédit : AP Photo/Bilal Hussein)hezb

Le Hezbollah a accusé le parti chrétien des Forces Libanaises d’avoir « délibérément provoqué un massacre », afin d’entraîner « une nouvelle guerre civile ».

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