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Les Eglises de Jérusalem appellent à la « coopération » d’Israël avant Pâques

La Semaine sainte, qui culmine avec Pâques, s'ouvre dimanche pour les Eglises suivant le calendrier grégorien et le 8 avril pour celles restées fidèles au calendrier julien

La façade de l'époque des croisés de l'église du Saint-Sépulcre dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 11 avril 2022. (Crédit : Amanda Borschel-Dan/Times of Israel)
La façade de l'époque des croisés de l'église du Saint-Sépulcre dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 11 avril 2022. (Crédit : Amanda Borschel-Dan/Times of Israel)

Les principales Eglises chrétiennes de Jérusalem ont appelé vendredi Israël à la « coopération » pour garantir la sécurité et les libertés religieuses des chrétiens en Terre sainte à l’approche de Pâques, alors qu’elles s’alarment d’une « escalade de violence ».

Comme en 2022, les Pâques chrétiennes et la Pâque juive tombent cette année pendant le mois du ramadan, et ces temps forts pour chacun des trois monothéismes sont l’occasion de grands rassemblements dans la Vieille Ville de Jérusalem.

L’an dernier, de violents heurts avaient éclaté dans cette partie de la Ville sainte.

Dans un communiqué commun, les « patriarches et dirigeants des Eglises à Jérusalem » demandent aux « autorités responsables de travailler en coopération et conjointement avec [eux] afin d’assurer la sécurité, l’accès et la liberté de religion de la communauté chrétienne locale et des millions de pèlerins chrétiens qui visitent chaque année la Terre sainte ».

« Depuis plus d’un an », des églises sont devenues « des cibles d’attaques », des « lieux saints et des cimetières ont été profanés » et des « milliers de croyants » ont été empêchés de participer à des cérémonies, ajoute le texte, qui dénonce « une escalade de violence » sans en accuser personne mais déplore les « épreuves » qu’endurent les communautés chrétiennes.

Nombre de chrétiens de Jérusalem se plaignent d’agressions quasi-quotidiennes, allant de graffitis malveillants à des profanations de sanctuaires ou des agressions physiques qu’ils imputent à des groupes extrémistes juifs, pour lesquels, disent-ils, l’impunité est la règle et ce, d’autant plus que des ministres d’extrême droite siègent au gouvernement israélien depuis fin décembre.

En avril 2021, le patriarcat orthodoxe avait vivement dénoncé des violences et les restrictions de la police israélienne pendant la cérémonie du « feu sacré » dans l’église du Saint-Sépulcre, construite selon la tradition sur le site où les chrétiens situent l’épisode de la crucifixion de Jésus, de sa mise au tombeau et de sa résurrection.

Donald Binder, aumônier de l’archevêché anglican à Jérusalem, craint que ce scénario ne se répète et que les chrétiens ne puissent accéder à leurs lieux saints pour Pâques.

Il y voit une « discrimination claire » des autorités israéliennes envers les chrétiens, alors qu’en parallèle, « des dizaines de milliers » de personnes se rendent au mur des Lamentations et sur l’esplanade des Mosquées, lieux saints juifs et musulmans, a-t-il dit à l’AFP.

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