Les élections législatives en Jordanie fixées au 20 septembre
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Les élections législatives en Jordanie fixées au 20 septembre

Le nouveau chef du gouvernement, Hani Mulqi, est en charge de l'organisation du scrutin

Drapeau jordanien (Crédit : domaine public/Pixabay)
Drapeau jordanien (Crédit : domaine public/Pixabay)

Les élections législatives en Jordanie auront lieu le 20 septembre prochain, a annoncé jeudi la Commission électorale.

Le roi Abdallah II, qui avait dissout fin mai le Parlement au terme de son mandat, avait invité mercredi les autorités à organiser des élections.

Comme le prévoit la Constitution, la dissolution de l’Assemblée a été suivie le 29 mai de la démission du gouvernement du Premier ministre sortant Abdallah Nsour.

Le roi Abdallah II a désigné Hani Mulqi nouveau chef du gouvernement qui sera chargé d’organiser les élections législatives.

Les dernières élections législatives ont eu lieu en 2013.

Elles avaient été boycottées, comme celles de 2010, par le Front de l’action islamique, vitrine politique des Frères musulmans jordaniens et principale force politique de l’opposition.

La confrérie islamiste, déclarée terroriste par Amman, réclamait plus de transparence et la révision du système électoral qui avantageait les candidats des tribus.

La loi électorale a été récemment amendée pour permettre aux partis politiques de présenter des listes, en divisant le pays en 23 circonscriptions.

Le nombre des députés a été également revu à la baisse, passant de 150 à 130, dont 15 sièges réservés aux femmes.

Une source du Front de l’action islamique, a indiqué à l’AFP que le parti « tiendrait une réunion samedi pour décider de sa position » quant à la participation ou non au scrutin.

Tolérée pendant des décennies, la confrérie entretient des relations tendues avec le pouvoir depuis les révoltes du Printemps arabe (2011).

Les Frères musulmans accusent les autorités de chercher à exploiter leurs divisions pour les affaiblir.

Le gouvernement a approuvé en mars 2015 la création d’une formation dissidente, baptisée Association des Frères musulmans, née d’une scission au sein de la confrérie.

La confrérie historique est depuis considérée illégale et les autorités ont fermé fin avril sept de leurs sièges dans plusieurs villes.

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