Les élèves de la 5e à la Seconde reviennent pour la première fois en classe
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Les élèves de la 5e à la Seconde reviennent pour la première fois en classe

Les établissements des zones très touchées par le virus restent fermés

Des lycéens israéliens arrivent dans un lycée d'Ashdod, dans le sud d'Israël, le 29 novembre 2020. (Crédit : Flash90)
Des lycéens israéliens arrivent dans un lycée d'Ashdod, dans le sud d'Israël, le 29 novembre 2020. (Crédit : Flash90)

Ce sont des centaines de milliers d’élèves des classes allant de la 5e à la Seconde qui retourneront en classe dimanche pour la toute première fois depuis plus de deux mois, alors même que les responsables de la santé mettent en garde contre un nouveau confinement dans un proche avenir en raison du nombre de cas de coronavirus qui ne cesse de grimper de façon régulière.

Les établissements scolaires des villes et des villages qui se distinguent par un taux élevé d’infection – les secteurs « rouges » ou « oranges, » selon le système de signalisation mis au point par le gouvernement – n’accueilleront pas, pour leur part, les élèves et les collégiens et lycéens continueront l’enseignement à distance. Mais dans les zones moins touchées, les cours en présentiel pourront recommencer, au moins deux fois par semaine et en groupes n’excédant pas vingt personnes, pour les classes allant de la 5e à la Seconde.

Les élèves allant de la 5e à la Seconde sont restés chez eux depuis le début du confinement national, à la mi-septembre. Depuis la fin du mois d’octobre, le gouvernement a rouvert, petit à petit, le système scolaire, permettant aux petits enfants, puis aux lycéens, de retourner dans leurs établissements plusieurs jours par semaine.

Les restrictions sont strictes dans les classes. Les plus jeunes et les adolescents doivent ainsi porter un masque et se diviser en petits groupes. Si les plus petits vont à l’école cinq fois par semaine, tous les élèves, au-delà du CM2, ne vont dans leurs établissements scolaires qu’à temps partiel – deux à trois fois par semaine – le reste des apprentissages se déroulant sur internet.

Des élèves de l’école Orot Etzion au sein de l’implantation d’Efrat en Cisjordanie, le 1er novembre 2020. (Crédit : Gershon Elinson/Flash90)

L’importante recrudescence des cas de coronavirus dans le pays avait été attribuée à la réouverture des écoles, au mois de mai – et une fois encore en date du 1er septembre.

986 nouveaux cas de coronavirus ont été diagnostiqués samedi, a fait savoir le ministère de la Santé dans un communiqué émis dimanche matin. 25 308 tests ont été effectués, avec un taux de positivité de 3,9 %. Le nombre de tests de dépistage a tendance à baisser pendant le week-end.

Le nombre de cas actifs s’élève à 13 189 et 311 personnes se trouvent actuellement dans un état grave. 344 066 personnes ont attrapé le coronavirus depuis le début de l’épidémie au sein de l’Etat juif.

Il y a eu 2 909 décès des suites d’une forme grave de la COVID-19 en Israël, soit huit de plus que dans le dernier décompte.

Alors que le cabinet Corona doit se réunir dimanche, il devrait y avoir des désaccords sur la réouverture des centres commerciaux dans leur totalité. Le ministre de la Santé Yuli Edelstein et son ministère s’y opposent après la mise en place d’un programme-pilote qui a permis à 15 centres commerciaux d’accueillir de nouveau leurs clients, ces derniers jours. Les officiels estiment que la prise d’assaut des centres commerciaux peut contribuer à faire encore grimper davantage le nombre des contaminations.

Pour leur part, les ministères des Finances et de l’Economie pensent que le programme pilote a été une réussite et ils souhaitent élargir l’ouverture des centres commerciaux, selon de nombreuses informations. Ils affirment que permettre à tous les centres d’accueillir des clients pourrait partiellement régler le problème des regroupements massifs qui avaient marqué le programme-pilote en dispersant les Israéliens désireux de faire leurs courses.

Des Israéliens au centre commercial Ayalon, à Ramat Gan, le 27 novembre 2020. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le gouvernement n’imposera pas de confinement national pendant la fête de Hanoukka, qui durera du 10 au 18 décembre, mais il va recommander aux Israéliens de ne célébrer la fête qu’en présence de la famille nucléaire et de respecter les précautions sanitaires mises en place pour lutter contre la pandémie, ont annoncé les chaînes de télévision dans la soirée de samedi.

« Je ne pense pas qu’avec la perspective de Hanoukka, ce soit une bonne chose d’ouvrir encore d’autres centres commerciaux. Nous n’allons pas présenter au cabinet Corona une proposition de confinement plein et entier pendant les fêtes », a commenté Chezy Levy, directeur-général du ministère de la Santé, auprès de la chaîne Kan, dimanche.

Edelstein a répété ces propos devant les caméras de la Douzième chaîne, affirmant que le ministère se focalisera sur les recommandations faites au public d’éviter les rassemblements plutôt que sur un confinement national.

De son côté, a noté la Douzième chaîne, le ministère de la Santé appellerait le gouvernement à faire part de critères clairs pour un troisième confinement potentiel, tout en suggérant que ces critères, une fois établis, pourraient également contribuer à encourager le public à adhérer aux directives sanitaires pour éviter précisément une telle éventualité.

Selon le reportage, le ministère souhaiterait que le principal critère d’un futur confinement soit un nombre de reproduction de base de 1,4. Le nombre de reproduction de base est le nombre moyen de personnes infectées par chaque porteur de la maladie. Il est actuellement de 1,19 dans le pays, et il a presque doublé en seulement plus d’un mois.

Selon la Douzième chaîne, les responsables s’inquiètent que certaines des infections les plus récentes résultent des personnes arrivant de l’étranger qui échouent à respecter les exigences de quatorzaine de manière appropriée, comme la loi l’exige. Seulement un quart des Israéliens revenant d’autres pays suivraient les ordres de mise à l’isolement obligatoire.

La chaîne a ajouté que le gouvernement réfléchissait actuellement à introduire un nouveau système de suivi des quarantaines qui enverra automatiquement des messages textos aux Israéliens tenus de se mettre à l’isolement deux fois par jour, à des moments aléatoires de la journée. Les destinataires de ces messages devront confirmer qu’ils se trouvent bien dans le lieu de quatorzaine et le système sera en mesure de confirmer le lieu d’où a été envoyé le message, permettant de déterminer s’il est bien celui où la personne devait rester.

Une vue du hall des départs du terminal 1 à l’aéroport Ben-Gurion, près de Tel Aviv, le 1er décembre 2020. (Crédit :Yossi Aloni/Flash90)

Toutefois, ce système ne fait pas l’unanimité et il fait l’objet de débats, des responsables du ministère de la Santé exprimant des préoccupations liées au respect de la vie privée, a continué la chaîne.

Selon la Douzième chaîne, le ministère de la Santé chercherait à obliger tous les Israéliens revenant de Grèce, de Chypre, de Turquie et de Bulgarie à se mettre en quatorzaine dans les hôtels que le gouvernement a fait ouvrir à cet effet plutôt que chez eux, pour éviter toute rupture de l’isolement.

Le nombre de nouveaux cas quotidiens et le taux de positivité ont, ces derniers jours, augmenté lentement mais sûrement. De nombreux officiels de la santé ont averti qu’Israël semblait se diriger vers une troisième vague de la pandémie.

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