Les Emirats prêts à contribuer à une force terrestre contre l’EI
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Les Emirats prêts à contribuer à une force terrestre contre l’EI

Les Emirats ont été parmi les premiers pays en septembre 2014 à participer à la campagne aérienne contre l'EI en Syrie

Un soldat émirati devant un avion de chasse Rafale français dans une base militaire proche d'Abu Dhabi, le 25 mai 2009. (Crédit : Eric Feferberg/AFP)
Un soldat émirati devant un avion de chasse Rafale français dans une base militaire proche d'Abu Dhabi, le 25 mai 2009. (Crédit : Eric Feferberg/AFP)

Les Emirats arabes unis sont prêts à participer à une force terrestre pour combattre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a annoncé un ministre en louant les frappes russes contre les djihadistes qualifiés d' »ennemi commun ».

Toute intervention militaire en Syrie « complique la situation, qu’elle vienne de la Russie ou d’une autre partie », a déclaré le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères Anwar Gargash, cité lundi par l’agence officielle Wam qui relatait une discussion entre ce haut responsable et des journalistes sur la Syrie.

Mais Gargash a ajouté que son pays, membre de la coalition internationale anti-EI dirigée par Washington, « est prêt à participer à tout effort international nécessitant une intervention terrestre pour combattre le terrorisme ».

« Les pays de la région doivent supporter une part du fardeau. Et il n’y a pas lieu d’avoir une intervention étrangère comme celle des Américains pour libérer le Koweït », a ajouté le ministre émirati.

Il se référait à la coalition internationale qui, sous la conduite des Etats-Unis, avait libéré le Koweït en février 1991 après sept mois d’occupation irakienne.

Les Emirats ont été parmi les premiers pays en septembre 2014 à participer à la campagne aérienne contre l’EI en Syrie.

« Personne ne va s’inquiéter du bombardement russe de Daech (acronyme arabe de l’EI) ou d’Al-Qaïda, car ce bombardement vise un ennemi commun », a dit Gargash, dont le pays est aussi l’un des piliers de la coalition arabe intervenue en mars au Yémen contre des rebelles chiites accusés de liens avec l’Iran.

Il s’agit d’une des rares réactions arabes à l’opération lancée fin septembre par la Russie contre les djihadistes de l’EI en Syrie. L’Egypte était le premier pays à saluer cette intervention.

La Russie, intervenue dans le conflit pour venir en aide au régime de Bachar al-Assad, affirme viser l’EI et d’autres groupes « terroristes », c’est-à-dire opposés au pouvoir.

Mais les Occidentaux et des opposants accusent Moscou de concentrer ses bombardements sur des rebelles qualifiés de « modérés ».

Dimanche, deux sénateurs américains ont plaidé pour l’envoi de 100 000 soldats étrangers, en majorité de pays sunnites mais aussi Américains, pour combattre l’EI en Syrie.

« Il faudrait 100 000 soldats au total » pour combattre l’EI, a déclaré à des journalistes John McCain, président du Comité des forces armées du Sénat américain, lors d’une visite à Bagdad.

Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a pour sa part assuré lundi que son pays avait les effectifs suffisants pour battre l’EI.

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