Les Émirats vont accueillir le plus important exercice nucléaire de l’AIEA
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Les Émirats vont accueillir le plus important exercice nucléaire de l’AIEA

L'exercice de 36 heures, qui a lieu tous les trois à cinq ans, se déroulera à la centrale nucléaire de Barakah, sur la côte du Golfe, à l'ouest de la capitale Abou Dhabi

Des employés travaillent à la centrale nucléaire de Barakah, dans l'extrême ouest du désert des Émirats arabes unis. Photo non datée. (WAM via AP)
Des employés travaillent à la centrale nucléaire de Barakah, dans l'extrême ouest du désert des Émirats arabes unis. Photo non datée. (WAM via AP)

Les Emirats arabes unis vont accueillir cette année l’exercice le plus complexe de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), destiné à tester la préparation et les capacités d’intervention des pays en cas d’urgence nucléaire grave, a annoncé mardi un responsable émirati à l’AFP.

L’exercice de 36 heures, qui a lieu tous les trois à cinq ans, se déroulera à la centrale nucléaire de Barakah, sur la côte du Golfe, à l’ouest de la capitale Abou Dhabi et à quelque 340 kilomètres des côtes iraniennes.

« Au dernier trimestre de cette année, les Émirats accueilleront un exercice d’urgence international de l’AIEA, appelé ConvEx-3 », a déclaré à l’AFP le représentant permanent de ce pays auprès de l’AIEA, Hamad Al-Kaabi.

« Il permet à plus de 170 pays, dont des pays de la région, d’y participer », a-t-il ajouté.

ConvEx-3 est l’exercice d’urgence du plus haut niveau de l’AIEA. Il vise à évaluer les dispositions d’intervention d’urgence et les moyens d’action en place pour faire face à une situation d’urgence nucléaire ou radiologique grave pendant plusieurs jours, quelle qu’en soit la cause, selon l’Agence.

La centrale nucléaire de Barakah en construction dans le désert occidental d’Abou Dhabi. Photo non datée. (Arun Girija / WAM via AP)

Les Émirats arabes unis ont bâti leur richesse sur le pétrole mais dépensent néanmoins des milliards pour diversifier leurs sources d’énergie afin de couvrir la moitié de leurs besoins d’ici 2050.

La centrale de Barakah, la première du monde arabe, a démarré en août lorsque les autorités ont appuyé sur le bouton du premier des quatre réacteurs, le second ayant reçu son permis d’exploitation mardi.

Lorsqu’ils seront pleinement opérationnels, les quatre réacteurs produiront 5 600 mégawatts, soit environ 25 % des besoins en électricité du pays très chaud et très énergivore, en particulier l’été avec des climatisations fonctionnant à plein régime.

Mais la région est secouée de tensions. À l’Est, l’Iran reste sous le coup de sanctions sévères des États-Unis qui disent chercher à l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire.

Au Sud, les rebelles yéménites soutenus par Téhéran ont menacé de frapper des cibles aux Émirats, dont la centrale nucléaire, en raison de leur implication aux côtés de l’Arabie saoudite dans la guerre au Yémen.

« Lorsque nous avons accordé le permis (d’exploitation), nous avons pris en considération tous ces éléments, y compris la sécurité physique, la cybersécurité, la protection contre le sabotage et toute menace potentielle », a assuré M. Kaabi.

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