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Les enfants d’Omri Miran ignorent encore le prochain retour de leur père

"Il est inutile de les prévenir à ce stade", explique son père

Dani Miran, père de l'otage Omri Miran, s'exprime lors d'un rassemblement devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 19 septembre 2025. (Crédit : Ran Melamed/Forum des familles d'otages et de personnes disparues)
Dani Miran, père de l'otage Omri Miran, s'exprime lors d'un rassemblement devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 19 septembre 2025. (Crédit : Ran Melamed/Forum des familles d'otages et de personnes disparues)

Si Dani Miran, le père de l’otage Omri Miran, âgé de 48 ans, affirme qu’il est convaincu que son fils va rentrer à la maison, il n’a toutefois pas encore informé les jeunes filles d’Omri du retour de leur père.

« Il est inutile de les prévenir à ce stade », a-t-il déclaré à Radio 103FM, faisant référence à Alma, 2 ans, et Roni, 4 ans. « Nous ne savons pas si cela pourrait encore mal tourner, ni quand. [Leur mère] n’a pas non plus envoyé les filles à la maternelle, afin que les enfants ne parlent pas [à leurs camarades] et qu’elles n’entendent pas de rumeurs. »

Le 7 octobre 2023, Omri et sa femme, Lishay Lavi, se trouvaient dans leur maison du kibboutz Nahal Oz en compagnie de leurs filles, alors âgées de deux ans et de six mois. Les terroristes, en menaçant de tirer une balle dans la tête d’un jeune voisin de 16 ans Tomer Arbe-Eliaz, ont obligé la famille à ouvrir sa porte. Peu avant qu’Omri ne soit emmené de force, Lishay lui a demandé « de ne pas jouer les héros », ajoutant : « Je t’aime. Je m’occuperai des filles. Je t’attendrai. » Lorsque le terroriste a fait monter ce père dans sa propre voiture pour l’emmener à Gaza, Roni a tenté de courir derrière lui.

La famille d’Omri, et notamment son père, est depuis lors devenue l’une des voix les plus actives au sein du Forum des familles d’otages et de disparus.

Omri devrait être libéré, demain, aux premières heures de la matinée, en même temps que les 19 autres otages présumés vivants, dans le cadre du premier accord conclu entre Israël et le Hamas.

Interrogé sur la difficulté d’attendre encore un dernier jour, Miran a fait part d’un sentiment de facilité.

« Au cours de cette année, nous avons traversé des choses bien plus difficiles », a-t-il noté. « Je sais que cela va arriver, alors pourquoi compliquer les choses ? Ils ont dit que lundi, cela fera 72 heures que l’accord a été signé. Ils se sont engagés, nous nous sommes engagés, et cela va arriver. »

Miran a également exprimé son envie de serrer son fils dans ses bras.

« Une grossesse dure neuf mois, et j’attends mon fils depuis plus de deux ans », a-t-il confié. « L’équivalent de trois grossesses. »

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