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Les Etats-Unis et le Qatar sanctionnent un réseau de « financiers » du Hezbollah

Concrètement, leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis sont gelés et l'accès au système financier américain leur est barré ; Doha a pris des mesures similaires

Un partisan du Hezbollah scande des slogans en brandissant le drapeau de l'organisation terroriste durant une manifestation contre l'intervention américaine dans les affaires du Liban, près de l'ambassade des Etats-Unis à Aukar, au nord-est de Beyrouth, le 10 juin 2020. (Crédit : AP Photo / Hussein Malla)
Un partisan du Hezbollah scande des slogans en brandissant le drapeau de l'organisation terroriste durant une manifestation contre l'intervention américaine dans les affaires du Liban, près de l'ambassade des Etats-Unis à Aukar, au nord-est de Beyrouth, le 10 juin 2020. (Crédit : AP Photo / Hussein Malla)

Les Etats-Unis ont annoncé mercredi des sanctions avec le Qatar contre un réseau de « financiers » du mouvement terroriste chiite libanais du Hezbollah, allié de l’Iran, présentées comme l’une des mesures antiterroristes conjointes « les plus significatives » prises avec les pays du Golfe.

Sept ressortissants de monarchies du Golfe, ainsi qu’une entreprise qatarie, ont été inscrits sur la liste noire des « terroristes » par le Trésor américain en tant que membres présumés d’un « réseau de financement » du Hezbollah, lui-même considéré comme une « organisation terroriste » par Washington et d’autres pays occidentaux.

Concrètement, leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis sont gelés et l’accès au système financier américain leur est barré.

Doha a pris des mesures similaires.

Parmi les personnes ciblées, les Qataris Ali Reda Hassan al-Banaï et Ali Reda al-Qassabi Lari sont accusés par le Trésor d’avoir « envoyé des dizaines de millions de dollars » au Hezbollah.

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken pendant une conférence de presse conjointe au ministère des Affaires étrangères dans la capitale qatarie de Doha, le 7 septembre 2021. (Crédit : Olivier Douliery/Pool/AFP)

Ces sanctions sont « l’une des mesures conjointes les plus significatives que nous ayons pris avec un partenaire membre du Conseil de coopération du Golfe », et « soulignent notre vaste coopération bilatérale pour contrer le financement du terrorisme », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken dans un communiqué.

Les autres pays du Golfe, et parfois aussi les Etats-Unis, ont accusé par le passé le Qatar d’être trop proche de l’Iran voire de soutenir des mouvements terroristes islamistes. Mais sous la pression de Washington, soucieux de former un front anti-Téhéran, Doha a finalement fait la paix avec ses puissants voisins, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Et les Etats-Unis se sont de plus en plus rapprochés de cet allié qui s’est révélé incontournable au moment de quitter l’Afghanistan.

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