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Les États-Unis indiquent que la Croix Rouge rencontrera bien les otages à Gaza

Le Conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan a déclaré espérer avoir des informations sur l'état de santé de tous les captifs lundi soir, semblant confirmer que les visites de l'organisation ont fait partie de l'accord

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Des personnes manifestant pour demander au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) d'agir pour la libération des otages enlevés par le Hamas le 7 octobre et actuellement détenus dans la bande de Gaza, devant les bureaux du CICR, à Tel Aviv, le 9 novembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Des personnes manifestant pour demander au Comité international de la Croix-Rouge (CICR) d'agir pour la libération des otages enlevés par le Hamas le 7 octobre et actuellement détenus dans la bande de Gaza, devant les bureaux du CICR, à Tel Aviv, le 9 novembre 2023. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Le Conseiller à la Sécurité nationale des États-Unis, Jake Sullivan, a semblé confirmer l’affirmation faite par le Premier ministre Benjamin Netanyahu qui avait déclaré que le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) rendrait visite aux otages toujours retenus par le groupe terroriste palestinien du Hamas, à Gaza, dans le cadre de l’accord temporaire de trêve.

Alors que les journalistes de l’émission « Meet the Press », diffusée sur la chaîne NBC, lui demandaient si la Croix-Rouge avait pu voir les otages et s’il savait quel était l’état de santé des 10 otages de nationalité américaine ou détenteurs d’une Green Card, Sullivan a répondu qu’il n’avait guère d’informations actuellement.

Toutefois, « dans le cadre de l’accord (…) d’ici la fin du quatrième jour, c’est-à-dire d’ici la fin de la journée de demain, nous espérons avoir ces renseignements, a-t-il annoncé.

« Il est prévu dans l’accord que la Croix-Rouge s’en charge et nous nous attendons à ce qu’elle le fasse », a souligné Sullivan, indiquant que des employés du CICR rendront visite aux otages et relaieront leurs conditions de détention.

Le CICR a refusé à maintes reprises de confirmer qu’elle avait été informée de cette clause de l’accord de trêve actuel, mais il a insisté sur le fait qu’il rendrait visite aux otages si les deux parties devaient en convenir. Le Hamas n’a pas encore publiquement confirmé avoir accepté de telles visites.

L’accord prévoit que le Hamas relâchera au moins 50 femmes et enfants qui avaient été kidnappés par les terroristes pendant le massacre du 7 octobre contre la remise en liberté, du côté israélien, d’au moins 150 prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité nationale. Des libérations, de part et d’autre, qui s’étalent sur quatre jours de trêve dans les combats en cours dans la bande de Gaza – une pause qui pourra être prolongée de vingt-quatre heures à chaque fois que le Hamas remettra en liberté un groupe de dix otages.

Dimanche également, Sullivan a été interrogé dans deux interviews distinctes sur la réponse apportée par le président Joe Biden, vendredi, à une question portant sur son soutien à des appels croissants émanant de l’aile gauche du parti Démocrate à conditionner l’aide apportée à Israël à ses antécédents en matière de respect des droits de l’Homme, en particulier en Cisjordanie.

« C’est une réflexion intéressante, mais je ne pense pas que si j’avais commencé par ça, nous aurions pu en arriver là où nous en sommes aujourd’hui. Nous devons aborder les choses les unes après les autres », avait répondu Biden.

Le conseiller à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, s’exprimant lors de la séance d’information quotidienne à la Maison Blanche, à Washington, le 12 décembre 2022. (Crédit : Susan Walsh/AP)

Alors qu’il était instamment appelé par les journalistes à établir clairement si Biden soutenait ou non cette proposition, Sullivan a déclaré que ce n’était pas le cas.

« Le président Biden a accepté l’idée mais il a poursuivi en disant que son approche, qui consiste en une diplomatie confidentielle de haut-rang, avait en réalité généré des résultats », a dit Sullivan, évoquant l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza après le blocage initial de ces dernières par Israël pendant les deux premières semaines de la guerre ; la sortie de milliers de ressortissants étrangers de la bande de Gaza, la première pause dans les combats et la première grande libération d’otages.

Sullivan a refusé de répondre à une question portant sur une éventuelle volonté de Biden de conditionner les aides apportées à Israël à l’avenir.

La réponse du président américain avait intrigué et décontenancé, l’administration Biden s’étant jusqu’à présent opposée aux efforts visant à conditionner l’aide à Israël au-delà des stipulations qui existent déjà dans tous les programmes d’assistance à la sécurité, et qui, selon les critiques, ne s’appliquent pas à l’État juif.

Le Conseiller à la Sécurité nationale de la Maison Blanche a indiqué que l’administration Biden souhaitait que l’État juif « tire les leçons » de son incursion terrestre dans le nord de la bande de Gaza et qu’elle voulait que l’armée ne soit pas déployée dans le sud avant de garantir que les civils palestiniens pourront échapper aux bombardements.

Le président Joe Biden s’adressant aux journalistes au sujet des otages libérés par le Hamas lors d’une troisième série de libérations dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu de quatre jours entre Israël et le Hamas, à Nantucket, dans le Massachusetts, le 26 novembre 2023. (Crédit : Stephanie Scarbrough/AP Photo)

S’exprimant sur le plateau de l’émission « Face the Nation », sur la chaîne CBS, Sullivan a souligné que les États-Unis soutenaient toujours le projet d’Israël de poursuivre sa guerre contre le Hamas une fois que la pause temporaire dans les combats aura pris fin.

« En fin de compte, Israël voudra continuer à mener ses opérations militaires contre le Hamas, en particulier contre les dirigeants du Hamas qui ont été les cerveaux de ce massacre brutal et sanglant, le pire massacre à avoir pris pour cible le peuple juif depuis la Shoah », a-t-il déclaré, rappelant qu’un haut-responsable du Hamas s’était engagé à continuer à perpétrer des carnages semblables à celui du 7 octobre jusqu’à ce qu’Israël soit vaincu.

Toutefois, Sullivan a réaffirmé que les États-Unis n’approuveront l’élargissement de l’opération de Tsahal au sud de Gaza qu’une fois « que les civils auront été pris en compte, qu’ils auront eu la possibilité de se mettre en sécurité, d’avoir accès à l’aide humanitaire et de se tenir à l’écart de toute opération militaire ».

Cette prise de position est la dernière indication que les États-Unis pensent qu’Israël n’a pas fait assez pour protéger les civils, alors que le nombre de morts dépasse les 14 000 à Gaza, selon le ministère de la santé de Gaza dirigé par le Hamas – un chiffre qu’il est impossible de vérifier de manière indépendante. En outre, ce bilan ne fait pas de distinction entre civils et terroristes et inclut dans son décompte les civils tués par des tirs de roquettes palestiniens errants. Le ministère a affirmé que la majorité des personnes tuées étaient des femmes et des enfants.

Au début du mois, le président américain Joe Biden avait été interrogé sur les opérations menées par Israël à l’hôpital Shifa de Gaza, où le Hamas a installé l’un de ses centres de commandement. Biden avait défendu le comportement des soldats israéliens dans l’enceinte, mais il avait révélé qu’il avait un avis différent concernant certains raids antérieurs des forces israéliennes.

« C’est quelque chose de totalement différent de ce qui a pu se produire auparavant, selon moi, avec des bombardements aveugles », avait précisé Biden.

Dimanche, le président américain a dit espérer que la trêve temporaire dans les combats, à Gaza, serait prolongée afin de permettre à un plus grand nombre d’otages d’être relâchés.

Biden a indiqué qu’il avait, de son côté, défendu le principe d’une pause de deux semaines pour permettre le rapatriement des otages et l’entrée de nouvelles aides humanitaires au sein de l’enclave côtière. Approximativement 200 camions d’aide humanitaires ont pu pénétrer sur le territoire au cours des trois derniers jours de trêve, a ajouté le président.

Il a noté que « des enfants innocents, à Gaza, souffrent énormément également à cause de cette guerre provoquée par le Hamas », qui a entraîné la mort de milliers de civils.

« Tous les acteurs de la région » espèrent que la guerre puisse se terminer avec le retour des otages et avec un Hamas « qui n’aura plus le contrôle d’un seul secteur de Gaza », a-t-il poursuivi.

Biden a déclaré que 58 otages au total – des Israéliens ainsi que des ressortissants étrangers qui ont été remis en liberté de manière distincte, sans lien avec l’accord conclu par Jérusalem – avaient quitté les geôles du Hamas dans le cadre de l’arrêt des combats par le biais « d’efforts diplomatiques intenses de la part des États-Unis », a-t-il précisé, des efforts livrés par ses soins et par les responsables de son administration qui travaillent avec Israël, le Qatar, l’Égypte et d’autres.

Le président a fait part de son espoir de voir la pause prolongée.

« C’est mon objectif, c’est notre objectif de maintenir cette trêve au-delà de demain de manière à ce que nous puissions voir un plus grand nombre d’otages sortir et faire entrer de plus importantes quantités d’aides humanitaires en direction de ceux qui en ont besoin dans la bande de Gaza », a-t-il dit.

Cette trêve « entraîne des résultats salvateurs », a-t-il continué, soulignant encore son projet d’avancer une solution à deux États à la fin du conflit.

L’AFP a contribué à cet article.

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