Les Européens appellent « instamment » les parties en Libye à un cessez-le-feu
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Les Européens appellent « instamment » les parties en Libye à un cessez-le-feu

Les affrontements font rage entre le GNA, reconnu par l'ONU et les forces du Maréchal Khalifa Haftar, appuyé par l'Egypte, la Russie et les Emirats arabes unies

D'importants nuages de fumée s'élèvent au-dessus de bâtiments dans la capitale libyenne de Tripoli, après un bombardement qui aurait été mené par les forces de Khalifa Haftar, homme fort du pays, le 9 mai 2020. (Photo par Mahmud TURKIA / AFP)
D'importants nuages de fumée s'élèvent au-dessus de bâtiments dans la capitale libyenne de Tripoli, après un bombardement qui aurait été mené par les forces de Khalifa Haftar, homme fort du pays, le 9 mai 2020. (Photo par Mahmud TURKIA / AFP)

Le Haut représentant de l’Union européenne et les ministres des Affaires étrangères de la France, de l’Allemagne et de l’Italie ont appelé « instamment » mardi les protagonistes du conflit libyen à un cessez-le-feu, a indiqué la diplomatie française.

Les signataires « appellent instamment toutes les parties libyennes et internationales à faire cesser de manière effective et immédiate toutes les opérations militaires et à s’engager de façon constructive dans les négociations », indique le communiqué envoyé par la diplomatie française.

« Ces efforts doivent conduire toutes les parties à s’entendre rapidement (…) sur un accord de cessez-le-feu prévoyant notamment le retrait de toutes les régions de Libye de l’ensemble des forces étrangères, des mercenaires et des équipements militaires livrés en violation de l’embargo sur les armes des Nations unies », poursuit le texte.

Il exhorte aussi les belligérants à « prendre part de manière constructive à tous les volets du dialogue inter-libyen mené sous l’égide des Nations unies, afin d’avancer vers un accord politique global dans le cadre des paramètres agréés à Berlin ».

Le dirigeant libyen Marshall Khalifa Haftar, (3e à gauche) à l’issue d’une conférence internationale sur la Libye au Palais de l’Elysée, à Paris, le 29 mais 2019. (Crédit : AP/Francois Mori)

Le 19 janvier, les principaux pays concernés avaient promis de respecter l’embargo sur les armes et de ne plus interférer dans les affaires intérieures libyennes, à l’issue d’un sommet à Berlin. Mais les affrontements font rage entre le Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par l’ONU et les forces du Maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est libyen, appuyé par l’Egypte, la Russie et les Emirats arabes unies.

Le pays est en proie au chaos depuis la chute de Kadhafi en 2011. Depuis avril 2019, le conflit a fait des centaines de morts, dont de nombreux civils, et poussé plus de 200 000 personnes à fuir leur domicile. La mission de l’ONU (Manul) a affirmé dimanche que plus de 16 000 personnes avaient été déplacées du fait des derniers combats.

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