Les familles des victimes de Kuntar saluent une « justice historique »
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Les familles des victimes de Kuntar saluent une « justice historique »

Des élus et un ancien général israéliens se félicitent de sa mort, mais n'imputent pas son élimination à Israël

Nina Keren, 82 ans, la mère de Danny Haran et la grand-mère d'Einat - qui ont été assassinés par Samir Kuntar qui a fait irruption dans leur maison à Nahariya en 1982 et leur a tiré dessus- tient une photo de son fils et de sa petite-fille, le 15 juillet 2008 (Crédit photo: Kobi Gideon / Flash90)
Nina Keren, 82 ans, la mère de Danny Haran et la grand-mère d'Einat - qui ont été assassinés par Samir Kuntar qui a fait irruption dans leur maison à Nahariya en 1982 et leur a tiré dessus- tient une photo de son fils et de sa petite-fille, le 15 juillet 2008 (Crédit photo: Kobi Gideon / Flash90)

La veuve et mère de victimes israéliennes brutalement tuées par Samir Kuntar a salué dimanche l’élimination présumée par Israël du terroriste du Hezbollah comme « une justice historique. »

Dans le même temps, les hommes politiques israéliens ont salué l’élimination à Damas de Kuntar et de huit autres terroristes, qui a été confirmée par le Hezbollah, mais sans confirmer que l’attaque avait été menée par l’aviation israélienne.
 
Druze libanais, Kuntar est devenu tristement célèbre pour un raid brutal en 1979 lancé depuis le Liban où il a aidé à kidnapper une famille israélienne de Nahariya, puis a brisé le crâne d’une petite fille israélienne de 4 ans, Einat Haran, avec la crosse de son fusil, la tuant. Trois autres Israéliens, dont son père, Danny Haran, ont été tués dans l’attaque. Kuntar avait 16 ans à l’époque, et était membre du Front de libération de la Palestine.

« On m’a appelée à 4 heures du matin, je me suis réveillée et ai pensé aux années qui ont passé, comment la justice historique avait été faite », a déclaré Smadar Haran au micro de la radio militaire. Pendant l’attaque [de 1979], Smadar Haran s’était cachée de Kuntar avec sa fille Yael de 2 ans, mais l’avait accidentellement étouffée à mort en essayant de faire taire ses cris.

Kuntar avait été appréhendé sur les lieux de l’attaque après une fusillade avec la police, et a finalement été reconnu coupable d’assassinat et envoyé en prison. En 2008, lui et quatre combattants du Hezbollah ont été libérés en échange des corps de deux soldats israéliens capturés par le Hezbollah en 2006.

La fille d’Eli Shachar, qui a également été assassiné par Kuntar dans l’attaque de 1979, a dit dimanche matin sur la Deuxième chaîne qu’elle était « heureuse et fière du pays qui ne nous oublie pas. »

« C’est un véritable soulagement », a-t-elle ajouté. « Je me sens soulagée que nous avons finalement bouclé la boucle, qu’il n’est plus vivant, et qu’il ne fera plus de mal à quiconque. »

L’ancien ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman (Yisrael Beytenu) a dit qu’il n’était pas encore clair qui avait ciblé Kuntar « mais il mérite les félicitations du peuple d’Israël. »

« Depuis 7 ans qu’il a été libéré de la prison israélienne, Samir Kuntar ne s’est pas reposé un seul instant et a agi contre l’Etat d’Israël », a-t-il déclaré à la radio militaire.

Le député Erel Margalit (Union sioniste) a dit qu’il « ne sait pas qui a frappé Kuntar, mais je lui tire mon chapeau ainsi qu’à ceux qui ont planifié le raid. »

« L’élimination du terroriste Samir Kuntar, quelque soit celui qui l’a menée, a apporté la justice aux familles Haran et Shachar, à Israël et au monde », a déclaré Michael Oren du parti Koulanou.

La ministre de la Justice israélienne Ayelet Shaked s’est dit dimanche « heureuse » d’avoir appris la mort de Samir Kantar. « C’est un « archi-terroriste qui avait tué une fillette en lui fracassant le crâne », a affirmé Mme Shaked.

« C’est une bonne chose qu’il ait rendu l’âme », a-t-elle ajouté sur la radio militaire, affirmant que Kantar avait « continué ses activités terroristes depuis sa libération » en 2008 dans le cadre d’un échange entre le Hezbollah et l’Etat hébreu.

Pour le général israélien à la retraite Yaakov Amidror, en ne clamant aucune responsabilité, Israël réduit les possibilités de représailles.

Toutefois, note-t-il, « s’il a été neutralisé par quelqu’un, c’est une bonne nouvelle pour Israël » car « Samir Kantar jouait un rôle-pivot dans les efforts du Hezbollah pour lancer de nouvelles attaques depuis le plateau du Golan » syrien.

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