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Les forces israéliennes « accentuent la pression sur le Hamas », dit l’armée

Des combats ont été signalés près de l'hôpital Shifa ; les frappes visant les commandants ont "significativement porté atteinte" aux capacités de contre-attaque du groupe

Les forces terrestres opèrent dans le nord de la bande de Gaza, une photo diffusée le 6 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)
Les forces terrestres opèrent dans le nord de la bande de Gaza, une photo diffusée le 6 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Les forces israéliennes sont entrées lundi plus profondément dans la bande de Gaza. Elles s’approcheraient, semble-t-il, de l’hôpital Shifa, le principal établissement hospitalier de l’enclave où, affirme Jérusalem, un souterrain du groupe terroriste accueillerait le centre de commandement du Hamas.

Les soldats continuent à prendre pour cible le réseau de tunnels du Hamas et ses capacités militaires après des frappes intensives contre l’organisation terroriste, dans la nuit de dimanche à lundi.

Lors d’un point-presse quotidien, le porte-parole de l’armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari, a déclaré que les forces terrestres « accentuent la pression sur Gaza City », où se trouverait le bastion le plus important du groupe, après être parvenues à isoler et à encercler le nord de la bande.

Il a indiqué que plusieurs commandants du groupe avaient été tués pendant les bombardements et autres opérations nocturnes, « portant significativement atteinte aux capacités du Hamas à contre-attaquer ».

Concernant le réseau de tunnels de l’organisation liée à l’Iran, Hagari a précisé que les forces du génie militaire détruisaient tous les tunnels qu’elles étaient amenées à trouver à l’aide « de dispositifs différents et divers ».

De son côté, le ministre de la Défense, Yoav Gallant, a également salué les raids de l’armée à Gaza au cours des dernières vingt-quatre heures, des opérations qui ont été, selon lui, « très impressionnantes ». Il a noté avoir approuvé de nouveaux plans militaires s’agissant de l’incursion terrestre.

« Cette association de l’armée de l’air et de l’armée de terre fait trembler la bande de Gaza », a dit Gallant dans une déclaration filmée.

Commentant la mort de commandants du Hamas lors des bombardements aériens, Gallant a déclaré que « certains d’entre eux étaient ceux que nous avions éliminés il y a un ou deux jours et qui ont été remplacés par d’autres qui, eux aussi, ont été éliminés. »

Gallant a ajouté que le leader du Hamas, Yahya Sinwar, « se cache dans son bunker et il laisse ses hommes de main se faire tuer ».

« Nos commandants vont sur le devant du front, ils dirigent leurs soldats et ils remportent des résultats », a continué Gallant.

Des volutes de fumée se dégageant après une frappe israélienne à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 6 novembre 2023. (Crédit : Saïd Khatib/AFP)

Selon l’armée, les forces israéliennes ont localisé, dans le nord de l’enclave côtière, plusieurs lanceurs et plus de 50 roquettes qui se trouvaient dans un complexe utilisé par un mouvement de jeunesse, ainsi que dans une mosquée.

Tsahal a diffusé une vidéo tournée par le commandant du 50e Bataillon de la brigade Nahal, le lieutenant-colonel Tomer Sayag, montrant des dizaines de lanceurs de roquette découverts par ses hommes à l’intérieur d’un bâtiment qui était utilisé par les scouts palestiniens.

Sayag a déclaré que ces lanceurs, vides, étaient orientés sur Ashkelon et sur les villes du centre d’Israël. Ils ont été détruits.

A l’extérieur, environ 50 roquettes portant le logo du Jihad islamique palestinien ont été trouvées dans un entrepôt souterrain.

Par ailleurs, l’armée a diffusé une vidéo de la 406e brigade des blindés montrant un certain nombre de lanceurs de roquette vides dans un tunnel jouxtant une mosquée, dans le nord de Gaza. Les images montrent les fils électriques sortir de la mosquée, d’où le système était activé.

Les militaires ont aussi précisé que le responsable du Commandement du sud, le général Yaron Finkelman, était entré dans la bande de Gaza, lundi, avec ses hommes pour procéder à une évaluation.

Une évaluation impliquant le général Ido Mizrahi et d’autres officiers qui, a fait savoir l’armée, a été consacrée à la question des tunnels du Hamas.

A Gaza, l’administration générale des hôpitaux a affirmé que le toit de l’un des bâtiments de l’hôpital Shifa, le plus grand de l’enclave, avait été endommagé pendant un bombardement israélien, affirmant qu’il y avait eu des morts et des blessés.

S’exprimant devant les caméras d’Al-Jazeera, Mohamed Zaqout a déclaré que le bombardement avait entraîné la mort de personnes déplacées qui avaient trouvé un abri au dernier étage. Des panneaux solaires, sur le toit, ont été détruits dans l’attaque, a-t-il ajouté. Une accusation qui a été ultérieurement démentie par Israël.

Lundi soir, des combats intenses ont été signalés aux abords de l’hôpital. Les forces israéliennes auraient notamment utilisé des fusées éclairantes.

Dimanche, de nouvelles informations des services de renseignement ont été révélées par les militaires, montrant que le Hamas utilise bien les hôpitaux pour diriger ses opérations. Tsahal avait précédemment accusé le groupe d’avoir installé sa base principale d’opération sous l’hôpital Shifa, où il conserverait aussi son carburant à des fins terroristes.

Un officiel de premier plan du Hamas a nié cette accusation devant les journalistes qui s’étaient rassemblés à Beyrouth, lundi. Osama Hamdan a affirmé que le trou apparaissant sur une photo présentée par le porte-parole était utilisé pour stocker l’essence nécessaire pour l’hôpital.

Un Palestinien blessé arrivant en ambulance à l’hôpital Aa-Shifa dans la ville de Gaza à la suite de frappes israéliennes, le 29 octobre 2023. (Crédit : Dawood Nemer/AFP)

Alors que les combats font rage à Gaza, le général Herzi Halevi s’est rendu sur la base accueillant la flotte israélienne d’avions de chasse F-35I, disant qu’Israël « sait comment atteindre n’importe quel endroit du Moyen-Orient », une mise en garde apparente adressée à l’Iran et à ses groupes mandataires.

« Cela fait déjà un mois que nous sommes en guerre, que nous frappons le Hamas très, très dur, que nous frappons ses dirigeants, que nous frappons ses commandants, que nous détruisons les infrastructures du groupe terroriste à Gaza et nous sommes prêts en permanence à aller frapper ailleurs », a dit Halevi aux soldats de la base aérienne Nevatim. « Cette base sait comment atteindre n’importe quel endroit au Moyen-Orient ».

Halevi a déclaré aux soldats qu’il avait récemment vu un avion de chasse F-35I fournir un soutien aérien aux troupes à environ 200 mètres de la bande de Gaza.

« Jamais nous n’avions fait quelque chose comme ça. Avec des munitions très lourdes, une très bonne connexion entre les besoins des forces terrestres et ce que les avions savent leur apporter », a-t-il continué. « Cette connexion entre l’armée de l’air et l’armée de terre, nous avions toujours su qu’elle était forte et nous pouvons aujourd’hui constater qu’elle l’est bien plus que ce que nous étions en mesure d’imaginer ».

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, s’adressant à des soldats sur la base aérienne de Nevatim, le 6 novembre 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Lundi également, le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est une fois encore entretenu par téléphone avec le président américain Joe Biden. Un porte-parole a fait savoir que les deux hommes avaient évoqué de potentielles pauses humanitaires dans la guerre.

Les États-Unis pensent que de telles pauses aideraient les civils à aller dans des lieux plus sûrs à Gaza, qu’elles permettraient à l’aide humanitaire d’arriver jusqu’aux civils qui en ont besoin et qu’elles permettraient aussi, peut-être, la remise en liberté d’otages, a indiqué le chef du Conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche, John Kirby.

« Nous considérons que nous n’en sommes qu’au tout début de la discussion, pas à la fin et vous pouvez donc vous attendre à ce que nous continuions à défendre le principe de pauses localisées et temporaires », a ajouté le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, tout en établissant clairement que les États-Unis ne sont pas favorables à un cessez-le-feu plus permanent, une telle initiative profitant au Hamas.

Alors qu’il lui était demandé si la diplomatie américaine était encore efficace dans la mesure où Israël et les alliés des États-Unis dans la région ont refusé de soutenir l’idée des pauses humanitaires, Kirby a répondu par l’affirmative et il a fait remarquer que Jérusalem avait initialement rejeté le principe de l’entrée des aides dans la bande avant de faire volte-face sous la pression américaine, acceptant l’arrivée de diverses assistance par le poste-frontière de Rafah, qui sépare Gaza et l’Égypte.

Kirby a indiqué que Biden avait soulevé la question de « la nécessité de faire rendre des comptes aux partisans du mouvement pro-implantation » pour les violences commises en Cisjordanie… « tout en réduisant les menaces des groupes terroristes qui opèrent sur ce territoire. »

Les deux leaders s’entretiendront une nouvelle fois aujourd’hui.

Selon la Douzième chaîne, Israël s’attend à ce que les pressions exercées par les États-Unis sur la question des pauses humanitaires se renforcent considérablement dans la prochaine semaine ou dans les dix prochains jours. La chaîne de télévision a cité Ron Dermer, ministre des Affaires stratégiques, qui aurait déclaré lors de discussions en interne que si Israël ne cédait pas à ces pressions, le prix à payer en serait élevé.

Le président américain Joe Biden rencontrant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Tel Aviv, le 18 octobre 2023. (Crédit : Brendan Smialowski/AFP)

Dans la matinée de lundi, l’armée israélienne a ouvert un couloir humanitaire pour permettre aux Palestiniens d’évacuer le nord de Gaza et elle a répété que les civils devaient se déplacer vers le sud, zone où les opérations militaires sont plus limitées.

Ce corridor a aussi été ouvert pendant plusieurs heures dimanche. Il avait subi les attaques du Hamas samedi.

Israël a accusé de manière répétée le groupe terroriste de tenter d’empêcher les civils d’évacuer le nord de Gaza – notamment en ouvrant le feu sur les déplacés ou en bombardant les itinéraires d’évacuation – dans la mesure où il s’oppose au départ des civils qui vivent dans ses centres d’activité et qui font office de boucliers humains, aidant ainsi à renforcer les pressions internationales en vue d’un cessez-le-feu, des pressions qui n’ont fait que s’accentuer au vu du bilan humain grandissant.

Israël a déclaré la guerre au Hamas après que 3 000 terroristes se sont infiltrés dans le sud d’Israël, franchissant la frontière avec la bande de Gaza. Ils ont tué environ 1400 personnes, des civils en majorité. Ils ont aussi enlevé 240 personnes qui sont actuellement gardées en otage dans la bande, avec parmi elles au moins 30 bébés et enfants.

Plus de 10 000 Palestiniens auraient été tués au cours de la guerre, a annoncé lundi le ministère de la Santé, dirigé par le Hamas. Des chiffres qui ne peuvent être vérifiés de manière indépendante et incluent à la fois des civils et des membres du Hamas tués à Gaza, y compris à la suite de tirs de roquettes ratés par le groupe terroriste lui-même.

Israël déclare que son offensive à Gaza vise à démanteler les infrastructures du Hamas et a juré d’anéantir le groupe terroriste tout entier. L’État juif explique prendre pour cible tous les sites d’opération du Hamas tout en cherchant à réduire autant que possible le nombre des victimes civiles.

Jacob Magid a contribué à cet article.

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