Les groupes terroristes à Gaza annoncent de nouvelles violences pour vendredi
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Les groupes terroristes à Gaza annoncent de nouvelles violences pour vendredi

Dans un communiqué conjoint, les groupes évoquent un "jour décisif", un semaine après que 4 Gazaouis ont été tués par des balles israéliennes

Des combattants palestiniens des brigades Ezzedine al-Qassam, aile militaire de l'organisation terroriste du Hamas, lors d'un rassemblement à Gaza  City le 16 décembre 2018 (Crédit :  Said Khatib/AFP)
Des combattants palestiniens des brigades Ezzedine al-Qassam, aile militaire de l'organisation terroriste du Hamas, lors d'un rassemblement à Gaza City le 16 décembre 2018 (Crédit : Said Khatib/AFP)

Les branches armées des groupes terroristes basés à Gaza ont mis en garde dimanche, dans un communiqué conjoint diffusé dimanche que ce vendredi sera « décisif » pour déterminer leur réaction à la mort de quatre personnes durant les émeutes frontalières de la semaine dernière.

Les groupes ont déclaré qu’ils avaient préparé leurs mesures de représailles, et qu’ils s’en serviraient en fonction de la politique israélienne.

Ce sera « une journée décisive pour examiner l’attitude de l’ennemi sioniste et ses intentions envers notre peuple lors de la marche du Retour », indiquait le communiqué de dimanche, en référence aux manifestations et émeutes violentes à la frontière, encouragées par le Hamas depuis le mois de mars.

« Il semble que l’ennemi a manqué les séries de violences et les puissantes réactions de la résistance, qu’il disciplinera et bloquera », ont indiqué les groupes.

Ces morts étaient « un crime total et une inconscience de la part de l’ennemi sioniste », qui a « franchi des lignes rouges », ont-ils continué.

« En ce qui concerne ces crimes, la résistance ne les prend pas à la légère et ne restera pas inerte », a averti le communiqué.

« Aucun fonds, aucune électricité ni aucune eau ne nous empêchera d’accomplir notre devoir », ont déclaré  les groupes terroristes, évoquant les avantages qui étaient compris dans le cessez-le-feu officieux qui a mis fin à la série de violences en novembre. « Il semble que l’ennemi manque les séries de violences et les réponses dures de la résistance. »

Ils ont également affirmé que ceux qui sont morts durant les émeutes de vendredi ont été tués à une distance de 300 à 600 mètres de la clôture frontalière et ne représentaient pas de danger pour les troupes israéliennes.

« Cela confirme qu’il y avait une intention claire de tuer tous les martyrs et les blessés, qui ne menaçaient pas les soldats de l’occupation », indiquait le communiqué. « Au contraire, ils manifestaient pacifiquement. »

Un Palestinien utilise une fronde pour jeter des pierres pendant des émeutes près de la frontière avec Israël, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 21 décembre 2018 (Crédit : Said Khatib/AFP)

Dimanche dernier, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait lancé un avertissement au groupe qui contrôle l’enclave, en pleine vague d’attentats terroristes en Cisjordanie. « J’ai envoyé un message clair au Hamas – nous n’accepterons pas une situation de trêve à Gaza et de terrorisme en Judée et en Samarie », avait-il déclaré lors d’une réunion du cabinet, en utilisant le terme biblique pour nommer la Cisjordanie.

Depuis le mois de mars, les Palestiniens organisent des émeutes hebdomadaires à la frontière. Israël accuse le groupe terroriste du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, de se servir de ces émeutes comme couverture pour des attaques terroristes et des tentatives d’infiltration. Israël avait demandé à ce que ces émeutes prennent fin dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu.

Le Hamas, un groupe terroriste islamiste qui a pris le contrôle de Gaza en 2007 du parti du Fatah, de l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, cherche ouvertement à détruire Israël.

L’armée israélienne a déclaré que 8 000 palestiniens se sont réunis le long de la frontière vendredi, y ont brûlé des pneus, lancé des pierres et des dispositifs incendiaires en direction des soldats, sans les atteindre. Elle a indiqué que les soldats avaient ouvert le feu « conformément aux procédures opérationnelles ».

Trois Palestiniens, dont un jeune de 16 ans, auraient été tués vendredi, selon le ministère de la Santé à Gaza, dirigé par le Hamas. Un quatrième Palestinien a succombé à ses blessures, selon l’agence de presse palestinienne Safa samedi matin.

Le ministère a également fait état de 46 blessés. Aucun blessé n’a été signalé côté israélien.

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