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Les internes en médecine annoncent des centaines de démissions par semaine dès jeudi

"Nous n'avons rien à perdre", disent-ils dans le cadre du conflit les opposant au gouvernement sur la durée de leurs gardes de 26 heures

La docteure Rey Biton, cheffe de l'organisation Mirsham représentant les médecins résidents, lors d'une conférence de presse, le 25 août 2022. (Capture d'écran)
La docteure Rey Biton, cheffe de l'organisation Mirsham représentant les médecins résidents, lors d'une conférence de presse, le 25 août 2022. (Capture d'écran)

Une organisation représentant les internes en médecine a annoncé, jeudi, des centaines de démissions suite au vieux conflit qui les oppose au ministère de la Santé en raison de la longueur excessive des gardes.

L’organisation Mirsham a fait savoir qu’environ 200 personnes étaient en train de soumettre leur lettre de démission et qu’un grand nombre d’autres seraient présentées si la crise ne devait pas être résolue. Mirsham a donné au ministère de la Santé un ultimatum pour répondre à ses demandes, qui a été fixé à 14 heures.

« Chaque semaine, le jeudi à 14 heures, de nouvelles lettres de démission seront présentées en nombre similaire », a commenté la docteure Rey Biton, dirigeante de Mirsham, s’adressant au gouvernement. « Nous espérons vraiment qu’avant que ces démissions ne rentrent en vigueur d’ici deux semaines, vous vous serez réveillés ».

« Nous n’avons pas peur. Nous n’avons rien à perdre », a-t-elle ajouté.

Tandis que le gouvernement avait, à l’origine, accepté de raccourcir les gardes dès le mois d’avril, cette année, une annonce faite au mois de juillet avait fait savoir que ce changement serait repoussé au mois de septembre 2023, citant des problèmes de procédure causés par les prochaines élections, ce qui avait entraîné la colère des résidents.

« Les lettres de démission qui sont soumises en ce moment même, que nous avons rédigées le cœur serré et la main tremblante, sont une mise en examen » du gouvernement qui a échoué à tenir ses promesses de mettre un terme au principe des gardes de 26 heures, a noté Biton.

« Vous vous dirigez vers l’une des pires crises sanitaires de toute l’Histoire d’Israël », a-t-elle ajouté. « Le gouvernement ne prend pas ses responsabilités, il se cache derrière les élections comme si une telle excuse pouvait lui éviter le déshonneur ».

Biton a estimé que le gouvernement « a décidé d’abandonner » les médecins et les patients.

« Nous ne pouvons plus supporter l’injustice, en payer le prix et porter ainsi préjudice à notre santé et à celle de nos patients », a-t-elle poursuivi.

La ministre de l’économie Orna Barbivai participe à une conférence à Modiin, le 26 mai 2022. (Crédit: Flash90)

Selon les médias israéliens, la ministre de l’Economie, Orna Barbivai, aurait répondu au nom du gouvernement que la question ne pourrait être résolue que par la prochaine Knesset, à l’issue des élections de novembre.

En octobre dernier, des milliers d’internes avaient démissionné pour manifester contre le principe des gardes de 26 heures.

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