Les Juifs britanniques votent pour May, mais l’ombre de Corbyn va t-elle planer ?
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Les Juifs britanniques votent pour May, mais l’ombre de Corbyn va t-elle planer ?

Une victoire du Labour serait un bouleversement similaire à la victoire électorale de Trump. Les sondages indiquent toutefois que la nation frappée par le Brexit pourrait réserver des surprises

Le chef du premier parti d'opposition britannique  Jeremy Corbyn (à gauche) s'exprimant durant un discours de campagne électorale en vue des législatives au centre de Londres le 26 mai 2017 et la Premier ministre britannique Theresa May prenant la parole lors du lancement du manifeste écossais à  Edinburgh le 19 mai 2017 (Crédit :  Daniel LEAL-OLIVAS et Dan Kitwood/AFP PHOTO)
Le chef du premier parti d'opposition britannique Jeremy Corbyn (à gauche) s'exprimant durant un discours de campagne électorale en vue des législatives au centre de Londres le 26 mai 2017 et la Premier ministre britannique Theresa May prenant la parole lors du lancement du manifeste écossais à Edinburgh le 19 mai 2017 (Crédit : Daniel LEAL-OLIVAS et Dan Kitwood/AFP PHOTO)

LONDRES — Lorsque Theresa May a mis en place des élections législatives anticipées, il semblait bien qu’elle avait tout à perdre. Au cours des six dernières semaines, elle semble avoir fait de son mieux pour précipiter ce résultat.

Des débats esquivés, un lancement de manifeste désastreux et une incapacité à expliquer pourquoi elle avait rompu une promesse plusieurs fois répétée de ne pas appeler à des élections anticipées ont contribué à faire chanceler la réputation de la Première ministre à maintenir une direction stable.

A seulement quelques jours du scrutin du 8 juin, le parti conservateur de May est en avance dans les sondages – même si certains estiment cette marge à seulement 3 % – et elle reste la favorite des bookmakers pour rester au 10, Downing Street après le décompte des votes.

Toutefois, alors que le Parti d’opposition du Labour réduit l’écart et qu’une projection faite par un institut de sondage indique que le pays pourrait bien se diriger vers un « parlement sans majorité », la décision de May d’organiser une élection apparaît dorénavant comme un pari plus important que ce qu’il semblait de prime abord.

Tandis que les résultats potentiels du leader de l’opposition du parti Jeremy Corbyn n’ont cessé de grimper depuis le début de la campagne (même s’ils partaient de très bas), un groupe d’électeurs lui reste résolument opposé : Les Juifs britanniques. Un sondage publié par le Jewish Chronicle montre que les Tories conservent une avance inattaquable de 64 points au sein de la communauté.

A 77 %, le soutien apporté par les Juifs aux conservateurs a gagné dix points par rapport aux élections législatives d’il y a deux ans. Le parti du Labour est passé pour sa part de 18 % à 13 % d’intentions de vote, indique l’enquête. Les démocrates libéraux ont vu leur appui chez les Juifs s’élever légèrement : s’ils récoltaient 5 % des intentions de suffrage lors du dernier scrutin dans le pays, il est à 7 % aujourd’hui.

(Gauche à droite) Le leader des Démocrates libéraux Tim Farron, le chef du Labour Jeremy Corbyn, la coprésidente du parti des verts Caroline Lucas, le dirigeant de Plaid Cymru Leanne Wood, la ministre du Département de l'Intérieur Amber Rudd, le chef de l'UKIP Paul Nuttall et le vice-président du SNP Angus Robertson lors du débat élctoral de la BBC, le 31 mai 2017 (Crédit : Stefan Rousseau/Pool/AFP Photo )
(Gauche à droite) Le leader des Démocrates libéraux Tim Farron, le chef du Labour Jeremy Corbyn, la coprésidente du parti des verts Caroline Lucas, le dirigeant de Plaid Cymru Leanne Wood, la ministre du Département de l’Intérieur Amber Rudd, le chef de l’UKIP Paul Nuttall et le vice-président du SNP Angus Robertson lors du débat élctoral de la BBC, le 31 mai 2017 (Crédit : Stefan Rousseau/Pool/AFP Photo )

Selon des recherches effectuées par l’Institut de recherche de politique publique juive, le « vote juif » a légèrement penché pour les conservateurs lorsque David Cameron l’a emporté en 2010 – il avait significativement baissé sous Tony Blair – mais le soutien pour les conservateurs a vraiment pris de l’ampleur au cours des sept dernières années.

Que les Juifs aient paru rejeter le Labour en grand nombre lorsque le reste du pays semblait lentement accorder à nouveau ses faveurs au parti après une défaite désastreuse en 2015 n’a rien de surprenant, et est souligné par d’autres conclusions exposées dans le sondage réalisé par le Chronicle.

Au cours des 18 derniers mois, le Labour a dû affronter une série d’accusations d’antisémitisme sans précédent, un grand nombre d’entre elles impliquant des partisans de Corbyn. Ce scandale continu n’est pas passé inaperçu et les Juifs jugent dorénavant que c’est le Labour qui présente les plus gros problèmes en termes d’antisémitisme parmi les quatre formations politiques principales du pays.

Il a été demandé aux électeurs juifs de placer chacun des partis sur une échelle de un à cinq, le 1 représentant de « faibles taux d’antisémitisme parmi les membres du parti et les représentants élus » et le 5 un « haut niveau ». Le Labour a obtenu la plus forte note, à 3,94. Les conservateurs ne sont qu’à 1,96.

L’imperméabilité de la communauté à l’appel de Corbyn se retrouve dans le manque de soutien apporté par les jeunes juifs au parti Travailliste. Tandis que la formation, au niveau national, a une avance à deux chiffres sur les Tories parmi l’électorat de 18 à 34 ans, il ne remporte le soutien que de 23 % des Juifs dans cette tranche d’âge. Parmi les Juifs de plus de 55 ans – là où le soutien pour les conservateurs parmi tous les électeurs est le plus élevé – le Labour ne récolte que 9 %.

Un juif ultra-orthodoxe devant la synagogue Ahavas Torah, à Stamford Hill, dans le nord de Londres, le 22 mars 2015. Illustration. (Crédit : Niklas Halle'n/AFP)
Un juif ultra-orthodoxe devant la synagogue Ahavas Torah, à Stamford Hill, dans le nord de Londres, le 22 mars 2015. Illustration. (Crédit : Niklas Halle’n/AFP)

Le sondage indique également que le soutien en faveur des Travaillistes parmi les Juifs est légèrement plus élevé à Manchester, dans le nord-ouest du pays, qu’à Londres. Manchester et Londres semblent se préparer à rester farouchement dans les rangs du Labour la semaine prochaine.

Toutefois, le manque d’appui au parti travailliste parmi les Juifs pourrait avoir un coût élevé pour un certain nombre de sièges marginaux de la capitale – comme celui de Finchley et de Golders Green, de Hendon, de Brent Central, de Harrow East, de Harrow West, d’Ilford North, de Hornsey et de Wood Green, de Hampstead et de Kilburn — qui ont un vote juif assez conséquent.

Critique de longue haleine d’Israël et militant pro-palestinien ayant eu le malheur de frayer avec une drôle de bande composée à la fois de négationnistes de l’Holocauste et d’antisémites, le chef du Labour est peut-être devenu particulièrement célèbre dans les cercles Juifs pour avoir qualifié « d’amis » le Hamas et le Hezbollah.

Le Labour doit se saisir de ces sièges s’il veut avoir une chance de former un gouvernement. Alors que les projections, cette semaine, suggèrent qu’un grand nombre d’entre eux resteront sur le fil du rasoir – Un pile ou face est attendu à Hendon, Finchley, Golders Green et Harrow East seront probablement conservateurs, Harrow West potentiellement travailliste tandis qu’Ilford North semble pencher vers le Labour – les votes Juifs pourraient faire la différence entre la défaite et la victoire pour plusieurs candidats travaillistes.

La majorité des Juifs avaient pris leur décision au sujet de Corbyn bien avant le début de la campagne.

Critique de longue haleine d’Israël et militant pro-palestinien qui a eu le malheur de frayer avec une drôle de bande composée à la fois de négationnistes de l’Holocauste et d’antisémites, le chef du Labour est, peut-être, devenu célèbre dans les cercles Juifs pour avoir qualifié « d’amis » le Hamas et le Hezbollah.

Malheureusement pour son parti, de nouvelles révélations faites pendant la campagne seront venues renforcer un grand nombre de ces perceptions. La semaine dernière, le leader du parti travailliste a été contraint de nier qu’il avait participé à un dépôt de gerbe sur la tombe d’un individu impliqué dans le massacre de Munich.

Mais l’excuse avancée par Corbyn – à savoir qu’il avait simplement participé à un événement plus important marquant le bombardement par Israël en 1985 du quartier-général de l’OLP à Tunis, en réponse au meurtre de 15 civils israéliens dans des attentats terroristes palestiniens, a plutôt démontré la raison pour laquelle de si nombreux Juifs n’ont pas confiance en lui.

Cette histoire a été rapidement suivie par la diffusion d’une interview publiée en 2010 dans laquelle Corbyn qualifiait le Hamas de « sérieux, travaillant dur et… pas corrompu ».

Corbyn : Des parallèles avec Trump ?

Une victoire du Labour la semaine prochaine représenterait le même genre de bouleversement inattendu que lors de l’élection de Donald Trump au mois de novembre dernier. Toutefois, tandis que l’un d’eux est issu de la droite dure et l’autre de l’extrême-gauche, certains parallèles entre les deux hommes peuvent être établis.

Les deux sont des outsiders politiques – jusqu’à son élection en 2015, Corbyn avait passé trois décennies sur le banc de touche, se rebellant fréquemment contre la discipline du parti travailliste – et il aura défié l’establishment politique jusqu’à remporter le leadership de la formation.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à droite, à l'aéroport international Ben Gurion avant le départ de Trump, le 23 mai 2017. (Crédit : Koby Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à gauche, et le président américain Donald Trump, à droite, à l’aéroport international Ben Gurion avant le départ de Trump, le 23 mai 2017. (Crédit : Koby Gideon/GPO)

Les deux ont constamment été sous-évalués par leurs opposants et se délectent d’attaquer les « médias mainstream ».

Et Trump comme Corbyn ont gagné leur aura politique avec un message de campagne « nous contre eux », fortement populiste, créé pour exploiter les anxiétés profondément ancrées. La victoire de Trump a été alimentée en attirant les électeurs blancs issus de la classe ouvrière vieillissante et les espoirs de Corbyn reposent sur un sursaut de soutien parmi les jeunes en proie au désenchantement et qui, souvent, rechignent à se rendre aux urnes.

Tout comme l’élection de Trump avait causé un grand malaise au sein des Juifs américains – 70 % d’entre eux avaient voté pour Hillary Clinton — une victoire de Corbyn pourrait avoir le même effet parmi les Juifs du Royaume-Uni. Les raisons ne sont pas difficiles à discerner. Les deux hommes combinent des condamnations mécaniques de l’antisémitisme et cette perception qu’ils se montrent tous les deux bien trop tolérants envers l’antisémitisme rampant parmi leurs partisans.

Joe Biggs, animateur de radio célèbre de 'l'alt-right' (à droite) dans l'atrium du Trump International Hotel à Washington (Crédit : Eric Cortellessa/The Times of Israel)
Joe Biggs, animateur de radio célèbre de ‘l’alt-right’ (à droite) dans l’atrium du Trump International Hotel à Washington (Crédit : Eric Cortellessa/The Times of Israel)

Les références de Trump aux liens juifs qu’il a dans sa famille trouvent un écho dans les propos de Corbyn – souvent répétées – concernant l’implication de sa mère lors de manifestations contre les « chemises noires » d’Oswald Mosley dans les années 1930.

Et pourtant, les violences antisémites à l’égard de la journaliste Emma Barnett de la BBC, cette semaine, suite à son agressive interview de Corbyn (propos condamnées par le leader du parti travailliste) ressemblait étrangement à la manière dont les partisans de Trump ciblaient les journalistes juifs qui leur déplaisaient.

Corbyn comme Trump ont également laissé rentrer dans leurs cercles individuels proches des personnalités qui, selon les Juifs, n’auraient dû en aucun cas se trouver à proximité des centres de pouvoir.

Trump a fait venir des conseillers d’extrême-droite, comme Steve Bannon et Sebastian Gorka, à la Maison Blanche et Corbyn à Downing Street signifierait l’entrée de conseillers de gauche emblématiques, comme le directeur de la stratégie et des communications du chef du parti travailliste, Seamus Milnes.

‘Ce n’est pas du terrorisme que de répondre à une attaque’

Milnes, ancien journaliste au sein du journal Guardian, plutôt à gauche de l’échiquier politique, est un critique de longue date d’Israël. Ayant, semble-t-il, qualifié la fondation de l’état juif de « crime » en 2009, Milne a également été accusé de faire l’apologie du terrorisme. « Ce n’est pas du terrorisme que de répondre à une attaque », a-t-il ainsi expliqué en 2016, commentant les attentats du Hamas contre Israël. « Le terrorisme, c’est le meurtre des citoyens par Israël à l’échelle industrielle ».

Une victoire de Corbyn provoquerait également un refroidissement immédiat des relations avec Israël. Le programme du Labour est plus équilibré sur le sujet que de nombreuses personnes ne l’avaient craint : à côté d’une dénonciation des constructions d’implantations, le parti soutient une solution à deux états, ne cède pas de terrain face au mouvement BDS et condamne les attentats à la roquette et terroristes palestiniens.

Toutefois, le parti s’est aussi engagé à reconnaître immédiatement un état palestinien (une politique adoptée par le prédécesseur juif de Corbyn, Ed Miliband) et, à partir de ses références superficielles concernant la fin du « blocus » contre Gaza, il semble peu prendre en considération les besoins sécuritaires d’Israël ou la raison pour laquelle l’état juif a mis en place cette mesure.

Le leader de l'opposition, Ed Miliband, à l'Université hébraïque de Jérusalem le 10 avril 2014 (Crédit : Université hébraïque)
Le leader de l’opposition, Ed Miliband, à l’Université hébraïque de Jérusalem le 10 avril 2014 (Crédit : Université hébraïque)

De plus, les critiques de Corbyn soulignent que l’importance accordée au conflit israélo-palestinien – qui bénéficie de presque 100 mots contre 40 mots à peine pour la Syrie – indique la fixation continue de la gauche sur l’état juif.

De manière rhétorique, un gouvernement de Corbyn n’aura que peu de paroles aimables à l’égard d’Israël –
un sombre nuage planera sur les fêtes britanniques du centenaire de la déclaration Balfour, prévues cet automne – mais il faut parier qu’il aboiera bien plus qu’il ne mordra.

Un gouvernement de Corbyn n’aura que peu de paroles aimables à l’égard d’Israël

Alors que le Royaume-Uni va quitter l’Union européenne, il y aura peu de temps et peu d’occasions pour Corbyn de rejoindre les rangs des autres pays européens qui souhaitent adopter une ligne plus dure envers Israël.

Enlisé dans les négociations sur le Brexit, ne vous attendez donc pas à ce qu’un « Premier ministre Corbyn » aille loin dans ses précédentes promesses de suspension de l’Accord commercial passé entre l’UE et l’état juif.

L’ascension de Corbyn impacte les affiliations partisanes des Juifs britanniques

Plus probablement, malgré tout, ce sera May – peut-être pas avec la majorité à trois chiffres à laquelle elle s’attendait – qui se rendra aux sommets de l’UE au cours des deux années durant lesquelles le Royaume-Uni appartiendra encore à l’Union européenne. Toutefois, la hausse du score du Labour dans les sondages pourrait – si elle se soutient le jour de l’élection – encore avoir un impact profond sur la relation entretenue par le parti avec la communauté juive.

Theresa May, Première ministre britannique, au dernier jour de la conférence annuelle du Parti conservateur à Birmingham, dans le centre de l'Angleterre, le 5 octobre 2016. (Crédit : Paul Ellis/AFP)
Theresa May, Première ministre britannique, au dernier jour de la conférence annuelle du Parti conservateur à Birmingham, dans le centre de l’Angleterre, le 5 octobre 2016. (Crédit : Paul Ellis/AFP)

Corbyn et son cercle d’alliés de la ligne dure ont maintenu une poignée tenace sur le pouvoir au sein du parti depuis son élection au poste de leader. L’année dernière, il a bravé une motion de censure de ses parlementaires et remporté un âpre combat pour sa réélection par les membres du Labour au mois de septembre.

Quand les élections législatives ont été mentionnées, de nombreux modérés du parti ont vu les avantages du raz-de-marée attendu de May : une défaite écrasante qui sanctionnerait les membres du parti et obligerait Corbyn à se retirer. Les conseillers du chef du parti travailliste ont depuis longtemps supposé qu’il restera si le parti parvient à dépasser la barre des 30 % de votes, le score remporté il y a deux ans par Miliband.

Si, comme les sondages le prédisent, le Labour franchit effectivement ce palier, Corbyn réclamera le droit à rester. Même dans la défaite, une course plus rapprochée que prévu lui permettrait de suggérer que, deux ans à peine après avoir été élu à la barre de la formation, il a gagné la légitimité de continuer à « reconstruire » le parti.

Le président du Labour, Jeremy Corbyn, devant son domicile à Londres, le 29 avril 2016. (Crédit : AFP/ LEON NEAL)
Le président du Labour, Jeremy Corbyn, devant son domicile à Londres, le 29 avril 2016. (Crédit : AFP/ LEON NEAL)

Un tel scénario – avec l’autorité personnelle de Corbyn renforcée et l’affirmation d’un mandat populaire pour son ordre du jour d’extrême-gauche – conduirait les Juifs et le parti travailliste à encore davantage de séparations. Les propos des parlementaires modérés verrouillant le Labour pour fonder un nouveau parti pourrait aussi s’accélérer.

Si toutefois le vide entre les deux partis s’agrandit encore, les électeurs effrayés par l’installation de Corbyn à Downing Street — certains sondages continuent d’annoncer les Tories avec une avance imposante à deux chiffres – le chef du Labour pourrait bien se retrouver sans emploi après le jour des élections.

La majorité de ses successeurs probables, comme l’ancienne ministre modérée du Cabinet Yvette Cooper ou le favori des Blairistes, le jeune et télégénique Chuka Umunna, considéreront la reconstruction des liens avec la communauté juive comme une manière symbolique de tirer un trait sur l’ère Corbyn.

Le chef du Labour et ses proches de l’extrême-gauche absents, ils pourraient bien trouver une porte ouverte. Plus de la moitié des Juifs ont suggéré dans le sondage de cette semaine qu’ils voteraient probablement pour le parti s’il était dirigé par un autre que Corbyn.

L’avenir de la relation rompue entre le parti travailliste et les Juifs britanniques pourrait donc figurer parmi les nombreuses questions que décideront les élections de la semaine prochaine.

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